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    Economie

    Le secteur minier en 1990

    Par L'Economiste | Edition N°:10 Le 02/01/1992 | Partager

    L'Association des Industries Minières du Maroc a édité son rapport pour l'année 1990. La production minière nationale a atteint 22,37 millions de tonnes en 1990. La part du secteur, qui englobe aussi bien l'extraction que l'industrie minière et l'industrie de transformation des substances minérales, dans le P.I.B, est de l'ordre de 6%. Les recettes à l'exportation de l'industrie minière représentent 34,23% des exportations nationales contre 34,4% en 1989.
    Les extractions de phosphates du groupe O.C.P ont connu une hausse de 9%, les autres minerais rencontrent des difficultés diverses.

    LA production minière nationale a atteint 22,37 millions de tonnes en 1990 contre 19,1 millions de tonnes en 1989, soit une progression de 11,62%. La production des produits transformés est passée de 3,44 millions de tonnes à 5,04 millions de tonnes, avec une hausse de 48,4% au niveau des dérivés des phosphates et 1,7% au niveau des métaux.
    Les ventes locales du secteur ont enregistré une progression de 68,6% passant de 6,43 millions de tonnes à 10,85 millions de tonnes. Les exportations qui ont atteint 16,05 millions de tonnes ont augmenté pour leur part de 3,6%.
    Le secteur minier a réalisé en 1990, un chiffre d'affaires global de 13 milliards de Dirhams en hausse de 21,2% par rapport à 1989.
    Les investissements ont totalisé près de 1,3 milliard de Dirhams dont 62% en dépenses d'exploitation et de valorisation, 25,3% en travaux de recherches et 12,7% en formation et réalisations sociales.

    Les phosphates de l'O.C.P: 10,5 milliards
    de Dirhams de recettes à l'exportation

    La production nationale a été de 21,36 millions de tonnes en 1990. Les ventes à l'étranger ont été de 11,672 millions de tonnes de phosphates, et 3,56 millions de tonnes de dérivés de phosphates représentent respectivement 31,55% et 37% des exportations mondiales. La production mondiale des phosphates bruts a atteint 156 millions de tonnes en 1990. Les livraisons des pays producteurs de phosphates à leur propre industrie de transformation ont atteint 119 millions de tonnes en 1990, en légère augmentation de 1,2% par rapport à 1989. Les exportations ont par contre chuté de 16,2% passant de 44,1 millions de tonnes à 37 millions de tonnes.
    Au niveau de l'acide phos-phorique, la production mondiale est d'environ 16 millions de tonnes, les exportations de l'acide phos-phorique et des engrais ont dépassé les 9,6 millions de tonnes.
    En ce qui concerne les prix de vente moyens à l'export, les phosphates sont restés relativement stables, par contre ceux de l'acide phosphorique et des engrais ont connu des baisses de 5 à 10%.
    Pour le groupe O.C.P, l'extraction des phosphates a atteint 20,36 millions de tonnes contre 18,68 millions pour l'année 1989, soit une hausse de 9%. 83% de cette production sont extraits des carrières. Le centre de Khouribga demeure le plus important et a extrait 13,5 millions de tonnes, Youssoufia 2,99, Benguerir 2,39, et enfin Phosboucraâ 1,47 millions de tonnes. Les recettes à l'exportation du Groupe O.C.P en phosphates bruts et produits dérivés ont atteint 10,5 milliards de Dirhams, dont 65,5% proviennent de la vente des produits dérivés.

    Le plomb: la contrainte "anti-plomb"

    La production nationale du minerai de plomb a atteint 95.630 tonnes, en légère hausse de 2,60% par rapport à l'année précèdente.
    La production minière mondiale de plomb a enregistré en 1990 une progression de 2,5%, atteignant 3,43 millions de tonnes. Ce métal continue de subir la contrainte des conditions de son utilisation et des législations anti-pollution et "anti-plomb" qui se généralisent à travers le monde. C'est grâce à la fabrication des accumulateurs qui représentent près de 62% de la structure de consommation du plomb que la consommation de ce métal dans le monde occidental est demeurée stable, avoisinant les 4,4 millions de tonnes.
    Taut au long de l'année 1990, les cours settlement ont subi des fluctuations très importantes entre le niveau le plus bas de 313 Livres sterling/tonne le 18 Décembre 1989 et le niveau le plus haut de 815 Livres sterling/tonne le 16 Mars 1990. A partir du mois de Septembre la régression s'est accentuée. La moyenne annuelle de quatre cotations est passée de 409,8 Livres sterling/tonne en 1989 à 449,8 Livres sterling/tonne en 1990, enregistrant une progression de 9,76%.
    Pour la Compagnie Minière de Touissit, le volume des ventes des concentrés de plomb a enregistré une hausse de 10% par rapport à l'année 1989 et a porté sur 76.777 tonnes dont 78,20% destinés à la Fonderie Oued El Heimer. Le chiffre d'affaires réalisé par la société est de 264,4 millions de Dirhams contre 222,6 millions de Dirhams en 1989, soit une augmentation de 19,2%. Les investissements miniers de la société qui représentent 5% de ce chiffre d'affaires, ont porté sur 12,93 millions de Dirhams dont 33% en dépenses de recherche.

