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Politique

L'Istiqlal réconcilie les centristes du monde

Par L'Economiste | Edition N°:3380 Le 11/10/2010 | Partager

. A l'initiative du parti, l'internationale démocrate du centre s'est réunie à Marrakech. Une résolution sur l'intégration maghrébineLes centristes partent en guerre contre le populisme. Réunis le week-end dernier à Marrakech avec l’appui moral du parti de l’Istiqlal, les centristes ont unanimement dénoncé la montée de cette idéologie basée sur l’exclusion. Cette position marque une évolution importante dans les milieux politiques tant au Nord qu’au Sud de la Méditerranée. Il s’agit de la prise de conscience de la nécessité de barrer la route à toute sorte de pensée politique réductrice et destructrice des valeurs universelles.En effet, l’un des effets indirects de la crise économique et financière ayant frappé le monde, la montée en puissance du populisme en Europe. Une évolution qui rappelle que le radicalisme politique et économique ne date pas d’hier et reste lié aux crises politiques et économiques. L’histoire rappelle, en effet, que les successions de crises mondiales, conjuguées à l’échec de certaines politiques économiques et sociales dans les pays d’Europe, ont été derrière la montée des partis marginaux et des idéologies violentes qui se basent sur le rejet des ethnies. «La crise économique qui a affecté plusieurs pays n’est pas l’unique raison de ce regain de populisme», estime Antonio Lopez, eurodéputé et secrétaire général du parti populaire européen (PPE). Un populisme qui s’appuie sur les émotions de citoyens ébranlés et cela n’est pas sans conséquences.Pour les centristes, les valeurs de l’IDC (l’Internationale démocrate du centre) sont celles du juste milieu qui constitue l’avenir. «Nous sommes pour une économie sociale dont les bénéfices iront aux service des habitants », insiste Nizar Baraka, ministre délégué auprès du Premier ministre, chargé des Affaires économiques et générales et président de la branche africaine de l’Internationale démocratie du centre. Deux nouveaux pays africains ont rejoint d’ailleurs les rangs de cette branche (le Mozambique et la Mauritanie notamment), parrainée d’ailleurs par le parti de l’Istiqlal qui a rejoint officiellement l’Union démocratique du centre à Madrid en 2004. Il a ouvert ainsi la voie à d’autres partis au référentiel islamique. Au cœur de sa participation, trois volets qu’il ne cache pas: la défense de l’intégrité territoriale, notamment l’affaire du Sahara, le renforcement des relations avec les partis du centre démocratique ainsi que la participation au débat international et universel. Le PI vient d’ailleurs de faire adopter l’une des cinq résolutions retenues à Marrakech, et qui est passée comme une lettre à la poste, et sans modification. Il s’agit de l'intégration maghrébine qui appelle à l'ouverture des frontières terrestres entre l'Algérie et le Maroc. «Une résolution qui, dans sa porté stratégique, appelle au dynamisme et au renforcement de la stabilité économique, sociale et politique de la région», tient à préciser Nizar Baraka. L'IDC, qui par cette résolution appuie les efforts du Maroc pour trouver une solution politique "juste et définitive" à la question du Sahara, a rappelé les différentes résolutions onusiennes sur la question et ce, depuis 2006. A l’issue de la rencontre de Marrakech, une feuille de route a été tracée pour la période post-crise dont la lutte contre la pauvreté tout en favorisant un climat nécessaire pour réaliser un développement économique et durable, ainsi que l’instauration de la paix. Pour Nizar Baraka, c’est la co-traitance contre la sous-traitance et l'aide conditionnée par le développement contre celle liée par l'accès aux marchés. Parallèlement, les centristes n’ont pas manqué de condamner les cas de violation des droits de l’homme à Cuba et en Palestine.La réunion des leaders de l'IDC, tenue samedi à Marrakech à l'invitation du PI, a rassemblé d'anciens chefs d'Etat et de gouvernement, des chefs de partis politiques et d'éminentes personnalités représentant plus d'une trentaine de pays des quatre coins de la planète. Y étaient présents également, des personnalités politiques italiennes de la trempe de Pier Ferdinando Casini, (leader des démocrates chrétiens en Italie), des chefs de partis allemands, belges, sud-américains…. De l’Afrique et du Moyen-Orient, de grandes personnalité et chefs de partis arrimés à l’IDC comme l’ex-président libanais et président du parti des Kataëb, Amine Gemayel. Son parti vient de rejoindre officiellement l’Internationale.La rencontre de Marrakech a été l'opportunité pour les participants de plancher sur l'examen de plusieurs questions d'actualité, dont les relations entre les pays méditerranéens. Les centristes croient en l’avenir de l’Union méditerranéenne, mais appréhendent le rythme dans lequel elle avance.


Nizar Baraka reconduit

L’Istiqlal vient d’être reconduit à la présidence de la branche africaine de l'IDC en la personne de Nizar Baraka, membre du Comité exécutif du parti. Cette section a été lancée à Paris, en janvier 2005 à l’initiative du PI. Cette branche regroupe 21 partis africains représentant des pays tels que l’Angola, la République Démocratique du Congo, la Guinée équatoriale, le Cap Vert, le Mozambique, le Nigéria, l’Ouganda, la Mauritanie en plus du Maroc. Badra BERRISSOULE

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