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Entreprise Internationale

Microsoft traîne l'Internet dans l'incertitude

Par L'Economiste | Edition N°:742 Le 07/04/2000 | Partager

. Les investisseurs risquent de déserter un secteur de plus en plus fragilisé
. Bill Gates compte faire appel des décisions du juge Jackson


La Silicon Valley est sans pitié. Après le verdict sévère du juge Thomas Penfield Jackson affirmant que Microsoft avait «adopté une attitude de prédateur» en violant les législations antitrust américaines, la plupart des concurrents de Bill Gates ont appelé à de «fortes sanctions» contre la compagnie. Pour les ténors de la nouvelle économie, il n'y a désormais aucun doute: l'établissement d'un simple «code de conduite» à l'encontre de Microsoft ne suffira pas. Tous se prononcent pour de «réels changements structuraux», qui doivent aboutir au démantèlement de l'entreprise. «Pour moi, l'éclatement est la meilleure solution», a ainsi assuré James Barksdale, l'ancien dirigeant de Netscape, le logiciel de navigation sur Internet qui a souffert du lien établi par Microsoft entre Windows et le navigateur Explorer. «Bill Gates n'appliquera jamais les autres remèdes que le juge pourra décider et personne ne pourra le faire céder». Pour nombre de ceux qui ont souffert des pratiques commerciales agressives de Microsoft, le verdict sonne comme une douce revanche. Scott MCNealy, le président de Sun Microsystems, principal concurrent de Microsoft, n'a en outre pas caché qu'il mène une véritable «campagne» pour le démantèlement du géant. «Mettez-vous à ma place, a-t-il déclaré, à chaque fois que nous signons un accord commercial, ils arrivent derrière nous et investissent dans la nouvelle opération pour essayer de tout dominer. L'argent est tout simplement le meilleur outil de Microsoft pour assouvir sa soif de monopole».
Malgré les rancoeurs, certains des représentants de la nouvelle économie craignent cependant que les problèmes de Microsoft rejaillissent un jour sur l'ensemble d'un secteur qui reste très volatile et dont le parcours en bourse est pour le moins chaotique. «La peur vient du fait que les investisseurs pourraient peu à peu déserter le Nasdaq si Microsoft continue à entraîner le marché à la baisse, explique-t-on chez Salomon Brothers, la nouvelle économie va si vite qu'elle a besoin d'injection constante d'argent. Si les capitaux n'arrivent plus, les start-up auront un problème. Le secteur apparaît encore un peu plus fragile».
Pour l'instant, l'industrie de l'Internet semble se préparer à une période d'incertitude, qui devrait voir Microsoft faire appel de l'ensemble des décisions à venir du juge Jackson, à commencer par le verdict. Malgré les mauvaises nouvelles, Bill Gates et le nouveau PDG Steve Balmer ont affirmé «qu'ils allaient continuer à se battre pour faire un meilleur Microsoft». «Jusqu'à la dernière minute du dernier appel, rien n'est joué, a encore lancé Steve Balmer. Je crois plus que jamais en cette formidable compagnie».

Fabrice ROUSSELOT
Correspondant à New York
Syndication L'Economiste- Libération (France)


Un sévère avertissement aux marchés financiers


Depuis des semaines, Alan Greenspan, le président de la Fed, la réserve fédérale américaine, multiplie les avertissements en assurant que la «bulle spéculative va exploser» et que les valeurs de la nouvelle économie présentent «un danger pour la santé économique américaine». Il y a quelques jours, deux gourous influents, Mark Mobius de Templeton et Abby Cohen de Goldman Sachs, avaient rappelé aux marchés financiers une évidence trop souvent oubliée: les valeurs Internet ne font toujours pas de bénéfice. Au-delà de Microsoft, c'est ainsi l'ensemble des leaders de l'économie de l'Internet qui ont accusé le coup. Sur les 100 compagnies les plus importantes enregistrées au Nasdaq, plus de 80 ont subi un recul conséquent. Cisco, par exemple, qui le mois dernier avait dépassé Microsoft pour devenir l'entreprise la plus profitable de Wall Street. Qualcomm aussi, l'un des tout premiers fabricants de téléphones portables, qui avait perdu en janvier en une seule séance plus de 30% par rapport à sa valeur du début de l'année. Surtout, le Nasdaq a prouvé qu'il pouvait entraîner derrière lui l'indice Dow Jones et la vieille économie. Si le Dow avait en effet remarquablement résisté à la première chute et affichait un gain de plus de 300 points, il était des plus faibles mardi dernier reculant de plus de 6% en séance, avant de revenir dans le vert.
«C'est un sévère avertissement, commentait un analyste de la banque d'affaires JP Morgan, les difficultés de Microsoft ont montré qu'il y avait des problèmes plus profonds sur le Nasdaq et qu'un jour ou l'autre, un véritable ajustement sera nécessaire».

N. C. & F. R.


La spirale de la descente


Cela pourrait s'appeler «le mini-krach Microsoft». Les vicissitudes de la compagnie de Bill Gates face à la justice ont déclenché pendant plusieurs heures une folle dégringolade sur le Nasdaq, l'indice new-yorkais des valeurs technologiques, avant que le marché ne limite la casse. Alors que le Nasdaq avait déjà perdu 7,6% lundi, après le verdict du juge Jackson qui accusait Microsoft d'avoir violé les législations antitrust américaines, l'indice voyait le lendemain s'accélérer la spirale de la descente. Il accusait un déclin de 13% mardi dernier, le plus mauvais résultat jamais enregistré sur ce marché. Si personne n'osait encore parler ouvertement de «krach» et espérait donc que le marché se rétablirait jusqu'à la clôture, la panique était évidente à Wall Street. «On n'a jamais vu cela, tout le monde vend et cela commence à sentir l'affolement. On ne contrôle plus rien», confiait un broker. En réalité, nombre d'analystes craignaient que ce nouvel accroc ne préfigure ce que tout le monde annonce à New York depuis quelques mois: le début de la purge d'un marché des hautes technologies souvent jugé «surévalué».

N. C. & F. R.


Les plaidoiries sur sanctions pour le 24 mai


Le juge Thomas Jackson a fixé au 24 mars les plaidoiries sur les sanctions contre le groupe Microsoft. Malgré ces perspectives, Bill Gates a choisi de contre-attaquer. Il a confirmé qu'il avait l'intention de faire appel des sanctions, ce qui pourrait en retarder de deux ou trois ans l'application. Microsoft peut encore parvenir à un accord avant l'élaboration des sanctions. Personne n'empêche Bill Gates d'essayer de renouer le dialogue avec le gouvernement.

(AFP)

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