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Economie

Médicaments: Risque de hausse?

Par L'Economiste | Edition N°:2908 Le 25/11/2008 | Partager

. Suppression de l’exonération de la TVA de 7% . Les pharmaciens s’accrochent à leur marge. Selon eux, c’est le consommateur final qui sera touchéLes pharmaciens d’officine montent au créneau. Ils dénoncent la proposition d’abrogation de l’exonération de TVA sur les médicaments. Une mesure selon laquelle leur bénéfice sera désormais assujetti à la TVA (taux de 7%). En effet, le projet de loi de Finances, qui vient de passer le cap de la Chambre des représentants, entérine la suppression de l’exonération de la TVA sans droit à déduction pour les ventes de produits pharmaceutiques. Ce qui, de l’avis des professionnels, pose un vrai problème, puisqu’au Maroc, les prix des médicaments sont encadrés et fixés par arrêté. Du coup, il semble que c’est plutôt les marges des pharmaciens qui sont visées par cette mesure. Ce qui est tout simplement inconcevable aux yeux des professionnels du secteur. «Nos marges sont indiscutables!», tonne Anouar Fennich, président de la Fédération nationale des syndicats des pharmaciens d’officine. «Notre marge est réglementée par la loi. Elle ne peut donc être remise en question sauf par un changement de loi», renchérit de son côté Redouane Mandjra, président de l’Association des syndicats des pharmaciens de Casablanca. Un feuilleton à rebondissements se profile donc avec la suppression de cet «avantage» qui, apparemment, a fait les choux gras de l’activité. En effet, rappelle Mandjra, «les prix des produits pharmaceutiques sont fixés hors taxe, certains sont complètement exonérés, d’autres sont assujettis à une TVA de 7% mais sans qu’elle ne soit effective». Une situation qui a toujours prévalu et qui a été formalisée, rappelle le président de l’Association, dans les lois de Finances 2007 et 2008. C’est dire que sa suppression aujourd’hui ne pourrait passer sans faire de remous. Et pour cause, «cette mesure apportée par le projet de loi de Finances 2009 sera tout simplement fatale au secteur», avertit Fennich, qui glisse au passage que cette proposition a été introduite sans aucune concertation avec les pharmaciens, premiers visés. Ce qui est inadmissible aux yeux des professionnels. «Si rien n’est fait et si cette disposition n’est pas rattrapée à la 2e Chambre, cela revient tout simplement à euthanasier un secteur déjà agonisant», poursuit-il. Selon lui, plus de la moitié des 9.000 officines, qui opèrent actuellement, est aujourd’hui en difficulté. Pire, près du tiers est en faillite. «Certains pharmaciens sont interdits de chéquier, d’autres sont en litige avec leurs fournisseurs», affirme le président de la fédération.Aussi, pour eux, la seule issue est de «se livrer à une gymnastique pour identifier les médicaments assujettis à cette taxe et de l’inclure dans le prix de vente», explique Mandjra. En effet, ajoute-t-il, les pharmaciens d’officine doivent s’adresser aux industries pharmaceutiques pour avoir la liste des médicaments assujettis à la TVA.Comme le soutiennent les professionnels du secteur, c’est le consommateur qui paiera. «En abrogeant le texte sur l’exonération, c’est le consommateur final qui sera touché et non le vendeur, en l’occurrence le pharmacien», confirme Fennich. «C’est le principe même de la TVA», renchérit pour sa part Mandjra. En clair, la pilule sera dure à avaler tant pour le consommateur que pour les professionnels d’officines pharmaceutiques.


Exception

Bonne nouvelle. A l’instar des médicaments anticancéreux, les médicaments anti-hépatiques seront désormais exonérés de la TVA. Une mesure apportée par le projet de loi de Finances 2009 après le lobbying des acteurs associatifs. En effet, les maladies hépatiques, graves et chroniques, nécessitent un traitement coûteux d’autant plus qu’elles sont souvent diagnostiquées tard.Khadija EL HASSANI

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