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Société

Lutte contre les MST: La mobilisation continue

Par L'Economiste | Edition N°:2661 Le 28/11/2007 | Partager

. 600.000 nouveaux cas chaque année. 50 à 100 millions DH par an pour le combat Parmi toutes les maladies sexuellement transmissibles (MST), le sida tient toujours la vedette. Toutefois, le non-traitement ou le traitement tardif de certaines de ces MST peut avoir des répercussions néfastes sur la santé des patients (avortement ou stérilité). C’est en effet l’objet du premier colloque national sur les infections sexuellement transmissibles (IST), tenu à Rabat en mars dernier. Les experts alors réunis par l’Organisation panafricaine de lutte contre le sida - Maroc (OPALS-Maroc) ont insisté sur la nécessité d’intégrer la lutte contre les IST dans la stratégie de lutte contre le sida. «La raison est que la lutte contre le sida passe inexorablement par la lutte contre les IST,» explique Nadia Bezad, présidente déléguée de l’OPALS-Maroc. Cette organisation, créée en 1994, s’est fixé dès le départ l’objectif de lever le silence qui règne sur les IST et de «déclarer la guerre» à ces épidémies.Si le nombre des personnes atteintes du sida croît de 2.000 par an, celui des IST enregistre chaque année 600.000 nouveaux cas (dont 350.000 effectivement notifiés). «Le malade atteint d’une IST est très vulnérable au sida car il a déjà fait preuve d’inconscience,» commente Bezad. Le patient soigné prendrait ainsi ses précautions durant ses prochains rapports sexuels et éviterait le sida. Cette conclusion très réaliste a amené l’OPALS-Maroc à se fixer l’objectif de confinement des IST à l’horizon 2012. «Notre objectif est facilement réalisable grâce à l’appui des pouvoirs publics et des ONG qui nous fournissent un budget annuel estimé entre 50 et 100 millions de dirhams,» précise Bezad.L’OPALS-Maroc compte également sur la contribution des 30 associations affiliées au Réseau des ONG marocaines pour la lutte contre le sida (ROMS), créé à son initiative en 2004 et qui reste ouvert à de nouvelles affiliations. De même, l’organisation insère son action de lutte contre les IST/sida dans le Plan national de lutte contre le sida 2007-2011, piloté par le ministère de la Santé et dont le budget prévu s’élève à 36,4 millions de $ (287,9 millions de dirhams). Elle met ainsi ses 18 centres au service des patients souffrant des MST ou du sida (11.700 bénéficiaires en 2007).Encouragés par la faiblesse du coût des traitements, qui ne peuvent dépasser 50 dirhams par cas, et par leur longue expérience dans ce domaine, les responsables de l’association ont besoin de davantage de sensibilisation afin de dépister et traiter tous les cas des IST existantes.


Baddou explique son plan

Pour Yasmina Baddou, ministre de la Santé, le Plan stratégique national de lutte contre le sida 2007-2011 vise à garantir «l’accès universel des populations vulnérables aux programmes de prévention, la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH ainsi que la mise en place d’un dispositif d’appui psychosocial» Le Maroc devrait ainsi atteindre les objectifs fixés par la déclaration de l’UNGASS et les Objectifs du Millénaire.Il est actuellement en cours de discussion afin de déterminer une stratégie nationale en matière de migration, mobilité et VIH/sida. Les résultats d’une étude menée en 2007 permettront également de définir les modalités pour le renforcement de l’accès des populations migrantes aux services de prévention et de prise en charge.Redouane HAJJAJ

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