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Economie

Intempéries
Casablanca paralysée

Par L'Economiste | Edition N°:3415 Le 01/12/2010 | Partager

. 35 personnes de Mohammedia emportées par les flots . Importantes coupures d’électricité. Circulations routière et ferroviaire coupées A Casablanca, la situation est catastrophique. Il a suffit de moins de 24 heures pour que les fortes pluies paralysent la capitale économique. A environ 50 km de la ville, 35 personnes dont un élément de la Protection civile ont trouvé la mort hier mardi. L’accident est survenu plus exactement à Bouznika vers 7 heures du matin quand l’autocar de la société de câblage Leoni (ex Valeo) a été emporté par les flots. Ce dernier transportait ses ouvriers de la ville de Mohammedia vers leur lieu de travail à Bouznika. Le chauffeur avait pris, en effet, le risque d’emprunter un pont situé sous Oued Laghbar et reliant les communes de Mohammedia et Mansouria. Non loin de ce drame, la commune de Benyakhlef à Mohammedia a été également inondée, à cause des fortes précipitations (158 mm). «Nous sommes en train d’essayer de drainer les flots vers le canal d’Aïn Tekki, avant que le centre-ville ne soit lui aussi submergé par les eaux», indique Mohamed M’fadel, président de la commune urbaine de Mohammedia. Plusieurs quartiers de «La ville des roses» ont été touchés par les pluies diluviennes, notamment les carrières d’Al Massira. La métropole est restée inaccessible mardi. Par mesure préventive, il a été décidé de maintenir fermés les établissements scolaires pour cette journée. En effet, les pluies torrentielles qui se sont abattues, dans la nuit de lundi à mardi, ont enregistré un pic jamais atteint de 178 mm à Casa-Anfa, rendant impraticables de nombreuses rues et artères de la ville. La Lyonnaise des eaux de Casablanca, Lydec, a avancé des hauteurs de pluies de 200 mm. Ce qui correspond à «la moitié des précipitations totales d’une année». Il faut dire que les infrastructures destinées à l’évacuation des eaux pluviales ont montré leurs limites et leurs capacités. La Grande Ceinture (203 mm) et la route d’Azemmour (200 mm) ont été les plus touchées. Toutes les trémies de la ville ont été inondées. Il s’agit, entre autres, des passages sous les voies ferrées et celui de la grande Mosquée Hassan II. «Les voies submergées par les eaux sont la route d’El Jadida, l’autoroute urbaine liant Casa à Rabat, la voie des Préfectures, Zerktouni, Al Qods, Mekka, FAR, Abdelmoumen et une partie du boulevard 2 Mars», indique-t-on auprès du Conseil de la ville de Casablanca. Plusieurs habitations ont été encore une fois inondées à Lahraouiyine, Sidi Maârouf et l’ancienne MédinaLydec a enregistré la coupure de 120 postes d’électricité suite à l’inondation de certains postes situés en sous-sols, notamment à Mohammedia, Aïn Harrouda, Zenata, près de la grande Mosquée Hassan II, au quartier Gautier et à Oukacha. Les autorités locales et Lydec sont restées à pied d’œuvre pour limiter les dégâts. Quelque 710 cadres et agents de maîtrise et 275 véhicules et motopompes ont été mobilisés par Lydec. La circulation des trains a été, elle aussi, perturbée. Une première dans l’histoire de l’ONCF, le trafic a été totalement arrêté depuis 5 heures du matin. Aucun train n’a circulé en direction de Casablanca. A l’heure où nous mettions sous presse, l’axe sud à partir de Rabat était encore bloqué. A cause des précipitations, deux grands évènements très attendus ont été annulés. Il s’agit du derby Raja-Widad et du concert de gala de l’Orchestre philarmonique.


Settat et Berrechid aussi sous les eaux

La province de Settat est aussi sous les eaux. En témoignent les chiffres des précipitations: 90 mm le week-end dernier contre 27,50 mm à la même époque de l’année dernière. Pis encore, hier à 7 h du matin, Settat a enregistré à elle seule 142 mm et la commune d’Ouled Bouziri 175 mm.Pour éviter les événements dramatiques de 2002 et de 2006, les autorités se sont mobilisées, surtout dans les communes limitrophes, notamment la ville de Ben Ahmed, El Brouj, Guisser et Machraâ Ben Abou, sachant que la retenue de Barrage Al Massira a déjà atteint 90% de son remplissage.Même situation à Berrechid où certains quartiers ont été déjà inondés et le trafic routier dans les principales artères de la ville est perturbé. Reste que jusqu’à présent, la zone industrielle n’a pas été touchée. En effet, l’aménagement des bassins de retenu en amont des zones à risque a permis de rester à l’abri d’éventuelles inondations du moins jusqu’à hier mardi.Sur le plan agricole, les fellahs qui, tout en appréciant les précipitations, commencent à craindre sérieusement pour leur récoltes surtout ceux qui ont déjà ensemencé leurs champs. En effet, la nature des sols dans la région de Chaouia ne supporte pas un trop plein de pluie. Ajouter à cela, les champs de maraîchage essentiellement les cultures de carottes, de navets, de pommes de terre, de choux-fleurs sont déjà engorgés d’eau et nécessitent aujourd’hui beaucoup de soleil pour leur assèchement en vue de leurs récoltes.A. E. C.


Nord: Plusieurs axes routiers coupés

Le Nord n’a pas été épargné par les intempéries qui se sont abattues sur le pays. Si la ville de Tanger, frappée durement lors des dernières années a été quelque peu épargnée cette année, d’autres villes comme Tétouan ou encore Chaouen ont subit de plein fouet les fortes pluies. Pour la petite bourgade de Chaouen, les précipitations ont atteint les 170 millimètres lors de la journée du lundi, soit autant que Casablanca. Mais à l’heure où nous mettions sous presse, aucun dégât majeur n’a été constaté. A Tétouan, les pluies ont grandement perturbé le trafic routier en provoquant la coupure de plusieurs axes routiers, dont celui allant vers Mdiq. Cette route est l’objet de fréquentes coupures en cas de forte pluviométrie. A noter que du côté de la Zone industrielle de Tanger, fortement touchée en 2008, reste épargnée pour l’heure. En attendant que l’alerte s’éloigne, les industriels croisent les doigts tout en mettant en lieu sûr leurs stocks et produits finis. Bouchra SABIB

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