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    ONU: Une personne sur six n'a pas accès à l'eau potable

    Par L'Economiste | Edition N°:1729 Le 19/03/2004 | Partager

    . Un milliard d'individus sur les six que compte la planète privés de cette denréePrès de 1,1 milliard d'individus n'ont pas accès à l'eau potable dans le monde et 2,4 milliards vivent sans toilettes ni égouts, selon les chiffres publiés jeudi par Wash, une agence spécialisée des Nations unies, à l'occasion de la journée mondiale de l'eau le 22 mars. Près de 2,2 millions de personnes dans les pays pauvres, principalement des enfants, meurent chaque année de maladies dues au manque d'eau potable, de services d'assainissement adéquats et à une mauvaise hygiène. Chaque jour, 6.000 enfants meurent de diarrhées. Le simple geste de se laver les mains avec du savon et de l'eau peut réduire ce type de maladies d'un tiers. L'amélioration de la qualité de l'eau réduit les cas de diarrhées de 15 à 20%, l'utilisation de toilettes les réduit de 40%. La communauté internationale a pris l'engagement lors du Sommet du Millénaire (2000) de réduire d'ici à 2015 de moitié la proportion de personnes privées d'eau potable, un engagement qu'elle a étendu au Sommet de la Terre à Johannesburg (2002) aux populations sans assainissement (égouts et toilettes). Un “conseil de concertation pour l'approvisionnement en eau et l'assainissement” (Wash en anglais) a été mis en place en 1990 par les Nations unies pour rendre plus efficace l'action de la communauté internationale. Selon ce conseil, la Corée du Nord, l'Afghanistan, le Bangladesh, le Népal, l'Ethiopie, l'Inde, le Yemen, le Cambodge, le Burundi et l'Erythrée sont les dix pays où le niveau d'hygiène est le plus désastreux. Le classement se base sur les taux de malnutrition infantile dans chaque pays. Les diarrhées étant la cause principale de malnutrition infantile, le taux de malnutrition constitue un indicateur de l'hygiène des populations, estime Wash. En revanche, des milliards de dollars sont investis depuis 30 ans dans l'eau et l'assainissement pratiquement en pure perte dans les pays en voie de développement, selon le même rapport de l'ONU qui réclame un changement drastique de méthode. “De l'Inde à la Bolivie et du Kenya au Népal, on peut trouver les traces de dizaines de programmes aujourd'hui disparus, et qui n'ont produit qu'une infime partie des bienfaits escomptés”, relève le rapport. Principale cause d'échec: la nature des projets, généralement “des solutions toutes faites sous forme d'installation de matériel, sans participation des populations”. “Ce n'est pas uniquement une question de moyens”, met en garde Jan Pronk, président de Wash. L'agence estime que des moyens relativement modestes, de l'ordre de 30 milliards de dollars par an, bien utilisés, permettraient de réduire de moitié d'ici à 2015 la proportion d'individus privés d'accès à l'eau potable et d'assainissement, comme la communauté internationale s'y est engagée au Sommet de Johannesburg (2002). “Les pays et les organisations internationales ont tendance à privilégier les services à grande échelle et à gros budget, gérés de manière hiérarchique, orientés sur le matériel, faisant l'objet d'un suivi statistique et mis en oeuvre du sommet vers la base”, explique le rapport. Synthèse L'Economiste

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