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    Nokia tisse sa toile à partir du Maroc

    Par L'Economiste | Edition N°:2170 Le 13/12/2005 | Partager

    . Casablanca, un hub pour l’Afrique. Ouverture d’autres bureaux au MarocNouvelle étape pour le finlandais Nokia. Le constructeur de téléphonie mobile se dote d’un siège régional à Casablanca, qui a ouvert officiellement jeudi 8 décembre. «Cela souligne les grandes ambitions de la multinationale sur le continent africain, particulièrement en Afrique du Nord et de l’Ouest», explique Timo Toikkanen, vice-président clients et opérations Nokia Moyen-Orient et Afrique. Le management régional sera donc désormais basé au Maroc. L’initiative est importante aussi bien pour l’opérateur que pour le pays d’implantation. Pour le premier, il s’agit d’une nouvelle stratégie d’expansion dans une région jusqu’à présent non prioritaire. Le choix du Maroc n’est pas fortuit. Pour les responsables de la firme, «le Maroc a atteint une maturité suffisante pour devenir un des marchés les plus intéressants et les plus dynamiques de la région, et ce, grâce à la vision et aux plans des dirigeants du pays». Nokia y était présent depuis 17 ans, notamment via un bureau créé en 1994. Aujourd’hui, il a opté pour l’installation locale de tout le management. Il sera chargé de la gestion de plus de 22 marchés localisés sur le continent. L’Egypte, la Tunisie, l’Algérie, le Niger, le Sénégal et l’Afrique de l’Ouest seront donc en relation directe avec le bureau de Casablanca. Celui-ci offrira une interface centralisée d’approvisionnement. D’autres bureaux devraient ouvrir, notamment à Nador. Pour le Maroc, l’implantation locale de Nokia prouve non seulement l’intérêt de l’opérateur pour le marché mais également l’opportunité qu’offre le pays en termes de proximité et de stabilité économique. Il est aussi le garant de perspectives prometteuses. Les responsables de Nokia ne s’en cachent d’ailleurs pas. «Le développement du taux d’abonnés GSM au Moyen-Orient et en Afrique est un des plus rapides au monde», affirme Toikkanen. Pour ne prendre que le cas du Maroc, le nombre de clients des opérateurs de téléphonie mobile frôle les douze millions alors que le second opérateur, Méditel, n’exerce que depuis 2000. Le taux de pénétration du mobile était de 40% à fin septembre 2005. Le taux de croissance du marché du segment mobile a été de 11% à la même date. Nokia s’est engagé depuis longtemps déjà en Afrique et au Moyen-Orient. Le groupe d’infrastructures de Nokia, Networks, a installé ses bureaux aux Emirats arabes unis, Iran, Arabie saoudite, Egypte, Tunisie, Pakistan et au Maroc. Il est actif en Ethiopie, Libye, Sierra Leone et Afrique du Sud et envisage d’étendre sa présence dans les marchés-clés. Les ambitions de la multinationale est d’atteindre le seuil des trois milliards d’utilisateurs de téléphone portable à travers le monde d’ici 2010, alors qu’il est actuellement de 2 milliards. Des objectifs auxquels doit contribuer l’ouverture sur l’Afrique. A.D.

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