×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Affaires

Lamacom: Un logo pour contrer la contrefaçon

Par L'Economiste | Edition N°:2851 Le 02/09/2008 | Partager

. Ramadan, période propice pour les contrefacteurs. Des pertes annuelles estimées à 30% du chiffre d’affaires Pour parer de façon efficace au fléau de la contrefaçon, Lamacom travaille sur un projet de logo higt-tech qui sera collé sur l’emballage et jugé «infalsifiable» par elle. Fabriqué en Allemagne, ce logo sera identifiable numériquement et coûtera près de 40 centimes par produit mis en vente. Il faut dire qu’avec l’arrivée de Ramadan, les ventes des produits ménagers décollent et avec elles la contrefaçon. Ce sont les produits phares de Lamacom qui sont les plus touchés par la reproduction illicite, essentiellement la coutellerie ménagère et les produits dérivés. La marque «Hadda», vendue par la société à 10 millions d’exemplaires par an, est particulièrement prisée par les contrefacteurs. Viennent ensuite des produits manuels ménagers (moulins, râpe- légumes, etc.). Derrière ce phénomène, se trouvent des personnes avides de gains faciles et travaillant généralement dans l’informel. «Ces personnes sont très difficilement identifiables car il s’agit d’importateurs et non de manufacturiers dont les ateliers se trouveraient, par exemple, au Maroc. Jusqu’ici, nous avons seulement réussi à localiser d’où les produits pénètrent sur le territoire national. Il s’agit principalement des portes de Sebta et Mellilia», affirme Khalid Sekkate, D.G. de Lamacom. Ces importateurs cherchent à inonder le marché avec ces produits contrefaits et essaient d’écouler le plus vite possible leur marchandise. «On parle même de réseaux de blanchiment d’argent dans le milieu», indique Khalid Sekkate, qui dénombre deux types de contrefaçons. Celles qui reproduisent les articles exactement à l’identique, imitant même le nom, la marque et le logo, et celles plus «soft» qui ne reproduisent que la forme, les couleurs, de telle sorte que, selon lui, «il devient difficile de parler de contrefaçon au niveau juridique». La contrefaçon fait perdre 30% de parts de marché à l’entreprise aussi bien en pertes directes qu’indirectes. La perte directe est estimée à 10%. La perte indirecte, estimée à 20% est, quant à elle, jugée beaucoup plus virulente puisqu’elle affecte l’image de marque de l’entreprise. «Les gens qui achètent le produit contrefait de mauvaise qualité croient acheter un produit de notre marque ce qui crée des clients insatisfaits. On estime qu’un client insatisfait vaut 8 clients de perdus», ajoute Sekkate. Lamacom a déjà porté plainte contre des contrefacteurs et obtenu gain de cause. Des dommages et intérêts lui avaient été versés par les coupables. Cependant, la voie juridique est loin de constituer le moyen le plus dissuasif pour lutter contre la contrefaçon. «Les contrefacteurs, une fois les dommages-intérêts payés, récidivent généralement en retournant à leurs fructueuses activités de reproduction», explique Sekkate.Mohamed MOUNADI

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc