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    Le CHU de Rabat veut informatiser le dossier patient

    Par L'Economiste | Edition N°:3122 Le 06/10/2009 | Partager

    . Le cahier des charges à un stade avancé. 371.700 consultations en 2008    Avec la décentralisation du système de santé publique lancée durant cette dernière décennie, la mission des responsables du Centre hospitalier Ibn Sina (CHIS) de Rabat est devenue difficile pour maintenir le statut de leur établissement comme premier centre hospitalier du pays. Plusieurs défis sont donc à relever. Le premier est l’amélioration de l’offre en soins de santé. Pour ce faire, la direction du CHU de Rabat a lancé plusieurs actions. Il faut tout d’abord commencer par la catégorie des infirmiers qui sont le plus souvent en contact avec les malades. Dans ce cadre, l’année 2008 a connu un regain d’intérêt à l’égard des pratiques infirmières, se traduisant par la mise en œuvre de plusieurs actions stratégiques et opérationnelles. Sur ce volet, il faut signaler l’extension du dossier de soins infirmiers pour toucher 100% des services cliniques du CHIS. Cette opération, conduite en partenariat avec le Centre hospitalier de Limoge, vise essentiellement la valorisation des prestations infirmières par la mise en place de bonnes pratiques professionnelles et l’ancrage de la culture de traçabilité des actes infirmiers, condition nécessaire pour garantir des soins sécuritaires. A noter que ce volet fait partie d’un grand projet en cours d’implantation. Il s’agit du dossier «patient minimum commun». «Ce dossier servira de socle à l’informatisation du dossier patient qui permettra la construction d’un système d’information hospitalier global orienté sur le patient et les soins qui lui seront dispensés», souligne Pr. Al Mountacer Charif Chefchaouni, directeur du CHIS. Selon ce dernier, après la validation de la mouture finale en 2008, le projet est actuellement fonctionnel sous forme papier. La préparation du cahier des charges pour son informatisation est à un stade avancé. «Nous comptons  lancer l’appel d’offres l’année prochaine pour que le système soit opérationnel en 2011», indique le directeur du CHIS. Ce système sera d’une grande utilité pour un établissement hospitalier qui accueille le plus grand nombre de patient du pays. En 2008, le nombre de consultations s’est élevé à 371.700, soit 7.148 consultations par semaine. A noter que 45% d’entre elles sont effectuées au niveau des urgences, c’est l’équivalent d’une prise en charge de 5% de l’ensemble des passages aux urgences recensées par le ministère de la Santé au niveau de l’ensemble du Royaume. En moyenne, on enregistre une hospitalisation pour chaque 5 consultations.Toujours dans le chapitre de l’amélioration de l’offre en soins, le  CHIS de Rabat a procédé à la mise en œuvre de plusieurs techniques innovantes, telles la simulation cérébrale profonde chez les patients souffrant de la maladie de Parkinson avec complications motrices, la chirurgie colorectale par coelioscopie et  les prothèses totales du genou assistées par ordinateur. Sur le plan des équipements, la direction de l’établissement a procédé à l’acquisition, avec le soutien financier du ministère de tutelle, de deux scanners 64 coupes, les plus performants installés dans le Royaume, pour un coût globale qui dépasse les 18 millions de DH (HT). Cette acquisition va renforcer la capacité des équipements existants. A titre d’exemple, pour les scanners, le nombre des examens réalisés s’élève à 26.948 en 2008 contre 29.525 examens en 2007, soit une réduction de plus de 8% en raison de pannes récurrentes qui ont entraîné l’immobilisation des appareils les plus productifs, âgés de plus de 12 ans et dont le remplacement est justifié. Le même constat est valable pour l’activité des différents blocs opératoires du CHIS qui ont affiché en 2008 une baisse de 14,43% du nombre d’interventions  chirurgicales, soit 5.178 interventions de moins par rapport à l’année 2007. Cette réduction est expliquée par la réorientation de l’activité vers des interventions plus lourdes au détriment des interventions chirurgicales de routine mais également par les travaux de rénovation du principal bloc opératoire de l’Hôpital Ibn Sina (2 ans de fermeture et 17 millions de DH d’investissement).  A noter que le nombre total des interventions réalisées l’année dernière s’élève à 30.537 interventions, dont 54% sont des interventions programmées et 46% urgentes. Ce qui représente une moyenne de 3,26 interventions chirurgicales par chirurgien en une semaine. Le développement des greffes d’organes et des tissus est également un autre chantier où beaucoup de travail reste à faire. Pour préparer le terrain, les services du CHIS, assistés depuis 2008  par l’Agence française de biomédecine, avec le soutien financier de l’Agence française de développement, sont lancés dans la réalisation d’un programme de greffes d’organes qui comporte notamment la création d’une banque de tissus. Nour Eddine EL AISSI 

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