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Le Japon retrouve la croissance après 7 ans de déflation

Par L'Economiste | Edition N°:2430 Le 26/12/2006 | Partager

. La faiblesse de la consommation entrave la reprise de l’économie . Les entreprises doivent être plus généreusesLE Japon, 2e économie mondiale, est sorti en 2006 de la déflation et a retrouvé le chemin de la croissance. Mais dans le même temps, sa lente conversion aux moeurs capitalistes «à l’occidentale» et les inégalités qu’elle engendre continuent à se heurter à de sourdes résistances. Après plus de 7 ans de déflation, les prix à la consommation sont enfin repartis à la hausse fin 2005, ce qui a conduit la Banque du Japon, jusque-là seule grande banque centrale du monde à pratiquer des taux d’intérêt zéro, à porter en juillet le loyer de l’argent à 0,25%. De plus, le Japon a battu en novembre son record d’expansion économique la plus longue depuis 1945 (à défaut d’être la plus forte) après 58 mois consécutifs de croissance. Ainsi, beaucoup d’entreprises ont réalisé au 1er semestre de l’année les meilleurs bénéfices de leur histoire. Mais pour bien des Japonais, ces embellies statistiques n’entraînent aucune amélioration de leur quotidien. Une écrasante majorité d’entre eux, 81%, selon un sondage publié en mars, se plaignent d’une aggravation de la fracture sociale dans leur pays, traditionnellement très égalitaire. «L’aspect le plus significatif de la reprise économique actuelle est qu’elle laisse beaucoup des gens sur le carreau, contrairement au boom des années 1960 dont tout le monde avait l’impression de bénéficier», explique Noriko Hama, économiste à l’Université Doshisha. «Les entreprises japonaises ne peuvent plus faire autrement que de prendre part à la compétition mondiale. De ce fait, il leur est devenu impossible de se substituer à l’Etat en prenant tout le monde sous leur aile protectrice comme elles le faisaient auparavant», avec leurs effectifs souvent pléthoriques et le système d’emploi à vie, poursuit-elle. Désormais, «elles doivent faire le tri entre les forts et les faibles, entre les capables et les incapables. C’est ainsi que se comporte une économie de marché. Le résultat est qu’il y a des gagnants et des perdants», souligne Hama qui relève que «jamais, à aucun moment de son histoire, le Japon n’a connu de telles inégalités». Par ailleurs, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, a exhorté le 25 décembre les entreprises nippones à «faire bénéficier les ménages» de leurs «revenus élevés», un appel voilé à la hausse des salaires alors que la faiblesse de la consommation entrave la reprise de la 2e économie mondiale. Le Japon connaît actuellement sa plus longue phase d’expansion depuis la Seconde guerre mondiale, soutenue par l’investissement des entreprises et par les exportations. Mais dans le même temps, la consommation privée ne décolle pas, ce qui atténue la vigueur de la reprise. Les entreprises japonaises se montrent en effet réticentes à augmenter les salaires de leurs employés, bien qu’un grand nombre d’entre elles ait réalisé ces derniers mois des bénéfices record.Synthèse L’Economiste

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