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    Economie

    Plan 1996/2000 : Les grandes orientations sont prêtes

    Par L'Economiste | Edition N°:221 Le 14/03/1996 | Partager

    Les discussions se poursuivent avec les différents ministères pour l'approbation de la note d'orientation qui doit servir de base au plan 1996/2000: plus de 50 pages pour définir les grandes orientations stratégiques et dresser les perspectives de croissance.


    La nécessité de la planification fait le consensus. Cependant, il reste à mettre en place les bases et les orientations du plan à venir. Le projet de note d'orientation qui doit servir de point de départ est prêt. Elaboré en novembre par le Ministère de la Population, le projet de note d'orientation pour le plan quinquennal 1996/2000 est soumis depuis près de 3 mois aux différents départements ministériels pour amendements et approbation. L'objectif au départ était d'intégrer les grandes orientations du plan à la Loi de Finances 1996/1997. Mais, compte tenu de l'état d'avancement du calendrier, cela ne sera pas possible.
    Le projet de note d'orientation comporte trois parties.
    La première est une analyse des principales performances de l'économie durant cette dernière décennie, mais aussi de ses insuffisances.
    La deuxième partie propose les principaux axes de la stratégie de développement économique et social à moyen terme, ainsi qu'un ensemble de mesures que les commissions de planification auront à approfondir et compléter.

    La troisième partie donne une première esquisse des perspectives de croissance de l'économie nationale pour la période 1996-2000.
    La mise en application des mesures et réformes préconisées par le plan devrait contribuer "à une amélioration sensible de la croissance et des équilibres fondamentaux de l'économie".
    La stratégie de développement économique et social à moyen terme est axée sur cinq options fondamentales: la promotion du secteur privé, le développement des exportations, le maintien des équilibres fondamentaux, la mise en oeuvre d'une véritable politique sociale et le développement rural intégré. Ces options s'imposent pour la relance de l'économie. Elles supposent également que l'Etat se désengage des activités économiques où le secteur privé peut être concurrentiel.

    Nouveau rôle de l'Etat

    Ainsi, l'Etat voit son rôle recentré sur les missions essentielles: prévision économique, programmation et évaluation des politiques et projets, définition du cadre légal de l'économie de marché, création de l'environnement favorable à l'entreprise, réalisation des infrastructures et services de base nécessaires à la promotion du monde rural et au développement du secteur privé.
    Ce nouveau rôle de l'Etat se trouve "évidemment" conditionné par "une administration performante et une justice adaptée aux nouvelles exigences du développement". Il implique la mise en place d'une planification avec une approche organisatrice. "Cette planification visera la coordination des actions des différents acteurs économiques à différents niveaux, tant national, régional que sectoriel, sachant que leur rôle s'accroît en tant qu'acteurs du développement économique et social".

    Souplesse et rigueur

    Le processus de planification doit prendre en considération deux impératifs: la flexibilité et la rigueur. La souplesse s'impose pour des raisons d'adaptation du plan à la conjoncture intérieure et extérieure. La rigueur est en revanche nécessaire comme préalable "à la concrétisation et à l'aboutissement des actions et réformes nécessaires pour la réalisation des objectifs fixés".
    La démarche stratégique sur laquelle s'appuierait cette planification tiendrait compte de plusieurs éléments. Il s'agit:
    "- d'une vision globale à long et moyen termes;
    - des voies et moyens à même d'assurer la concrétisation des objectifs stratégiques, dont notamment les aspects relatifs aux mesures de restructuration, ainsi que les programmes d'investissement, qui doivent être caractérisés par une plus grande flexibilité;
    - des activités continues d'évaluation et de réajustement".
    Pour l'élaboration du prochain plan, les travaux devront se dérouler dans le cadre de commissions, dans la concertation et avec une contribution effective des ministères.
    Il est prévu au total une dizaine de commissions au niveau national, auxquelles devront se joindre des commissions régionales et locales.
    Leurs travaux devront déboucher sur l'approfondissement de la stratégie de développement et la définition d'un programme d'action quinquennal, portant sur trois volets essentiels.
    Le premier concerne la politique économique et sociale à adopter au cours du prochain quinquennat.
    Le second vise les réformes et mesures à engager. Des études sur leur impact doivent être menées au préalable, sinon programmées, pour faire partie intégrante du programme d'action du plan 1996-2000.
    Le troisième volet porte sur la proposition de "programmes intégrés" qui devraient constituer "un noyau dur" de l'investissement public.

    Fatima MOSSADEQ


    Les perspectives économiques et financières


    "La mise en application des mesures définies dans le cadre du plan devrait contribuer à une amélioration sensible de la croissance économique".
    · Le taux de croissance du PIB devrait être de 6,1% par an sur la période 1996/2000, selon les prévisions tenant compte d'années agricoles moyennes. Le taux de croissance prévu par secteur est de 12,4% pour le primaire, 5,2% pour le secondaire et 5,3% pour le tertiaire. Ces taux supposent évidemment une relance de l'investissement grâce à une dynamisation du secteur privé.
    · Le taux d'investissement par rapport au PIB passerait de 22% en 1996 à 24,8% en 2000.
    · Le taux de chômage urbain devrait se situer à 14,9% en l'an 2000 contre 16% en 1994.
    · L'épargne devrait atteindre 23,2% du PIB contre 18,5% en 1995.
    Elle serait stimulée avec comme objectif le financement des investissements.
    · Le désengagement de l'Etat devrait se traduire par une réduction des subventions à certaines entreprises publiques et par une baisse des dépenses d'équipement du Trésor. La contribution du Trésor sera limitée à 4,3% du PIB en 2000 contre 5,9% en 1995.
    La part des collectivités locales se stabiliserait à 2,2%. En revanche, la contribution des entreprises et des ménages devrait passer de 13,9% en 1995 à 18,3% en l'an 2000.
    En outre, des mesures d'économie seraient appliquées dès 1996 pour permettre de limiter l'expansion des dépenses courantes de fonctionnement de l'Administration.

    · Le déficit global du Trésor baisserait de moins 3,1% en 1994 à moins 0,2% par rapport au PIB en l'an 2000.
    · Le déficit de la balance des paiements courants se situerait à moins 1,6% du PIB à l'horizon 2000 contre moins 2,2% en 1994.
    · L'expansion de la valeur des exportations de marchandises se fera au taux annuel de 10,1% au cours de la période 1996-2000, face à un développement des importations limité à 7,6% en valeur et 4,8% en volume.
    · La relance du tourisme entraînera une progression de 8,4% des recettes des services.
    · L'évolution très modérée des transferts RME (3,4% en valeur).
    · Le taux d'endettement devrait continuer à baisser pour atteindre moins de 46% par rapport au PIB en l'an 2000.
    L'objectif visé est de maintenir les réserves en devises au niveau moyen de 6 mois et demi d'importations, au cours de cette période 1996-2000.

    Fatima MOSSADAQ.

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