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    Economie

    Plan de tabaculture: Le détail

    Par L'Economiste | Edition N°:2417 Le 07/12/2006 | Partager

    . Le Maroc exportateur de tabac d’Orient en 2010. Chefchaouen et Ouazzane retenues pour la culture de tabac . Assurer la reconversion du brun vers le blondLE plan de développement de la culture du tabac au Maroc va être présenté, lundi prochain, à la presse. Un communiqué de la Régie des Tabacs indique que le secteur connaît d’importantes mutations qui sont liées à la chute de la demande sur les cigarettes brunes et aussi à la suppression de l’obligation légale à tout fabricant installé au Maroc d’incorporer 20% de tabac local dans la fabrication de ses produits. C’est ce qui a sérieusement affecté la tabaculture marocaine. En partenariat avec le ministère de l’Agriculture, du Développement rural et des Pêches maritimes, la Régie des Tabacs a donc élaboré ce plan. Ce dernier comprend deux volets principaux. D’abord, assurer l’amélioration des performances des variétés de tabac blond cultivées au Maroc. Il s’agit des tabacs Burley et Virginie. Et ensuite, introduire et développer une nouvelle variété de tabac blond, en l’occurrence le tabac d’Orient. C’est donc une profonde reconversion de la culture vers les tabacs blonds.Selon une source du département de l’Agriculture, le plan de développement qui couvre la période 2005-2010 entre dans sa phase opérationnelle. Il doit permettre au Maroc de devenir exportateur de tabacs. La Régie qui a initié et pilote ce plan d’action entend mettre en œuvre tous les moyens pour en assurer le succès. Déjà une assistance technique a été mise en place pour l’amélioration de la qualité des productions.Concrétement, la Régie des Tabacs envisage de produire jusqu’à 1.400 tonnes de tabac Burley par an à partir de 2010. En 2005, il n’a été produit de cette variété que 880 tonnes. Soit donc une nette augmentation des productions de 60%. En outre, les superficies cultivées seront graduellement augmentées et passeront de 552 hectares actuellement à 800 dès 2008. La culture de la Burley sera assurée par plus de 330 planteurs qui créeront à leur tour des emplois pour les besoins d’exploitation des plantations. En ce qui concerne la variété Virginie, le plan prévoit, à l’horizon 2010, une production de 350 tonnes par an. Soit donc une augmentation de 40% par rapport à 2005.Cependant, le plus gros du plan de développement concerne l’introduction et le développement de la culture du tabac d’Orient. Une variété jusque-là «ignorée» par les producteurs marocains. Des essais chez des planteurs de la région d’Ouazzane ont été effectués en 2005, indique-t-on auprès du ministère de l’Agriculture. Ils ont été positifs. Convaincus qu’il y a là un potentiel concret dans cette région et également au niveau de celle de Chefchaouen, département de l’Agriculture et Régie des Tabacs ont entamé, dès la fin 2005, des campagnes d’information et de communication auprès des planteurs. L’objectif est de porter la production de tabac d’Orient d’à peine 10 tonnes actuellement à 750 en 2010. C’est la Régie qui en sera l’acquéreur. Cette demande permettra par conséquent la création d’activité pour plus de 2.200 exploitations. Elle génèrera, en outre, 15.000 emplois.La Régie des Tabacs a pour objectif de parvenir au plus tôt à une tabaculture productrice de 5.750 tonnes de la variété Orient par an. Altadis envisage aussi d’accroître ses achats pour les porter à 1.250 tonnes par an. Le reste de la production projetée, soit 4.500 tonnes, sera écoulé sur les marchés internationaux. «Le Maroc peut, grâce à ce plan, devenir exportateur de tabac d’Orient au même titre que la Grèce et la Turquie», assure-t-on auprès du département de l’Agriculture. L’opération sera assurée par la Régie des Tabacs et permettra au Maroc, dès que la quantité exportée dépassera les 5.000 tonnes, de figurer parmi les producteurs de tabac d’Orient reconnus au niveau international. Mieux encore, le potentiel généré par l’opportunité d’une production de 5.000 tonnes de tabac d’Orient destinée à l’exportation va assurer des revenus pour 90.000 personnes qui travailleront dans 12.800 plantations, indique-t-on. La superficie de ces dernières atteindra alors 5.880 hectares.Les projections du plan de développement vont encore plus loin. En effet, dans un scénario plus élaboré, les prévisions de production, calculées sur la base des achats d’Altadis associés à l’export, estiment que cette demande permettra la création d’activité pour 15.000 exploitations et assurera des revenus pour 100.000 personnes. Les superficies cultivées en tabac d’Orient s’élèveront alors à 6.765 hectares d’ici 2010.Pour atteindre ces objectifs, la Régie des Tabacs-Groupe Altadis compte déployer d’importants moyens humains, techniques et matériels. Aussi, un plan de financements des campagnes est mis en place pour les planteurs du tabac d’Orient. Une précision cependant: n’en bénéficieront a priori que ceux qui produisent pour les besoins d’Altadis. Ainsi, la Régie des Tabacs a mobilisé dès cette année 546.000 DH pour le financement de la production qui lui est destinée dont 400.000 DH sous forme d’avances sur récoltes. En 2010, le montant global de ce financement atteindra 3,820 millions de DH. En intégrant l’export, ce financement montera à près de 30 millions de DH. Le côté formation ne sera pas en reste. Des sessions de formation et de perfectionnement seront organisées pour les techniciens de la Régie appelés à accompagner l’introduction et le développement de la culture du tabac d’Orient. Enfin, reste à signaler que la Régie a initié un plan d’actions pour notamment améliorer les techniques de production, renforcer l’encadrement des planteurs et suivre leur reconversion du brun vers le blond, principalement la variété Burley, dans la région d’Al Hajeb.Jihad RIZK

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