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Intempéries: Agriculteurs, les seuls à garder le sourire

Par L'Economiste | Edition N°:3415 Le 01/12/2010 | Partager

. Seul bémol, le risque de perte de la production de clémentine. Un million de quintaux de semences sélectionnées vendues Les précipitations à la fois abondantes et généralisées sont bien accueillies partout dans les régions de production agricole. Bien plus, le ton est à l’euphorie. C’est particulièrement le cas des zones céréalières dont certaines ont déjà réalisé les semis ou enregistrent un état d’avancement jugé satisfaisant. Seul bémol, la menace de perte ou de dégradation de la qualité de fruits et légumes en phase de maturité. En tête figurent les agrumes précoces, notamment la clémentine et navel. Dans ce cas, c’est la région du Gharb qui s’annonce la plus exposée et en particulier la zone de Ksiri où une bonne part de la production de clémentine reste encore pendante sur arbres alors que la cueillette des navels vient juste de démarrer. «En 24 heures, cette dernière zone a reçu plus de 100 millimètres», indique la section régionale de l’Association des agrumiculteurs. Et, les stagnations des eaux y sont d’ores et déjà visibles par endroits bien que des mesures préventives aient été prises par l’Office de mise en valeur agricole en procédant notamment aux lâchers des eaux du barrage Al Kansera. Pour le moment, les chantiers de cueillette des agrumes sont arrêtés. Et partant les stations de conditionnement et autres services annexes. Mais les craintes nourries ici et là ont trait surtout au risque de dégradation de la qualité des fruits. Impraticabilité du terrain oblige, les soins des cultures ne peuvent pas être apportés en temps opportun. Situation qui prévaut dans quelques zones du Souss-Massa et du Gharb. A noter que le Souss a été aussi bien arrosé. En quatre jours la région a enregistré un cumul pluviométrique de plus de 80 mm. Ce qui dépasse largement la normale.Mis à part cet aspect, l’optimisme est de rigueur partout dans les régions. A commencer par les Doukkala-Abda, région céréalière par excellence, où le cumul pluviométrique a atteint en moyenne 120 mm. En revanche, les autres régions comme l’Oriental, Tadla-Azilal et le Haouz ont reçu jusqu’à présent des précipitations certes, moins fortes mais jugées satisfaisantes. Mais au-delà, les indicateurs relatifs au lancement de la campagne céréalière restent au vert. A commencer par le record enregistré cette année par les ventes des semences sélectionnées. «Le cap de 1 million de quintaux sera dépassé à la fin du mois de novembre», indique-t-on auprès du ministère de l’Agriculture. C’est le fruit d’une large campagne de sensibilisation lancée conjointement par la tutelle et la Société nationale de commercialisation des semences (Sonacos), est-il précisé. D’autant plus que cet intrant est fortement subventionné. Depuis, la campagne 2008/2009, la subvention des semences du blé tendre a été portée à 150 DH/quintal et celle du blé dur à 135 DH/ql. Par ailleurs, le programme de multiplication de semences de céréales a pratiquement doublé sur les deux dernières années. La campagne passée, il a porté sur 51.000 ha dont 23.000 en irrigué, soit plus de 45% des réalisations totales. La Sonacos est aussi bien impliquée dans le domaine des engrais qu’elle commercialise à travers ses points de vente dont le nombre est estimé à 500. Ceci concerne principalement les engrais de fonds mais dans une moindre mesure de nouvelles formules mises en vente cette année en collaboration avec le groupe OCP. Les ventes enregistrées jusqu’à présent ont porté sur 450.000 quintaux dont 50.000 issus des nouvelles formules. Ce dernier volume ayant été écoulé en moins de 3 semaines suite au lancement sur le marché. L’engouement s’explique selon les professionnels par l’important différentiel des prix qui existe entre l’offre de Sonacos et celle du privé. La commercialisation des semences de betterave à sucre n’est pas en reste. Au total, 58.300 unités de semences mono germe, soit une amélioration de près de 60% par rapport à la saison précédente. C’est dire l’impact de la subvention dont le montant atteint 700 DH/unité. Quant aux semences multigermes, les ventes ont porté sur 2.335 quintaux, soit un accroissement de 17%.A. G.


Agadir Ida OutannaneLe comité de vigilance en alerte
Pas de chance pour les touristes qui sont venus se reposer au soleil à Agadir ces derniers jours. De vendredi dernier à hier mardi, il a plu énormément comme dans les autres régions du Royaume. Toutefois si la cité balnéaire a été bien arrosée le niveau des précipitations reste relativement moins élevé qu’ailleurs. Le comité de vigilance locale est cependant en alerte depuis la tombée des pluies. La commune d’Agadir a enregistré de vendredi dernier à mardi matin un cumul de 85 mm. Aussi, l’impact des précipitations est fort limité et les administrations et les écoles ont fonctionné normalement durant ces derniers jours. Seuls deux établissements scolaires dans la zone ont enregistré des problèmes d’étanchéité. C’est dans les communes rurales que le niveau de pluviométrie a été important. La commune rurale d’Immouzer est celle qui a été la plus arrosée. Elle a enregistré de vendredi 26 à mardi matin 30 novembre plus de 253 mm. Mais selon les autorités locales et la direction régionale de l’Equipement, la zone n’a pas enregistré de dégâts, même si en raison du mauvais temps beaucoup d’écoliers du rural n’ont pas pu rejoindre leur établissement. Selon eux, la circulation reste fluide entre le chef-lieu du Souss et ces localités, tout comme elle l’est sur la route nationale et l’autoroute, reliant Agadir à Marrakech. On retient cependant que les routes provinciales dans la région d’Agadir sont marquées par des charriages mais cela n’a pas entravé la circulation routière. Les plus contents ces derniers jours, ce sont bien sûr les agriculteurs. Selon les responsables de l’Office régional de mise en valeur agricole du Souss Massa, les précipitations n’ont enregistré aucun des dégâts sur les cultures dans la plaine du Souss Massa. Par contre, les barrages ont fortement bénéficié de la pluie. L’Agence du bassin hydraulique du Souss Massa précise que le taux de remplissage global des barrages de la zone était ainsi hier matin de 94% contre 83% avant les précipitations. Une aubaine pour une région agricole marquée par la rareté des ressources en eaux. M. A.
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