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    Une «CIA européenne»?

    Par L'Economiste | Edition N°:1729 Le 19/03/2004 | Partager

    . La France et l'Allemagne s'y opposent. Quid d'Europol?Huit jours après les attentats de Madrid, les ministres de la Justice et de l'Intérieur de l'UE devront se pencher ce vendredi 19 mars à Bruxelles sur les moyens à même de renforcer la coopération antiterroriste, qui s'effectue davantage sur une base bilatérale qu'européenne.En tout cas, l'Autriche et la Belgique entendent remettre sur la table leur projet de “CIA européenne”: une agence européenne de renseignements pour mieux lutter contre les réseaux terroristes.Cette proposition faite pour la première fois lors du Conseil des ministres de la Justice et de l'Intérieur du 19 février dernier, a été complètement balayée.Mais cette idée a été remise sur le tapis, dès le 12 mars, par le Premier ministre belge, Guy Verhofstadt, qui a plaidé pour la création d'un “centre de renseignements de l'UE qui rassemblerait les différents services de renseignements, de sécurité et de police (y compris Europol)”En tout cas, la réunion de vendredi consacrée à la lutte antiterroriste va se focaliser, entre autres, sur cette proposition. En toute vraisemblance, cette suggestion serait déjà “mort-née”, relève un diplomate, en soulignant l'opposition des pays disposant de puissants services de renseignements, comme la France et l'Allemagne. “Il faut d'abord et avant tout renforcer la coopération des services existants... Tout le reste relève quand même encore d'une lointaine théorie”, a estimé le chancelier allemand Gerhard Schroeder. Pour la plupart des Etats membres, la mise en place d'une nouvelle structure est inutile. C'est au sein d'Europol, plutôt, qu'il faudrait renforcer le partage d'informations. “Il faut que les Etats membres reconnaissent le rôle d'Europol et lui fournissent les informations nécessaires pour lutter contre le terrorisme. Il règne pour l'instant une certaine culture du secret... qui s'est avérée très souvent contre-productive”, dénonce la Commission européenne. Dans un document sévère élaboré avant les attentats de Madrid, Javier Solana, Haut représentant de l'UE pour la politique étrangère, relève qu'«un certain nombre d'instruments existent déjà dans l'Union pour améliorer la coopération opérationnelle et la coordination, mais ils sont mal utilisés». Pour y remédier, Solana suggère la nomination d'un “Monsieur terrorisme”, expert de haut rang, pour assurer cette coordination. Une idée relayée par Bertie Ahern, président en exercice de l'UE. En outre, Dominique de Villepin, ministre français des Affaires étrangères, s'est prononcé, à son tour, pour la création d'un poste de coordinateur européen de la lutte anti-terroriste. Synthèse L'Economiste

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