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Le zoo de Témara en cours de démolition

Par L'Economiste | Edition N°:2635 Le 22/10/2007 | Partager

. Un projet immobilier lancé alors que le nouveau zoo n’est pas opérationnel . Des inquiétudes pour les animaux en captivité «MAIS où sont passés le bison d’Amérique, l’autruche d’Australie et les singes magots», demandent les visiteurs du zoo de Témara. En effet, le désarroi est palpable devant les grues et gros engins qui s’activent à démolir l’infrastructure. Pourtant, l’on savait qu’un complexe immobilier devait être construit sur le site. Mais seulement après le transfert des animaux dans un nouveau zoo. Apparemment, les pelleteuses sont arrivées plus tôt que prévu, et les animaux ont été relégués dans un coin du zoo. Leurs regards inquiets font mal au cœur. Et les enfants, très sensibles, s’indignent. «Il aurait été plus judicieux de procéder autrement: construire le nouveau zoo, déplacer les animaux et enfin démarrer le projet immobilier», affirme Saïd Mouline, président de la commission Environnement à la CGEM. Mais aujourd’hui, vu l’état d’avancement du projet immobilier et l’absence de construction du nouveau parc, la crainte de perdre ce riche patrimoine faunique se précise. Le personnel du zoo aussi semble dépassé par les évènements. «Le terrain a été cédé. On ne sait rien d’autre», déclare un employé. Des questions se posent face à l’inertie du Haut commissariat aux Eaux et Forêts, département chargé de ce dossier. Contactés à maintes reprises, les responsables n’ont pas donné suite à nos interrogations concernant le projet de construction du nouveau zoo. Au CRI de Rabat, on rassure quant au bon déroulement du projet, des ateliers de travail étant tenus régulièrement à cet effet. Pendant ce temps, ce sont les animaux qui risquent d’être sacrifiés, ne pouvant pas survivre au milieu du bruit et de la poussière générés par les travaux. Notons que le zoo de Témara abrite des espèces classées sur la liste rouge des espèces les plus menacées dans le monde. Il ne s’agit donc pas de sacrifier la faune et la flore pour les remplacer par des logements. Et ce, même si la question dans ce domaine est également cruciale. . Plans de survie Hormis le fait que le zoo soit très apprécié du public pour sa vocation récréative (amour des animaux, découverte de leur comportement et sociabilité), celui-ci contribue à l’éducation du public et à la conservation d’espèces. Le zoo est pour bon nombre de citoyen l’occasion de découvrir le monde animal. Sa visite peut être une opportunité unique pour les enfants, particulièrement réceptifs à la biodiversité animale. Ils sont aussi plus sensibles à la protection des animaux. Avant même que l’écologie ne devienne à la mode, les zoos se sont investis d’un nouveau rôle : la conservation des espèces en voie d’extinction. En effet, des milliers d’animaux sont aujourd’hui condamnés à disparaître du fait même de l’être humain. Ce dernier est, de fait, responsable de la destruction des écosystèmes (des forêts entières sont rasées) et des massacres à des fins commerciales (peaux d’animaux, ivoire, crâne de singe…) Les zoos s’associent aujourd’hui vers des associations mondiales pour établir des plans de survie et tenter la réintroduction de certaines espèces dans la nature. C’est d’ailleurs le cas du zoo de Témara qui a procédé à des naissances d’espèces très rares telles que le fennec et le lycaon. Il a également été choisi par une association internationale pour le programme de réintroduction du lion de l’Atlas (cf. www.leconomiste.com). Par ailleurs, on ne peut parler de développement d’un pays et ignorer la protection de la biodiversité. Le réseau d’interaction entre êtres vivants qui la définit est une chaîne dans laquelle les uns mangent les autres, les uns coopérant avec les autres, et c’est ainsi que la vie procède pour se maintenir. Donc, si on ignore sa protection, on contribue à l’extinction d’une partie de la vie. Jihane KABBAJ

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