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Politique

Les leçons politiques du Cinquantenaire
Tournée dans les régions

Par L'Economiste | Edition N°:2327 Le 26/07/2006 | Partager

. “Ni apologie, ni nihilisme”, un trésor d’idées. Mais les partis ne s’en emparent pasJeudi 20 juillet, à Casablanca, les membres du comité directeur du rapport sur le cinquantenaire mesuraient leur ambition. Le travail qu’ils ont passé deux années à préparer et qui est mis à la disposition des Marocains, dans un livre aujourd’hui disponible sur le marché, est une simple «offre au débat». C’est ce qu’assurait Rahma Bourquia, qui représentait le conseiller du Roi, Meziane Belfkih, dans une rencontre avec les médias. «Susciter la discussion et la réflexion collective au sujet de ce travail de prospection à la fois du passé et du futur». C’est le message que les intervenants ont adressé du haut de leur tribune à une assistance avertie, venue poser des questions sur le pourquoi et le comment de cette initiative. La réponse est contenue dans le livre rapport. L’ensemble des travaux, mené par plus de 100 chercheurs universitaires, experts et cadres de l’administration, «a été lancé au lendemain du discours royal du 20 août 2003 qui avait appelé à un effort d’évaluation rétrospective et d’élaboration d’une vision d’avenir aussi probante que mobilisatrice». L’objectif a-t-il été atteint? La vision aujourd’hui proposée est-elle définitive? Quel impact aura-t-elle sur les futures politiques publiques? Les interpellations étaient nombreuses dans la salle. Les intervenants relevaient au moins deux éléments de satisfaction dans ce travail qui ne serait pourtant pas venu «cadenasser» ou «freiner» les initiatives, mais plutôt «les favoriser». Premier constat positif: le rapport vient marquer une rupture avec les usages et méthodes du passé. «Dans le temps, il y avait deux catégories de personnes au Maroc, ceux qui faisaient automatiquement l’apologie de toutes les actions entreprises par le pouvoir et les autres qui les dénigraient systématiquement», a souligné un membre du comité de relecture du rapport. «Ni apologie, ni nihilisme, le travail aujourd’hui présenté aurait adopté le langage de la vérité pour faire un diagnostic sans complaisance du passé et suggérer des pistes réalistes pour l’action de demain». C’est, par ailleurs, ce message en particulier que le président du comité directeur du rapport, Meziane Belfkih, ne cesse de véhiculer. Derrière cette affirmation, il y a l’image du Maroc nouveau que le conseiller du Roi voudrait ressortir. Un Maroc qui désormais assume pleinement le bilan de son passé, qu’il soit positif ou négatif. Et un Maroc qui a inscrit le débat et la concertation dans la catégorie des valeurs fondatrices de son action. C’est dans cet esprit, d’ailleurs, affirme Belfkih, que le rapport du cinquantenaire se met aujourd’hui entre les mains des Marocains appelés à se l’approprier, à le discuter et à en faire l’usage critique. «Toute expertise nouvelle et tout regard innovant sont les bienvenus», ont dit les membres du comité directeur du rapport jeudi soir à Casablanca. Autre souhait exprimé par les auteurs de ce projet: voir leur travail dépasser la sphère de l’élite pensante et aller à la rencontre des populations dans les régions, les provinces et les petites localités. Les initiateurs du projet ont également reconnu que les mécanismes et les structures restent à trouver et à mettre en place pour atteindre cet objectif. «Quelques universités et des ONG ont toutefois pris l’initiative de débattre du rapport qui est, par ailleurs, un outil de recherche important entre les mains des étudiants», a affirmé Sabah Chraïbi.La question, lancinante, est alors posée dans la salle: pourquoi les politiques ne se sont pas appropriés ce travail ou, au moins, n’en ont pas fait un objet de débat avec leurs bases? L’USFP avait tenté l’expérience trois jours auparavant, mais a choisi pour le faire l’enceinte du Parlement. Une action que des députés socialistes ont jugée limitée. K. R.

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