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Culture

Le court-métrage marocain apprécié à… Naples

Par L'Economiste | Edition N°:2883 Le 17/10/2008 | Partager

. Trois prix pour «Le Dernier Cri» de Basket . Dialogue, paix et tolérance au menu «LES Courts du monde». Il ne s’agit pas d’une erreur d’orthographe sur le terme court. C’est en fait l’intitulé du grand festival annuel du court-métrage organisé à Naples (Italie). L’association initiatrice de ce festival a opté pour la formule Cinéma du Monde. Sans spécification ou particularité ethnique ou religieuse. A titre d’exemple, l’édition de l’année dernière a été consacrée au cinéma iranien. Pour l’édition 2008, c’est le Maroc qui a été à l’honneur.Pourquoi le choix du Maroc? Les organisateurs, en l’occurrence l’Association Zéphir, estiment que le mot ou même le son «Maroc» renvoie inévitablement à des choses qui rappellent les mille et une nuits, le désert, les grands espaces ouverts, les vacances et surtout le grand folklore arabe. Avec l’avènement du jeune Roi, Sa Majesté Mohammed VI, le Maroc s’est lancé dans une nouvelle voie encore méconnue pour la plupart, faite notamment de tourisme et de grands chantiers, mais surtout de culture comme en témoignent les si nombreux festivals de cinéma qui se déroulent dans toutes les grandes villes et la forte impulsion donnée aux activités liées au cinéma comme les grands studios d’Ouarzazate aux limites du désert, affirme-t-on.Le festival, qui a duré 5 jours (du 8 au 12 octobre) a comporté trois sections de courts-métrages et de documentaires sur la fiction, le cinéma des femmes et le cinéma berbère. Trois vecteurs essentiels du développement artistique (comprendre surtout cinématographique) que les élites, intellectuels veulent développer dans un Maroc aux portes d’une modernité qu’il veut globale, populaire et aussi porteuse de savoir-faire et de propositions pour réussir le développement durable tant recherché.Encore une fois, pourquoi justement le Maroc, terre d’un cinéma jeune mais pas encore affirmé? Carlo Damascon, directeur artistique du festival répond: «Pour plusieurs raisons. Je suis très lié à ce pays, où j’ai vécu quelques années en enseignant à l’Académie d’arts dramatiques de Rabat, où j’ai mis en scène un Arlequin serviteur de deux maîtres dont on se souvient encore… Mais à côté de ces raisons purement affectives, il y a des motifs de caractère culturel». Et d’ajouter: «Je crois que l’heure est venue de faire connaître au public italien soit le cinéma marocain, soit plus en général sa réalité actuelle, au-delà des stéréotypes et du peu d’informations de caractère touristique. Il s’agit d’un pays parmi les plus modernes du monde arabe, le premier pour sa croissance économique». Il poursuit en s’interrogeant pourquoi cette cinématographie si jeune ne réussit pas à s’affirmer en Europe? Et pourquoi le génie national (metteurs en scène, scénaristes ou encore acteurs) ne s’est pas encore affirmé».Organisé en collaboration avec le ministère marocain de la Communication, le Centre cinématographique marocain (CCM), la mairie et l’université Fédérico II de Naples, le festival a été l’occasion pour les nombreux membres de la communauté marocaine installés dans cette ville de se retrouver. Histoire de revivre le Maroc tel que dépeint par les courts-métrages de Fouad Souiba, Jihane Bahhar, Hamid Basket…, et le documentaire «Nuba d’or et de lumière» d’Izza Genini. Réussi, le festival? Certainement. La communauté marocaine établie à Naples a revécu des scènes made in Morocco. Les Napolitains ont eu pour leur part un sujet de réflexion: différencier les Marocains des autres populations immigrées. Histoire de porter un regard sur l’autre. Le droit à la différence ne favorise-t-il pas le dialogue!


Compétition

PAS moins de 25 courts métrages ont représenté le Maroc à cette rencontre. Trois prix sont revenus au film «Akhir Sarkha» (Le Dernier Cri) de Hamid Basket. Un drame de la vie quotidienne d’un couple des bidonvilles. Le père étant sans travail, la mère cherche à subvenir aux besoins de sa petite famille. Entre les deux, un enfant partagé entre la réalité familiale (précaire) et les besoins d’un futur adolescent dont la mère s’est retrouvée prostituée malgré elle. L’enfant, objet de tous les sacrifices, regarde d’un œil naïf une précarité imposée par les circonstances d’un quotidien sommaire. Basket a décrit une enfance «volée», peut-être un jour récupérable. Poignant, le film a rencontré le jury et l’a convaincu. Trois prix lui ont été décerné. Chapeau! Abdallah ECHAKHS

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