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Société

Oujda, mille ans d’histoire…, et ce n’est pas fini!

Par L'Economiste | Edition N°:2635 Le 22/10/2007 | Partager

. L’Oriental, fier de son passé et qui construit son avenirIL faut souvent faire attention à la sociologie des blagues. Car elles sont révélatrices des enjeux du moment. A Oujda, il en est une qui revient dans les discussions chez les jeunes. «Chez nous, même les mouches veulent émigrer». Il faut se rendre à l’évidence: là-bas, les jeunes ne rêvent que d’une chose, tenter leur chance ailleurs. L’effervescence qui caractérise la ville en été, avec l’arrivée des MRE, contrastant avec son marasme en hiver, finit par lever tout équivoque. A l’est, pas d’opportunités non plus. La fermeture des frontières avec le voisin algérien réduit les opportunités. L’enclavement aura durement frappé au cours de ces dernières années. La région a vécu ses heures de gloire sur le plan économique avec la grande époque de l’industrie extractive notamment. Mais elle s’est vue petit à petit mise en difficulté par leur déclin progressif. Les entreprises agricoles, autre activité économique importante, ont également souffert de l’absence de véritable vision, même s’il y a eu quelques sucess-stories portées surtout par des initiatives privées. Résultat: l’Oriental est devenu une région à faible revenu, avec un taux de chômage élevé… La région a encaissé, mais sans jamais sombrer, et, progressivement, commence à revenir... Les décideurs locaux ont rapidement compris que le salut dans une région largement «sous-tertiairisée» passerait par la diversification, les projets structurants et aussi la communication…, d’où l’opération du week-end dernier initiée à l’occasion de la sortie du livre «Oujda, porte du Maroc - Mille ans d’histoire»(1). Certes, un petit pas sur le plan médiatique, mais un grand dans le chantier du développement. Car, pour accélérer le renouveau économique, il fallait d’abord investir dans un travail de rénovation de l’image. «Oujda a une image schématique presque négative», confie à L’Economiste Mohamed Brahimi, wali de la région de l’Oriental. Mais pour aller de l’avant, il faut parfois regarder dans le rétroviseur. Oujda a une histoire autant que les autres villes impériales. Et, aujourd’hui, d’autres atouts en main. Disponibilités foncières et humaines, infrastructures adaptées et, progressivement, des filières d’enseignement à niveau. Pour séduire les candidats à l’implantation, tout y passe: zones d’activités dédiées, impulsion d’un pôle d’enseignement important. Le tout est décliné à travers une approche territoriale qui se donne d’abord pour objectif de doper l’attractivité. Avec la volonté de travailler ensemble, les décideurs semblent avoir pris leur destin en main pour l’avenir de leur territoire. Contournant les questions d’égo, d’animosités personnelles qui font parfois capoter les projets. Actuellement, grâce aux efforts des autorités, les objectifs de révalorisation sont en train de reprendre le dessus.


Projets

LA région va faire sortir de terre une technopole. Beaucoup d’entreprises placent d’ores et déjà les espoirs en elle. En attendant la matière grise qui pourrait irriguer les futurs réseaux de PME/PMI. Les riches plaines des Trifas et d’Angad pourraient être le cap de pôles de compétitivité agricoles à vocation mondiale. Des dossiers importants sont d’ores et déjà en cours de finalisation. Avec, à la clef, la création de plusieurs centaines d’emplois, notamment dans les filières touristique (Saïdia-Fadesa), logistique (Taourirt-Nador) ou encore minière (Bouarfa-Figuig). Le projet de dévoloppement local intégré de l’embouchure de la Moulouya et des Beni Snassen (plus connu sous le nom de Délio), qui doit cibler près de 7 millions ha de terres pastorales et 200 km de littoral, va dans ce sens aussi. D’autres devraient suivre.Mohamed Benabid-------------------------------------(1) Avec, cependant, quelques couacs à l’organisation. Programme trop chargé pour une seule journée, casé entre deux vols aux horaires inconfortables et, en bonus, le risque de croiser une hôtesse désagréable qui vous fait regretter certains déplacements.

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