    Le zinc: un climat de grève

    La production minière nationale de zinc est en progression de 5,8% passant de 34.820 tonnes à 36.860 tonnes en 1990. L'exportation de 40.385 tonnes contre 28.800 tonnes l'année précédente a permis une recette de 107 millions de Dirhams, en augmentation de 26%.
    La production minière de zinc dans le monde a légèrement augmenté de 3,6% par rapport à 1989, passant de 7,14 millions de tonnes à environ 7,4 millions de tonnes. La consommation a de son côté légèrement diminué, passant de 5,23 millions de tonnes à 5,17 millions de tonnes. Le développement de la galvanisation au cours des dix dernières années a permis à cette branche d'activité de devenir le principal utilisateur de ce métal avec 50% de la consommation.
    Comme conséquence à la situation de marché et à la conjoncture économique mondiale, les cours qui ont connu un niveau de 1.554 Dollars/tonne au premier semestre de l'année ont enregistré à partir du mois de Juillet une tendance à la baisse, pour se situer à la moyenne annuelle de 1.490,6 Dollars/tonne contre 1.620 Dollars/tonne pour l'année précèdente, après avoir atteint le prix le plus fort de 1.870 Dollars/tonne le 10 Mai et le prix le plus bas de 1.231 Dollars/tonne le 30 Novembre.
    La Société Minière du Djebel Aouam a procédé en 1990 à l'augmentation de son capital, auquel la C.M.T a souscrit pour 16 millions de Dirhams et le BRPM pour 8 millions de Dirhams. Les deux organismes détiennent dorénavant respectivement 28,73% et 33,34% de la société. L'exercice de la société a été de nouveau perturbé par des grèves qui ont duré plus de deux mois et qui ont eu pour conséquence une baisse de production de 16% par rapport à 1989. La production a atteint 2.640 tonnes de concentrés de zinc.
    Les ventes de la société sont en baisse. En concentré de zinc, elles ont atteint 4.348 tonnes, soit une baisse de 4% par rapport à 1989.

    Le cuivre: recettes en baisse

    La production minière nationale de cuivre a atteint 42.140 tonnes en progression de 0,70% par rapport à l'année écoulée. Les exportations de 39.173 tonnes, contre 39.496 tonnes en 1989 ont permis une recette de 214,25 millions de Dirhams, soit une baisse de 7,3% par rapport à1989.
    La production minière mondiale de cuivre a atteint 9,2 millions de tonnes dont 20% proviennent des pays de l'ancien bloc communiste et de la Chine. La production mondiale de cuivre raffiné a atteint 11,3 millions de tonnes dont 78% proviennent des pays occidentaux. La consommation pour sa part est restée assez stable aux environs de 11 millions de tonnes.
    La moyenne des cours du cuivre pour 1990 a chuté de 18% par rapport à 1989, passant de 1.715 Livres sterling/tonne à 1.457 Livres sterling/tonne. Pour la Société Minière de Bou-Gaffer, Somifer, la production de concentré de cuivre a atteint 32.000 tonnes, soit une baisse de 7% par rapport à 1989. Les améliorations de la teneur de tout venant oxydé et des rendements métallurgiques de l'unité de l'ixiviation entreprises au cours de l'année 1990, ont permis à la mine d'augmenter sensiblement la production du métal contenu dans le cément de cuivre. Le chiffre d'affaires à l'exportation a atteint 187,6 millions de Dirhams, en recul de 13% en comparaison à 1989.

    Le fer: des difficultés financières pour
    la Société d'Exploitation des Mines du Rif

    La production nationale de fer a atteint 176.000 tonnes, en baisse de 16% par rapport à 1989. Les exportations ont portés sur 65.060 tonnes contre 84.970 tonnes en 1989 pour une recette globale de 12,2 millions de Dirhams en régression de 28,2%.
    La production mondiale du minerai de fer s'est stabilisée au niveau d'un milliard de tonnes, et ce du fait d'une demande en baisse de 2% pour la production mondiale d'acier brut. Comme pour les métaux non ferreux, les prix du minerai de fer sont négociés et arrêtés entre producteurs et sidérurgistes dans un cadre d'entente mutuelle. Pour 1990, les prix ont été légèrement améliorés. Les difficultés financières que connaît la Société d'Exploitation des Mines du Rif depuis quelques années continuent de peser lourdement sur l'exploitation normale de la mine. La production de minerai de fer est en baisse de 36,5% par rapport à l'année précédente passant de 125.894 tonnes à 80.000 tonnes. La production de la bentonite a atteint 5.569 tonnes contre 5.300 tonnes en 1989. Les ventes de 83.800 tonnes de minerai de fer sont en recul de 18% par rapport aux réalisations de 1989. Une hausse sensible de 37% a été enregistrée dans les ventes de Bentonite qui ont atteint 5.200 tonnes. Le chiffre d'affaires réalisé par la Société a atteint 15 millions de Dirhams contre 16,05 millions en 1989, soit une régression de 6,5%.
    La production nationale de charbon est passée de 504.000 tonnes en 1989 à 526.000 tonnes en 1990, soit une hausse de 4,37%. Cette production a été totalement destinée à la consommation locale. Le Maroc, a par ailleurs importé 1.225.920 tonnes de charbon pour une valeur de 600 millions de Dirhams.

