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Economie

Le détail du plan stratégique

Par L'Economiste | Edition N°:1671 Le 26/12/2003 | Partager

. Permis à puces, réhabilitation des routes, contrôles inopinés, verbalisation des piétons… . Objectif: Renverser la tendance des accidents d'ici 2005 Moderniser les textes législatifs, durcir le contrôle et les sanctions, mettre à niveau routes, équipements et contrôleurs… Ce sont-là autant de mesures qui seront adoptées par le département du Transport.L'enjeu est de taille, car il s'agit d'endiguer le fléau des accidents de la circulation et renverser leur tendance, actuellement à la hausse, à l'horizon 2005. Un plan stratégique intégré d'urgence de sécurité routière a été adopté à cet effet. Les premières actions ont déjà été mises en route dès cette année. D'autres devraient suivre au cours de l'année prochaine.Mais avant l'élaboration du plan, des priorités ont été arrêtées. Il s'agit d'effectuer des interventions pointues en ciblant les usagers vulnérables, en particulier les enfants. Le département de tutelle compte s'y prendre en privilégiant des «actions concrètes à résultat immédiat et effet durable». . Inadvertance et incivismeLe plan intégré, quant à lui, s'articule autour de plusieurs axes liés les uns aux autres par des rapports de cause à effet. Parmi eux, figure la coordination de toutes les instances opérant dans la circulation routière. Un ensemble de mesures sont prévues tant sur le plan législatif, du contrôle, des sanctions, de la sensibilisation que celui de l'information pour un meilleur comportement des conducteurs et des citoyens. Car il s'avère que l'inadvertance et l'incivisme des usagers constituent encore l'épine dorsale des accidents de la route. Côté législation, le nouveau code de la route prendra effet à compter de l'année prochaine. Une réactualisation des définitions des termes et des mises à jour est programmée conformément à la convention internationale sur la circulation routière. Dans la même lancée, le département du Transport compte insérer des règles de circulation autoroutière ainsi qu'un cadre réglementaire du transport des matières dangereuses. Autre axe important pour l'optimisation du plan, la réhabilitation des infrastructures routières et des voiries urbaines. Des actions sont en cours afin de renforcer et accélérer les secours dispensés aux victimes des accidents. Il s'agit notamment de transporter les victimes aux structures médicales les plus adaptées et ce, abstraction faite du découpage administratif. Par ailleurs, les propriétaires de véhicules seront amenés à utiliser des équipements susceptibles d'accroître le niveau de sécurité. L'intérêt, selon les responsables du ministère, est d'arriver «à harmoniser juridiquement les dispositions du projet en fonction des conventions internationales». L'instauration du permis à points et de la durée de vie de ce document s'inscrit aussi dans cette logique. Parallèlement, la formation des conducteurs subira plusieurs réformes, notamment celle du système des examens du permis de conduire. Ce dernier ainsi que la carte grise devront passer au mode électronique dès 2004. Une sorte de carte à puces intégrant l'ensemble d'informations sur le conducteur, le véhicule, les contrôles techniques…Sur le volet de la répression, un ensemble de mesures devront voir le jour. Bien évidemment, le traitement automatisé des données concernant le conducteur permettra de faciliter cette tâche. Lors du contrôle, les agents verbalisateurs adopteront de nouveaux outils de mesure et d'évaluation de la contravention. Cette opération sera accompagnée par une hiérarchisation des amendes relatives aux infractions (transactionnelles et forfaitaires). A cet effet, des commissions régionales seront instituées. Leur mission consistera à ordonner notamment la suspension, voire le retrait du permis de conduire. En cas d'accident grave, une commission d'enquête sera diligentée. Pour leur part, les piétons en contravention seront également sanctionnés. Ils se verront dresser un procès-verbal. Une amende évaluée à 50 DH sera instituée. Il faudra prévoir plus d'un agent pour gérer la situation, surtout au niveau des autoroutes qui nécessitent des pelotons d'agents. Autre axe du plan stratégique, le contrôle et les sanctions qui en découleront. L'année 2004 connaîtra un redéploiement des contrôleurs routiers et leur équipement en logistique. Une modernisation des équipements de contrôle routier est dans le pipe (acquisition de radars modernes, bascules, véhicules adaptés…). Des actions de mise à niveau, de formation et de recyclage cibleront les agents de contrôle en 2004-2005. Dans la même logique, la coordination des activités de contrôle sera renforcée entre la gendarmerie, la Sûreté nationale et les contrôleurs routiers.La vétusté du parc national a souvent été pointée du doigt. Souvent décriée et considérée comme l'une des principales causes des accidents graves, elle sera atténuée par le durcissement du contrôle technique. Pour pallier ce critère négatif de vétusté et les contrôles complaisants de certains centres techniques, un programme de modernisation et de réglementation des centres de visite a été enclenché en 2003. Il prendra fin en 2005. Des actions inopinées et ponctuelles de contrôle ainsi que des contre-visites de certains véhicules déjà contrôlés auront lieu. Un contrôle technique mobile verra le jour pour vérifier la véracité des visites effectuées.


Le lourd bilan des agglomérations

Les agglomérations détiennent le plus fort taux des accidents. Pour preuve, en 2002, à elle seule la capitale économique a connu 12.814 accidents déclarés. Selon le ministère du Transport, entre 2001 et 2002, le nombre de tués de la route a été de l'ordre de 9,9% en agglomération contre 0,2% hors agglomération. De même que les blessés graves, ils ont été de 4% en agglomération en 2001-2002 contre 2,8% hors agglomération. Pour endiguer ce fléau, des programmes de construction de murets de protection et un traitement régulier des points noirs ont été adoptés.A. R.

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