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    Politique Internationale

    L'équipe Cousteau dans la tourmente

    Par L'Economiste | Edition N°:598 Le 20/09/1999 | Partager

    · Une bande vidéo, tournée par un amateur, montre les cinéastes de l'équipe fonçant sur l'un de ces mamifères
    · L'équipage risque une amende de 100.000 Dollars

    Les cinéastes de l'équipe Cousteau ne peuvent plus filmer les baleines de près. Ils se sont vu retirer, la semaine dernière par le Ministère canadien des Pêches et Océans, le permis spécial qui leur accordait la permission d'observer ces animaux. Et il n'est pas exclu qu'ils fassent l'objet de poursuites judiciaires.
    La décision du Ministère canadien intervient après que plusieurs plaintes aient été déposées contre l'équipage.
    L'équipe Cousteau aurait, selon des témoins, mis en danger ces mammifères dans le parc marin canadien Saguenay-Saint-Laurent. Une bande vidéo, tournée par un touriste français, montrait une embarcation de type zodiac fonçant sur un groupe de rorquals communs. Elle montre également le zodiac passant sur l'une des baleines au moment où celle-ci plonge, ainsi que l'Alcyone, le navire de l'expédition Cousteau. Le cinéaste amateur, en voyage de noces au Québec, été à bord d'un navire d'observation en compagnie de plus de 300 autres passagers, français pour la plupart.
    Une enquête est actuellement en cours. Si celle-ci confirme que l'équipage a bel et bien mis des baleines en danger, l'amende pourrait atteindre 100.000 Dollars.
    La loi canadienne sur les pêches contient un règlement sur la protection des mammifères, qui a été révisée il y a quatre ans. Celui-ci prévoit la démarche à suivre pour approcher les cétacés. Pour filmer ces derniers, le cinéaste ou le scientifique doit ralentir la vitesse de son bateau à une distance de 400 mètres, puis mettre son moteur au neutre à 200 mètres. Par ailleurs, les approches doivent s'effectuer par les côtés. Il ne faut ni poursuivre les baleines par l'arrière, ni couper leur route. Enfin, il faut éviter les manoeuvres brusques. L'équipe Cousteau contrevient à toutes ces directives, selon les témoins.
    L'Alcyone a donc été avisé par téléphone de cesser ses activités, puis la télécopie de révocation est tombée quelques heures plus tard.
    Pour sa part, l'équipe Cousteau nie tous ces abus. A Paris, Francine Cousteau, à la tête de l'Organisation, estime que son équipe n'a pas commis d'erreur et a accusé l'industrie touristique de Tadoussac "d'avoir monté cette affaire en épingle".
    A noter que le parc marin Saguenay-Saint-Laurent, créé en juin 1998, n'a jusqu'à présent entamé aucune poursuite judiciaire à l'encontre d'un bénéficiaire de permis. L'affaire Cousteau risque d'être la première.

    Abdelaziz MEFTAH (Cybersciences)

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