×
  • L'Editorial
  • régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs Les Grandes Signatures Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
    eleconomiste

    eleconomiste
    Affaires

    Motocyclettes: L'import, nid à fraude?

    Par L'Economiste | Edition N°:3125 Le 09/10/2009 | Partager

    . Le tarif actuel de l’homologation accentuerait le risque. Les opérateurs inquietsC’est l’impasse pour les importateurs de motocyclettes, en particulier celles nécessitant une homologation et dont la puissance est supérieure à 50 cc. A l’origine, la décision du Centre national d’essai et d’homologation intervenue en juillet dernier. Celui-ci a en effet décidé que «les véhicules produits en série et présentés par le représentant exclusif de la maison mère doivent subir obligatoirement une homologation par type». Jusque-là, cette filière pouvait aussi recourir à l’homologation isolée dont le tarif est fixé à 1.000 DH contre 50.000 pour celle effectuée par type. Un tarif identique à celui appliqué aux véhicules automobiles. «Quand nous importons 18 unités d’un même modèle nous préférons utiliser l’homologation isolée car elle revient moins cher», affirme un opérateur. Mais cette procédure est jugée contraignante pour l’Administration. Abdelaziz Zaim, responsable du Centre, explique que «dans le cas de l’homologation isolée, il faut vérifier chaque unité alors que pour le mode par type, un seul prototype de la série suffit». Il affirme aussi que «les importateurs disposent toujours de la possibilité d’effectuer 5 homologations isolées par an». La crainte de la profession, qui tente actuellement de constituer une association, est que cette décision relance la fraude au niveau du secteur. «Une législation pareille encouragera la sous-déclaration de la puissance des motos importées», affirme un professionnel. Ce qui constituera, selon lui, un retour en arrière. Jusqu’en 2007, la fraude battait son plein. Des importateurs n’hésitaient pas à déclarer une puissance inférieure à 50 cc pour des motos qui étaient doublement ou triplement plus puissantes. Ce qui leur permettait de les écouler plus facilement car elles ne nécessitaient ni homologation, ni immatriculation et ni permis de conduire. Face à cette situation, des entreprises ont saisi les autorités et les services de la Douane qui ont par la suite renforcé les contrôles au niveau des frontières. Des prélèvements ont même été opérés pour vérifier la conformité des déclarations et des conteneurs de motos en provenance des pays d’Asie auraient été saisis pour fausses déclarations. «Cette campagne d’assainissement» s’est soldée par un léger renversement de tendance. Chiffres à l’appui, les opérateurs affirment que dès 2008, le nombre de déclarations de cyclomoteurs de plus de 50 cc a augmenté (voir infographie). Mais pour autant les ventes ne s’effectuaient pas conformément à la puissance réelle de la moto surtout qu’une fois la Douane dépassée, aucun contrôle n’est effectué. «La fraude s’est poursuivie. Nous avons proposé à l’Administration d’effectuer un recoupement entre les importations et les immatriculations mais rien n’a été fait», affirment des opérateurs.Ainsi sur les 45.000 motos d’une puissance supérieure à 50 cc déclarés en 2008, seules 1.400 ont été réellement immatriculées. Du moins selon Zaim qui affirme que le ministère de l’Equipement compte soutenir une «proposition de baisse des tarifs de l’homologation». En attendant, les importateurs tirent la sonnette d’alarme: «Il faut trouver rapidement une solution. Les procédures doivent être facilitées et le permis plus accessible.Khadija MASMOUDI

    • SUIVEZ-NOUS:

    1. CONTACT

      +212 522 95 36 00
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]
      [email protected]

      70, Bd Al Massira Khadra
      Casablanca, Maroc

    • Assabah
    • Atlantic Radio
    • Eco-Medias
    • Ecoprint
    • Esjc