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    Politique Internationale

    Les robots japonais en concours

    Par L'Economiste | Edition N°:585 Le 01/09/1999 | Partager

    · Les deux tiers des robots "vivent" au Japon
    · Succès du robot-chien "Sony" fabriqué à 3.000 exemplaires pour un prix unitaire de 20.000 DH


    LE Japon est un archipel étrange qui, outre ses 126 millions d'habitants, abrite les deux tiers de la population mondiale de robots. Les Chinois organisent des concours de cerfs-volants, les Marseillais de pétanque, et les Japonais... de robots! Leur popularité est telle, d'ailleurs, qu'ils sont retransmis à la télévision. Et chaque année, ces concours qui opposent des universités font plus pour la renommée des établissements que n'importe quel autre classement.
    Personne n'a donc été surpris, ici, que la presse fasse ses gros titres sur la dernière petite merveille sortie des laboratoires du géant de l'électronique NEC. Il s'appelle R100 (rien à voir avec feu le papyvore, assure-t-on de bonne source) et ressemble comme un petit frère à R2D2, le petit héros de "La Guerre des étoiles", le film de Steven Spielberg. Haut comme trois pommes (44 centimètres), de forme cylindrique, rouge et bleu avec une tête jaune et de gros yeux noirs tout ronds, il se déplace, bien-sûr et cela va de soi parle.
    NEC ne pense pas commercialiser R100 avant 2001. Il ne s'agit pour le moment que d'un prototype, qui ne peut fonctionner sans l'aide d'un puissant système informatique externe. Autant dire que son coût serait exorbitant. Mais le groupe informatique a probablement été encouragé par le succès du robot-chien de Sony, dont les 3.000 exemplaires mis en vente il y a quelques mois se sont arrachés malgré un prix dissuasif de 250.000 Yens, l'équivalent de 20.000 DH.
    Cet animal artificiel joue à la balle, répond à son nom, remue la queue et reconnaît les odeurs. NEC ne vise cependant pas tout à fait le même marché que Sony. Ce type de robot pourrait à l'avenir effectuer certaines des tâches que les humains confiaient encore aux aides ménagères à la fin du XXème siècle... D'autres groupes d'électronique japonais travaillent dans le même sens avec en ligne de mire le marché des personnes âgées. Matsushita a, par exemple, mis au point un prototype de robot capable de composer à la demande des numéros de téléphone ou de contacter des individus pour transmettre des messages.

    Frédérique AMAOUA, correspondante à Tokyo
    Syndication L'Economiste-Libération

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