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Affaires

Petites capitalisations en Bourse
Evolution contrastée durant le premier semestre

Par L'Economiste | Edition N°:2327 Le 26/07/2006 | Partager

. Plus de transparence pour attirer les investisseurs. Le champ est ouvert pour de nouvelles recrues Evoluant souvent à l’ombre des grands flux boursiers, les petites capitalisations ne sont pas d’une grande contribution dans l’évolution des indices. Elles n’arrivent pas à réaliser les volumes requis pour influencer les cours en raison de leur flottant souvent très réduit. Pourtant, ces titres sont à l’origine de variations remarquables des cours liées souvent aux opérations de spéculations. Cette tendance n’est tout de même pas une règle. Elle dépend de la tendance du marché et des «rumeurs» qui circulent autour de ces valeurs. Cela dit, cette logique spéculative n’est pas nocive pour le marché. Elle fait partie des «pratiques» communément admises non seulement au Maroc, mais dans toutes les places internationales. A quelques différences près, le comportement des small caps (petites capitalisations) en Bourse a pratiquement suivi la même tendance depuis le début de l’année. Elles ont démarré sur les chapeaux de roue en réalisant des évolutions spectaculaires de cours dans des volumes singuliers par rapport à leurs performances moyennes. Des titres comme LGMC ou Rebab Company ont carrément réussi à doubler leur cours au terme des cinq premiers mois. Les volumes réalisés ont atteint des pics de 5,7 millions de DH en une séance pour Dari ou 9,6 millions pour SCE. Encore faut-il souligner que ces niveaux de chiffre d’affaires n’étaient pas réguliers. Les PME de la Bourse n’arrivait pas à animer plusieurs séances d’affilées avec les mêmes niveaux de volume.Cette évolution en dents de scie témoigne de la logique spéculative dans laquelle évoluent ces valeurs. Les transactions y afférents sont généralement opérées par un nombre réduit d’investisseurs pour garder un tour de table renfermé, selon des analystes. Mais cette réalité a vraisemblablement changé grâce à la dynamique de croissance initiée au premier trimestre. Les performances réalisées résultent du besoin de diversification de portefeuille exprimée par des investisseurs dans la foulée de frénésie des cours au début de l’année, selon des analystes. Ajouter à cela les informations et les «rumeurs» positives qui ont rendu ces valeurs plus attractives. D’autant plus que plusieurs d’entre elles étaient sous-pondérées par rapport à leur valorisation réelle. Cette tendance leur a permis, selon des analystes, de retrouver des niveaux de cours correspondant à leurs fondamentaux. Mais cette croissance s’est rapidement estompée au terme du premier trimestre. Si les cours de certaines small caps ont maintenu leur niveau en avril et mai, les volumes sont repartis en chute libre retrouvant des niveaux similaires à la «norme». Les petites capitalisations ont, ensuite, subi de plein fouet la correction essuyée par le marché à compter de mai dernier. A l’exception de quelques-unes, leurs cours ont retrouvé des niveaux similaires, voire inférieurs à ceux du début de l’année. Les volumes n’ont pas dépassé des dizaines de milliers de DH lors des quelques séances où ces valeurs ont traité. Rebab Company a, par exemple, perdu 45% par rapport au pic réalisé début mai clôturant à 436 DH seulement le 21 juillet. En dépit de ce retournement de tendance, les petites capitalisations ont largement profité de la frénésie boursière. Des analystes jugent qu’elles ont acquis plus de confiance sur le marché. Cela permettrait d’accroître leur liquidité et les sortir du cercle fermé où elles évoluent.Pour cela, les dirigeants des PME de la Bourse devraient montrer aux opérateurs de la place leur volonté de percer sur le marché. La réalisation de cet objectif passe par une politique claire de distribution de dividendes et des business-plans bien élaborés, selon des analystes. Ils ont également tout intérêt à soigner leurs politiques de communication et de jouer davantage sur la transparence. Ces actions auront certainement un écho positif sur le marché. D’autant plus que les investisseurs de la place perçoivent bien les small caps. Leurs prix relativement abordables encouragent les particuliers à y investir. Les institutionnels les considèrent comme des «valeurs exotiques» servant à diversifier le portefeuille. Le placement dans les petites capitalisations n’est pas nécessairement limité à la spéculation. Elles peuvent être placées en fonds de portefeuille si elles présentent les arguments nécessaires. Tout dépend de l’objectif et de l’horizon d’investissement. Les liquidités abondantes sur le marché offrent d’ailleurs des opportunités très intéressantes pour ces valeurs. En dépit des nouvelles introductions intervenues cette année, les small caps seront des débouchés d’investissement intéressants si elles le veulent. Le marché est demandeur de nouvelles recrues, quelle que soit leur taille, pour éponger ses surliquidités. Certains analystes préfèrent que la cote soit représentative du tissu économique national en intégrant davantage de PME plutôt que de limiter l’essentiel des transactions aux blue chips.


L’origine de la correction

Quelle a été l’origine de la correction initiée en Bourse en mai dernier?Selon des analystes, la progression spéctaculaire des cours en début de année a provoqué une ruée vers l’investissement boursier, largement avantageux par rapport aux autres débouchés de placement. Les particuliers se sont, donc, précipités pour acheter des parts d’OPCVM. Ainsi, les sociétés de gestion se sont retrouvées avec des sommes importantes à placer. Les gestionnaires de portefeuille devaient donc tirer les cours vers le haut pour placer ces liquidités tout en veillant à l’équilibre de leurs portefeuilles. Les autres opérateurs ont suivi la tendance, provoquant ainsi un mouvement de hausse collectif. Cette opération s’est d’ailleurs poursuivie jusqu’à ce que la progression des cours atteigne des niveaux alarmants. Les «market maker» ont donc initié la correction pour ramener le marché à ses fondamentaux. Nouaim SQALLI

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