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    Politique

    Où sont les programmes?

    Par L'Economiste | Edition N°:2767 Le 30/04/2008 | Partager

    . Quelle responsabilité vis-à-vis de l’entreprise?«Droits syndicaux et exercice des libertés au Maroc nécessitent la mise en place de nouveaux rapports entre les partenaires sociaux», estime un politologue. Des rapports qui, selon lui, devraient être « fondés sur le partenariat et le dialogue réels, pour garantir un climat social stable et assurer les conditions du décollage économique et le développement durable souhaité». Soit. Mais un constat s’impose cependant: Pour être des partenaires fiables, les syndicats doivent d’abord remplir leur rôle d’encadrement. Il a été établi au cours des trois dernières décennies que le militantisme syndical n’est plus à concevoir exclusivement en termes de revendications salariales, de mouvements de grève ou encore de manifestations dans la rue. De l’avis de nombreux observateurs, ce phénomène prédominait au milieu des années 1970, quand les partis politiques, particulièrement ceux qui étaient dans l’opposition, utilisaient leurs «branches» syndicales pour faire pression sur le pouvoir. A travers leurs syndicats, ils pouvaient mobiliser des masses de travailleurs pour bloquer la machine économique. «Une arme efficace pour faire valoir des positions purement politiques», constate un politologue. L’absence de programmes efficients, tendant à faire prendre conscience aux travailleurs de leur responsabilités vis-à-vis de leurs entreprises, ne fait qu’accentuer la politisation des syndicats. Or, aujourd’hui, «il y a urgence à faire face à une concurrence acharnée imposée par la mondialisation qu’accompagne un progrès technologique et scientifique qui nous impose un effort pour la mise à niveau tant des entreprises que des ressources humaines dans notre pays», souligne Abderrahman Azzouzi. L’effort en question est attendu aussi bien du côté du patronat que de celui des salariés censés être encadrés par les syndicats. Seulement, les dirigeants syndicaux «préfèrent plutôt se servir de leurs centrales, comme d’un tremplin, pour investir le champ politique ». Bien sûr, sans lâcher les commandes de la direction du syndicat dont ils sont les véritables patrons. Il est intéressant de remarquer ici que, le plus souvent, ce sont les syndicalistes qui se transforment en hommes politiques et rarement le contraire. Les cas sont légion: Mahjoub Benseddik, Abderrazak Afilal, Hamid Chabat, Noubir Amaoui…Intéressant également de constater l’absence d’une stratégie d’encadrement dans les statuts des syndicats. Ces derniers sont beaucoup plus des «cahiers revendicatifs» remis à jour chaque année à l’approche du 1er mai. Les réunions avec les bases ont toujours la connotation syndicale revendicative vue du seul côté des salariés. «Certes, c’est la mission première d’un syndicat, mais il (le syndicat) ne doit pas non plus oublier sa responsabilité vis-à-vis de l’entreprise qui emploie ses adhérents», estime un jeune syndicaliste. «Nous discutons rarement avec la «hiérarchie» et nous ne sommes consultés, et encore, que lorsqu’il s’agit de décider d’un mot d’ordre de grève; on ne parle jamais de formation, ou de la situation de l’entreprise, ou encore, de comment en améliorer la compétitivité», regrette-t-il.


    Faible syndicalisation

    La syndicalisation a connu une diminution notable en valeur relative et absolue. Selon un leader syndical, le nombre de syndiqués au lendemain de l’indépendance était de 65.000 salariés. Soit environ 6% de la population totale à cette époque-la. Actuellement, le nombre d’adhérents aux syndicats ne dépasserait pas 500.000 salariés. Ce qui représente à peine un peu plus que 2% de la population. J.E. HERRADI

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