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Politique Internationale

Le langage résulterait d'une mutation génétique

Par L'Economiste | Edition N°:741 Le 06/04/2000 | Partager

. Cette mutation serait survenue sur le chromosome Y voilà des dizaines de milliers d'années

. Elle aurait également été la cause de notre vulnérabilité aux maladies mentales
L'homme de Neanderthal était-il doué de la parole? Alors que la question se trouve au coeur d'un débat passionné entre chercheurs, un psychiatre de l'Université d'Oxford, en Angleterre, crée l'événement. Appelé à se prononcer sur la question lors d'une conférence réunissant des paléontologues, des anthropologues et des généticiens tenue à Londres, le 28 mars dernier, celui-ci lâche une bombe. Selon Tim Crow, le langage est le résultat d'une mutation génétique. Celle-ci serait survenue chez un seul homme, voilà des dizaines de milliers d'années. La mutation serait survenue sur le chromosome Y, que seuls les hommes possèdent. Elle serait ensuite répandue à toute l'espèce. Le nouveau gène aurait entraîné toute une série de changements biochimiques qui auraient culminé avec la spécialisation des deux hémisphères du cerveau et la maîtrise du langage complexe. Cette théorie, affirme-t-il, pourrait être validée en comparant les chromosomes humains à ceux des primates.
Quant à la période d'apparition de cette mutation, aucune réponse convaincante n'est actuellement avancée. L'homme moderne serait apparu voilà 150.000 ans. Il ne possédait sans doute pas de langage évolué au début. Les anthropologues estiment, par contre, que nos ancêtres maîtrisaient certainement les mots voilà 30.000 ans. L'évolution est donc survenue quelque part entre ces deux dates.
Cette mutation expliquerait la manière dont notre espèce en est venue à dominer la planète. Mais elle expliquerait aussi pourquoi nous sommes si vulnérables aux maladies mentales, souligne le professeur Crow. Les schizophrènes et maniaco-dépressifs affectent la capacité du cerveau à traiter le langage, ce qui laisse penser qu'il y a un lien. D'autres types de désordres, comme la dyslexie ou l'aphasie, impliquent aussi les fonctions cérébrales reliées aux mots. Ils seraient liés à la manière dont notre cerveau s'est organisé autour de pouvoir unique dans le
règne animal.
Autre indice à mettre à l'actif de la théorie de Crow, la découverte de deux chercheurs canadiens en 1997. Laura Ann Petitto, du Département de Psychologie de l'Université McGill et Robert Zatorre, neuropsychologue de l'Institut neurologique de Montréal, ont affirmé après plusieurs tests sur des personnes profondément sourds que la partie de notre cerveau qui interprète les mots et les syllabes servirait aussi à décoder le langage des signes.

Abdelaziz MEFTAH (Cyberscience)

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