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Politique

Les blouses blanches mettent la pression

Par L'Economiste | Edition N°:1796 Le 23/06/2004 | Partager

. Appel à une grève générale nationale aujourd’hui. Les urgences seront néanmoins assuréesUnanimité syndicale pour la grève lancée aujourd’hui dans le secteur de la santé publique. Le mot d’ordre a été lancé initialement par l’UMT, la CDT et l’UGTM. Les autres centrales ont rapidement rallié le mouvement. Il s’agit notamment de la FDT et l’UNMT. Pour Fatéma Assouab, coordinatrice de la Fédération nationale de la santé de la région de Rabat, l’objectif du mouvement est d’ouvrir un dialogue fructueux autour du cahier revendicatif avec le Premier ministre. Lors du dialogue du 28 janvier, Driss Jettou avait demandé de mettre de côté le dossier de la santé pour le traiter à part. Depuis, rien n’est venu. Pour Assouab, c’est le gouvernement qui a acculé les syndicats à appeler à la grève. Le mouvement de protestation dans le secteur de la santé publique ne devra pas déroger à la règle. Les syndicats ont donné des consignes précises aux responsables des bureaux régionaux et militants. Il s’agit d’assurer le fonctionnement normal des urgences et des services de réanimation. Quant aux autres services des hôpitaux publics, une garde normale sera assurée à l’image de ce qui est fait pendant les jours fériés. Du côté du ministère de la Santé, aucune disposition précise pour faire face à cette grève n’a été prise. On se contente de rappeler que le département est conscient de la légitimité des revendications du personnel de la santé. Là encore la balle est renvoyée dans le camp du Premier ministre qui devra prendre des décisions. Toutefois, l’optimisme est de mise. Driss Jettou n’a-t-il pas érigé la santé en priorité dans le programme de son gouvernement? Ce n’est pas cette déclaration qui changera le cours de la grève. D’ailleurs, un sit-in est programmé aujourd’hui matin devant le ministère pour réclamer l’ouverture du dialogue autour du cahier revendicatif. En fait, le ras-le-bol couvait déjà. Il a fallu la décision d’augmenter le tarif de la consultation, passé de 20 à 60 DH, pour que le vase déborde. Médecins et infirmiers vont donc débrayer aujourd’hui. Exaspérés par le silence du département de tutelle, médecins et infirmiers ont donc pris “la ferme décision de lutter pour leurs droits”. Depuis des années aucun appel à la grève n’a été lancé dans le secteur de la santé publique. A part, bien sûr, les grèves sporadiques dans les CHU. Le personnel médical estime que, par ce moyen, le gouvernement sera amené à la table des négociations. Driss Jettou et Mohamed Biadillah céderont-ils à la pression? En attendant, il vaut mieux éviter aujourd’hui de traîner sa maladie devant les hôpitaux publics. L’on risque de n’y gagner, à défaut de soins, qu’une perte de temps. Certes, les services d’urgence seront opérationnels. A l’hôpital Ibn Rochd de Casablanca, par exemple, une logistique a été mise en place pour assurer, un tant soit peu, une continuité des services. Selon son directeur, Dr. Andaloussi, “tout a été mis en œuvre pour qu’il y ait une continuité des soins et que les urgences soient assurées”. M. C. et J. E. H.

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