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Politique Internationale

Jean-Jacques Goldman: le public en délire

Par L'Economiste | Edition N°:34 Le 18/06/1992 | Partager

Prenant fin à Fes le 10 Juin 92, la tournée de J. J. G, qui l'avait conduit dans les villes de Casablanca, de Rabat et de Meknès, a été un triomphe. Auparavant, le chanteur a accordé une interview exclusive à l'Economiste.

La rumeur enfle dans le complexe Mohamed V de Casablanca. Vendredi 5 Juin 1992, 21 heures.
Organisateurs et policiers sont mobilisés.
La foule est dense, nerveuse, impatiente.
Le thermomètre accuse encore 36 degrés. Dans quelques minutes "Il" va entrer. Dans quelques minutes le public va hurler. Ce sont des voix "déchaînées" qui vont appeler Jean-Jacques Goldman.
C'est aussi un public courtois, bien élevé qui attend l'"heure bleue".
Dans sa loge, souvenirs en vrac, souvenirs de trac. C'est le moment. Il y a ce "grondement" venant de la salle, qui plane en s'amplifiant. J. J. Goldman respire. J. J. Goldman transpire.
Il monte sur scène, entame "la nuit" et surgit sous le ballet des lumières bleues. Devant lui un océan de briquets s'allume.
Moment de plaisir intense, unique. Partage exceptionnel avec le public.
Depuis la scène, il voit. Il voit des gens se resserrer. Depuis la scène, il sent. Il sent la chaleur et l'émotion passer.
Le public transporté, s'électrise et fait un triomphe à J. J. Goldman et aux deux chanteurs qui l'accompagnent: l'américaine Carole Fredericks et le gallois Michael Jones.

Un trio époustouflant, puissant. Entre eux, coulent de longues années d'amitié, de soleil, de rivières, d'ombres et de lumières. Entre eux, une amitié personnelle, une amitié professionnelle, une affection et une complicité de tous les moments, qui les unit.
"Extatiques", les jeunes couvrent les musiciens en enchaînant les refrains du répertoire.
Les jeunes filles ne sont pas les seules à tomber en pâmoison.
Les hommes et les adultes aussi.
Côté Rabat, le miracle a lui aussi opéré.
C'est encore un public en "délire", aussi "bouillonnant qu'un volcan", qui a accueilli et ovationné le chanteur J. J. Goldman ainsi que tous ses complices artistes, musiciens. Même magie, même mystère, mêmes moments intenses de bonheur. Un public tombé sous le charme. Mais qui est cet artiste dont la sincérité, les convictions et la voix font vaciller des salles entières?
J. J. Goldman est à l'image de ses contemporains. Dans la vie, on doute, on devient parfois fou, on s'aime bien, on s'aime mal, on se sépare, on vit, on revit.
Sans faux-fuyants, sans boniments, J. J. Goldman "croque" la vie à pleines dents, avec réalisme. Ne pas aimer Goldman, c'est ne pas aimer la vie. Et lorsqu'il monte sur scène, il donne aux jeunes cette joie, cette passion, cette force, cette tenacité qui sont en lui.
Mais avec J. J. Goldman, la passion n'est pas éphémère, elle ne se fonde pas seulement sur des chansons, mais sur une "personnalité". Pendant le spectacle, la "folie Goldman", ou "Goldmanmania", est là. C'est exceptionnel d'avoir été le témoin, depuis le début, de ce "mélange de communion et de bonheur absolu". Sa sincérité, son humanité et surtout son talent suffiront à nous ensorceler.

Chaque soir, ce sera la même folie, la même "hystérie" collective, le même succès. Les mêmes liens forts. Adultes et jeunes se presseront vers la scène pour être plus proches du chanteur.
Ses fans l'adorent. "Tout ce qu'il dit, nous touche, tout ce qu'il dit, nous donne la chair de poule" dit une jeune de 15 ans.
Effectivement, pendant le concert, les jeunes "reçoivent" les messages que leur envoie le chanteur.
Les jeunes donnent tout à J. J. Goldman. Vagues d'amour qui croissent, prennent et surprennent.
A la fin du show, la salle a été "conquise".
Le public épanoui, "embelli".
J. J. Goldman est ravi, comblé, très agréablement surpris. Ses concerts ont remporté un énorme succès. L'expérience sera inoubliable.
Restera le souvenir fort et émouvant de cet échange entre le chanteur, entre l'artiste et son public.
"Une empreinte indélébile".
Le début d'une longue et belle histoire.

Nadia EL BAZ

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