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Politique Internationale

Maroc/Libye
Une cellule de crise pour rapatrier les ressortissants

Par L'Economiste | Edition N°:3472 Le 23/02/2011 | Partager
120.000 Marocains basés à Tripoli et Benghazi
La flotte RAM sera mise à contribution

Le département de la communauté marocaine basée à l’étranger s’engage à assurer l’intégralité des frais de transport des Marocains de Libye qui n’ont pas les moyens de payer le billet

Au 8e jour du soulèvement en Libye, la menace d’un bain de sang brandie par Sayf Al Islam inquiète les représentations diplomatiques. Au lendemain du discours du fils du colonel Kadhafi, plusieurs ambassades ont commencé à rapatrier leurs ressortissants et personnel diplomatique (Egypte, Tunisie, France, Turquie…).
Côté marocain, les Affaires étrangères viennent de mettre en place une cellule de crise «pour le suivi du développement de la situation des membres de la communauté marocaine établie en Libye». Une cellule qui s’acquittera des formalités de rapatriement, des relations avec l’ambassade et consulats en Libye. Pour Youssef Amrani, secrétaire général au ministère des Affaires étrangères, «toutes les dispositions nécessaires ont été prises pour préserver les intérêts de cette communauté».
Composée du ministère des Affaires étrangères, du département de la communauté marocaine résidant à l’étranger, cette cellule est rodée puisqu’elle a déjà fait ses preuves lors des rapatriements effectués en Côte d’Ivoire et tout récemment en Egypte (2.000 personnes évacuées).
Officieusement, l’on parle de plus de 120.000 ressortissants marocains établis en Libye, concentrés principalement à Tripoli et à Benghazi. Mais selon les statistiques officielles, ils sont 79.000, 75.000 uniquement à Tripoli dont 10.000 enfants de moins de 20 ans. Pour l’heure, l’on ne déplore aucun mort ni blessé parmi la communauté marocaine. Au niveau de chaque consulat, une cellule permanente opérationnelle 24h/24 a été mise en place pour traiter les besoins des ressortissants. En attendant le retour des MRE de Libye, le département de la communauté marocaine à l’étranger est en train d’étudier les modalités de financement de l’opération rapatriement.
Il s’engage à prendre en charge l’intégralité des billets d’avions. «Nous comptons prendre en charge les frais de transport des personnes qui n’ont pas les moyens de payer leur billet d’avion. Une liste nominative nous sera communiquée incessamment par les représentations diplomatiques à Tripoli et Benghazi», confie une source au ministère de Ameur. Des avions de Royal Air Maroc seront mis à contribution pour transporter les ressortissants. «Nous coordonnerons avec RAM pour renforcer les liaisons vers la Libye en cas de besoin», poursuit la même source. En fait, le Maroc se mobilise afin d’éviter toute situation délicate à l’avenir (blocage des aéroports, attaques ethniques, pillages…). De sources sûres, l’aéroport de Benghazi a été bombardé et les pistes sont actuellement impraticables. Pis encore, l’aéroport de Tripoli est fermé à la navigation, jusqu’à nouvel ordre. Autre contrainte locale, les ressortissants étrangers ne sont pas autorisés à rapatrier les avoirs. Difficile donc de préserver ses biens dans ces conditions de guerre civile. A l’heure où nous mettions sous presse, les troubles en Libye ont causé au moins 250 à 300 morts, selon les chiffres de la Fédération internationale des droits de l’homme.

M. Az

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