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Dossiers

LES CAHIERS DE L’EMERGENCE
Les pouvoirs publics tiennent un double discours
Entretien avec Yasmine Benamour, administrateur de HEM

Par L'Economiste | Edition N°:3329 Le 28/07/2010 | Partager

. Partenariat privé/public: Prenons l’exemple sur la Jordanie. Les parents devraient déduire les frais de scolarité de l’impôt sur le revenuLe Pr Yasmine Benamour dirige le groupe HEM depuis la nomination du fondateur du groupe, le Pr Ali Benamour, à la présidence du Conseil de la concurrence. Comme ses pairs, elle critique le double langage des autorités à l’égard de l’enseignement supérieur privé et leur désintérêt envers un secteur qui soulage pourtant le budget de l’Etat. Entretien.- L’Economiste: L'absence d'une stratégie publique envers le secteur ne signifie-t-elle pas que l'enseignement supérieur privé doit encore gagner sa légitimité?- Yasmine Benamour: Je répondrai non et oui à la fois. Non, car la véritable légitimé provient de la reconnaissance de l’opinion publique et donc du marché. Si l’on se réfère, dans ce cadre, aussi bien aux étudiants, aux parents qu’au monde économique, le secteur privé s’en trouve tout à fait légitime et sa qualité souvent reconnue. Oui, et cela concerne les pouvoirs publics. Il me semble qu’il y a une sorte de double discours à leur niveau. D’un côté, on parle du secteur privé comme un partenaire privilégié (il était d’ailleurs prévu au début des années 2000 que ce dernier atteigne 20% des effectifs étudiants globaux en 2010), mais en même temps, on rechigne à mettre en œuvre des mesures incitatives pour atteindre ces résultats. On rechigne également à reconnaître les diplômes puisque les textes d’application tardent à sortir. On permet par la loi de créer des universités privées, mais on ne sort pas les textes d’application et les cahiers des charges pour réaliser, en pratique, les autorisations en question et permettre un jeu loyal. La contradiction est d’autant plus flagrante que dans le tour de table de l’une des universités privées en question, il y a un organe public. Malgré cela, le problème se pose encore. J’ouvre d’ailleurs là une parenthèse: n’y aurait-il pas une concurrence déloyale dans la mesure où certains établissements privés sont aidés et pas les autres? Nous avons, d’une façon générale, besoin de transparence et de clarté. Ceci dénote encore, comme vous le dites, d’une certaine réticence du système universitaire public à l’égard d’un privé concurrent réellement et potentiellement. - Comment expliquer que des écoles marocaines se sentent presque obligées d'aller chercher la reconnaissance à l'étranger? N’est-ce pas un signe de la méfiance des pouvoirs publics?- Non et Oui. Non, car, d’une façon générale, les partenariats internationaux sont les bienvenus en dehors de cette question de légitimation par les pouvoirs publics. Le prestige d’un établissement réside toujours, entre autres, dans son ouverture à l’international. Oui, dans la mesure où en l’absence de reconnaissance nationale, les établissements privés vont la chercher à l’international. Ce qui est bon quelque part, mais qui peut, parfois, ne pas s’avérer tout à fait positif, précisément lorsque certaines écoles coopèrent avec des institutions de moindre prestige ou deviennent ce que l’on a coutume d’appeler des écoles «boîte aux lettres» se contentant d’offrir des murs à un programme étranger sans réelle valeur ajoutée pédagogique locale. Nous estimons à l’HEM que l’on est bon que parce qu’on l’est d’abord par soi-même. - Pourquoi le contrat-programme signé en 2007 n'a jamais été appliqué? - Il faudrait poser la question au gouvernement. Le privé est fin prêt à assumer totalement ce contrat-programme. Je rappelle qu’il y avait deux étapes. Une première où deux actions devaient être menées: premièrement, résoudre le passif fiscal des établissements d’enseignement supérieur privé (à savoir l’accord sur le rééchelonnement de la dette des écoles privées et suppression des pénalités) et deuxièmement, mettre en place quelques mesures incitatives à l’investissement. Concernant cette deuxième forme d’incitation, il y a effectivement eu quelques décisions intéressantes dans la mesure où l’accès au crédit a été facilité aux établissements privés et ce, à des conditions préférentielles. Cependant, concernant le dossier fiscal, malgré la présence d’une bonne partie du gouvernement lors de la signature de l’accord-cadre, celui-ci n’a pas été appliqué par l’administration, ce qui n’a pas manqué d’occasionner de gros problèmes à certains établissements.Une deuxième étape où il était prévu la création d’une commission de suivi de l’accord-cadre qui devait réfléchir essentiellement sur les conditions incitatives destinées à permettre la solvabilisation de la demande. Aujourd’hui, force est de constater que rien n’a été fait à ce niveau. Par conséquent, cette absence de vision de la part des autorités et la non-mise en application de l’accord-cadre ne pouvaient pas permettre d’atteindre les objectifs mis en place par la Commission spéciale pour l'éducation et la formation (COSEF) pour le secteur de l’enseignement supérieur privé, à savoir atteindre 20% des effectifs étudiants globaux en 2010. - Les autorités ont été certes défaillantes, mais il y a aussi de l'assainissement à faire dans le secteur. Dans quels domaines cela vous semble le plus urgent?- Effectivement, on ne peut que faire un constat de défaillance de régulation. La loi prévoit quelque chose dans ce sens, mais ce n’est pas encore mis en œuvre. En tout état de cause, pour être conforme à ce qui est pratiqué sur le plan international, il faudrait que cette régulation ne se fasse pas par l’administration elle-même - qui serait alors juge et partie - mais par des instances indépendantes. Ceci dit, le secteur a besoin d’être régulé. Il y a évidemment, comme dans toute situation, du bon, du moyen et du moins bon et les dérapages que vous évoquez se situent souvent, malgré quelques avancées, sur le plan éthique. Cela se manifeste, par exemple, à travers des publicités qui ne disent pas toute la vérité, des admissions qui ne répondent pas aux normes souhaitables ou, encore, des créations d’établissements qui ne répondent pas aux standards, etc. Ce qui est difficilement compréhensible, c’est que l’administration invoque les cas de dérapage de certaines de ces institutions tout en ayant, elle-même, autorisé, en amont, la création de ces dites institutions. Je vais ouvrir une parenthèse. L’incitation à la mise sur pied d’un système de grandes écoles et d’universités privées a donné ses fruits dans certains pays comme la Jordanie. Elle peut, cependant, également déboucher sur des dérapages graves dans la mesure où, dans certains pays, des universités qui n’en ont que le nom voient le jour avec de graves déficiences, d’où l’intérêt des cahiers des charges en amont et la nécessité d’une régulation indépendante en aval. La meilleure régulation en aval réside dans l’accréditation des diplômes. Il faut faire en sorte que les différentes institutions cherchent ces accréditations et donc la reconnaissance. Cela créera une meilleure émulation et une saine concurrence pour l’amélioration du système dans sa globalité.- Il se dit que la demande solvable pour l'école privée se rétrécit d'année en année. Que relevez-vous sur le terrain?- Je ne dirais pas que la demande solvable se rétrécit. Je dirais qu’elle a globalement augmenté depuis une quinzaine d’années mais très faiblement (d’environ 2 à 3%). Cette évolution s’est, par ailleurs, effectuée en dents de scies. Cela nous ramène à la problématique de solvabilisation de la demande qui devrait se faire par un système de bourses de mérite et de déduction d’une partie des frais d’études de l’impôt sur le revenu.Propos recueillis par Abashi SHAMAMBA

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