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Economie

Libre-échange: Où va la valeur ajoutée?

Par L'Economiste | Edition N°:1805 Le 06/07/2004 | Partager

. En Afrique, il faut d’abord développer la capacité de faire du commerce . «Pourquoi entrer dans le commerce libre aussi vite?» L’Afrique revient sous les feux des projecteurs. Lundi dernier, Al Alkhawayn University d’Ifrane a organisé, en collaboration avec le ministère des Affaires étrangères, une conférence de deux jours sur l’impact des accords de libre-échange dans les pays d Afrique. Un panel d’experts a représenté l’Afrique du Sud, les Etats-Unis et le Maroc, mais aussi le Botswana et le Royaume-Uni. Les ambassadeurs des deux pays, Thomas Riley (Etats-Unis) et Mthuthuzeli Mpehle (Afrique du Sud) ainsi qu’Ahmed Bourzeim, directeur des Affaires africaines au ministère des Affaires étrangères, étaient les invités d’honneur. L’Union européenne n’a pu être représentée car, dit-on auprès des organisateurs, «le délégué de la Commission européenne au Maroc, Sean Doyle, a eu un déplacement de dernière minute». Dommage. Le point de vue européen aurait certainement complété le tableau. Dans l’ensemble, chercheurs et professeurs ont opté pour une analyse critique de l’actuel système commercial multilatéral et de la multiplication des traités bilatéraux. Les pays d’Afrique ont-ils les moyens de réellement bénéficier des accords de libre-échange? Le continent est-il vraiment représenté dans le système commercial multilatéral? Est-on tenu de ratifier des accords de libre-échange aussi vite sans prendre le temps de développer la capacité de faire du commerce? L’intégration régionale africaine, est-ce un mythe ou une réalité? C’est tout le lien entre le développement du commerce et le recul de la pauvreté qui est remis en cause. Cette équation n’est pas automatique certes, mais y a-t-il vraiment une alternative?La directrice du Programme de la gouvernance économique globale de la prestigieuse Université Oxford, Ngair Woods, estime que l’Afrique ne pourra bénéficier de la globalisation tant que les institutions de régulation du commerce international ne jouent pas un rôle effectif. «Celles-ci sont soumises à un jeu d’influence dans lequel finalement, les moins puissants perdront le plus». Il est nécessaire, selon elle, de réformer le processus de négociations. «Les règles ne sont pas très claires et l’on se demande finalement qui détient l’autorité de conclure les négociations». Même observation de la part de Kennedy Mbekeani, chercheur au Botswana Institute for Development Policy Analysis (BIDPA). «Les membres de l’OMC doivent revoir le concept et développer un traitement spécial et différencié». Ces points de vue ne sont pas sans rappeler les conclusions de la Cnuced dans son dernier rapport: les pays les moins avancés, majoritairement africains, ont vu leur part dans le commerce mondial considérablement réduite dans la foulée de la ratification des accords préférentiels, censés booster leurs échanges extérieurs. Les experts restent sceptiques quant à la véritable capacité de l’Afrique de créer une zone d’intégration régionale à court et moyen termes: «D’est en ouest, les disparités culturelles, sociales, économiques et politiques entre les pays du continent sont telles qu’il est difficile d’imaginer pour l’instant une véritable intégration régionale». L’idée selon laquelle le commerce est porteur de prospérité est remise en cause: «Le commerce est important, mais il n’est pas insuffisant pour le développement d’une nation». L’ambassadeur de l’Afrique du Sud au Maroc, Mthuthuzeli Mpehle, a expliqué que le problème de la distribution de la valeur ajoutée inhérente à ces accords de libre-échange est le fond du problème. Le Mexique, par exemple, a réalisé des performances importantes en matière de commerce, répercutées sur son PIB. Mais dix ans après la signature de l’Alena (accord de libre-échange nord-américain) avec les Etat-Unis et le Canada, plus de 40% de sa population vit encore en dessous du seuil de pauvreté. Les flux financiers et de capitaux se sont concentrés autour des firmes multinationales. . Légende: L’intégration régionale de l’Afrique est une nécessité. Mais il faut d’abord que chaque pays développe sa propre capacité à faire du commerce. Les experts africains lors de la conférence d’Al Akhawayn, ont été intraitables sur la question de l’OMC: L’Afrique n’est pas représentée et les mesures proposées par les Etats-Unis et l’UE ne sont pas concrètes. Il va falloir revoir tout celaMouna Kadiri

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