    La production mondiale du charbon en 1990 dépasse les 3,6 milliards de tonnes. La Chine demeure le principal producteur du monde avec 1,06 milliard de tonnes. L'Australie est considérée comme le premier exportateur de cette substance avec 101 millions de tonnes. Les échanges mondiaux de charbon ont enregistré quant à eux une hausse de 5% par rapport à 1989.
    Le plan d'assainissement élaboré par le B.R.P.M pour maintenir les Charbonnages du Maroc dans les meilleures conditions a donné ses premiers effets.
    La production a été légèrement améliorée passant de 504.300 tonnes en 1989 à 526.000 tonnes en 1990. Les ventes ont atteint 610.784 tonnes, en progression de 11%. Les Charbonnages du Maroc ont réalisé un chiffre d'affaires de 395.410 millions de Dirhams, en augmentation de 17,5% par rapport à l'année 1989.
    Les travaux de recherche poursuivis aux cours de l'année, par l'exécution de 14 sondages ont permis de reconnaître la structure du gisement se trouvant à l'Ouest du puits III et de mettre en évidence de nouvelles réserves.

    L'argent: l'industrie photographique demeure le principal débouché

    La production nationale a atteint 190,5 tonnes contre 194,8 tonnes en 1989 et 170 tonnes en 1988. Les exportations de 180,55 tonnes de ce métal, d'un tonnage équivalent à celui de l'année précédente, ont permis une recette de 227,67 millions de Dirhams en baisse de 16,5% par rapport à 1989. En effet, les métaux précieux en général, et l'argent en particulier perdent d'année en année leur prestige sur des marchés de plus en plus déprimés. Depuis le début des années 80, la situation de ce métal est plutôt excédentaire. L'offre globale d'argent, recyclage compris, s'élève à près de 21.000 tonnes par an pour une demande ne dépassant pas les 16.000 tonnes.
    L'industrie photographique demeure le principal débouché de ce métal avec près de 48% de la consommation mondiale.
    La moyenne des cours a atteint 2,73 Livres sterling/once, le plus bas niveau depuis 14 ans, en baisse de 18,5% par rapport à l'année écoulée.
    La Société Metallurgique d'Imiter a extrait 249.065 tonnes.
    Le traitement de 246.780 tonnes de minerai à 581g d'argent /tonne, en hausse par rapport à 1989 de 4% en tonnage et de 2% en teneur, a permis de produire 126.020 kg d'argent-métal, soit une hausse de 3,53% en comparaison aux réalisations de 1989. La Société a réalisé un chiffre d'affaires de 148,263 millions de Dirhams, en baisse de 10% par rapport aux recettes de 1989 en raison de la dégradation des cours de l'argent. Pourtant Ces investissements ont atteint 17,8 millions de Dirhams dont près de 80% en dépenses de recherches.

    Hydrocarbures: l'ONAREP réagit par des accords

    Dépendant en quasi-totalité de l'extérieur pour ses approvisionnements en pétrole, le Maroc n'a pas échappé au désordre qu'a entraîné le choc pétrolier sur la scène internationale où le prix a presque doublé, après avoir connu une moyenne de 15 Dollars le baril au cour du mois de Juillet 1990, avant l'invasion du Koweit. Les multiples interventions de l'ONAREP ont abouti à des accords de coopération signés avec la S.C.P et avec des partenaires étrangers comme Pétrocanada, la Japan National Oil Corporation (INOC) et d'autres grandes entreprises qui interviennent dans le domaine de la production pétrolière.
    Au niveau de l'exploitation, les livraisons de gaz de Meskala et Toukimt aux installations de traitement de phosphates de Youssoufia, ont augmenté de 70% par rapport à 1989, passant de 10,26 millions de m3 à 17,30 millions de m3. Par contre les enlèvements de la S.C.P et de la Compagnie Marocaine de Carton et de Papier (C.M.C.P) à partir des gisements du Gharb ont baisé respectivement de 43,2% et 13,75% par rapport à l'année 1989. Les ventes de gazoline et de pétrole à la S.C.P se sont élevées respectivement à 4.806 et 947,2 tonnes. Le chiffre d'affaires total des hydrocarbures vendus par l'ONAREP a atteint 66,49 millions de Dirhams. Enfin, en 1990, les productions de la Société Chérifienne des Pétroles en pétrole brut et en gaz naturel ont été respectivement de 9.600 tonnes et 5,6 millions NM3.

    LaÏla TRIKI

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