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    Politique Internationale

    Livres : Itinéraire d'un étudiant

    Par L'Economiste | Edition N°:221 Le 14/03/1996 | Partager


    Le Rocher perdu
    d'Abdellatif Attafi
    113 pages
    Editions Eddif


    Le roman démarre en trombe par une balade à travers les quartiers et les trottoirs ayant conservé intactes les traces de l'enfance et de l'adolescence. Le héros s'apprête à les quitter sans état d'âme, hormis le rocher tant vénéré.
    Le livre raconte l'histoire de Mustapha, un jeune étudiant qui quitte Tanger, sa ville natale, pour Lille dans le Nord de la France où il doit poursuivre des études de philosophie. L'auteur raconte le départ de Mustapha, sa traversée de l'Espagne en train, l'arrivée à Lille, la rencontre d'Angéla, sa compagne, et l'accident dans le VAL, métro entièrement automatisé.
    La maîtrise de la langue française est manifeste. L'emploi de figures de style ponctue le récit tout au long de ces 113 pages. Même séduit, le lecteur tente de découvrir le nud de l'histoire. Cependant, il reste sur sa faim. L'histoire reste suspendue, inachevée. D'ailleurs, le point final et les guillemets précédemment ouverts font curieusement défaut à la dernière page.
    Même si l'histoire se passe à Lille, le lecteur ne garde de la vie sociale et culturelle de cette ville "Ch'timi" qu'une vision superficielle, probablement voulue par l'auteur.
    Elle est construite sur le mode chronologique où les chapitres se succèdent, sans grande surprise. Certaines techniques du roman comme le flash-back ou l'éclipse ne sont pas mises à contribution pour rendre l'histoire davantage captivante. Si le narrateur qualifie le moment du départ pour la France "d'émouvant", le lecteur, pour sa part, ne ressent pas cette émotion. La scène de la séparation avec la mère (qui ne parvient pas à retenir ses larmes) est particulièrement intense, déchirante. Cette figure est escamotée au détriment de l'image du père. A la fin, ce dernier apprenant par lettre le coma dans lequel est plongé son fils, part en train pour le voir à l'hôpital. Dans ces cas d'urgence, les lecteurs se reconnaissent davantage dans les moyens modernes de communication que sont le téléphone, le télégramme (dans une moindre mesure) et l'avion.`

    Mohamed CHAOUI

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