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Haouz: Une ONG développe la culture bio

Par L'Economiste | Edition N°:2134 Le 20/10/2005 | Partager

. Près de 32 douars concernésDAR El Jamâa est certainement l’une des communes rurales les plus pauvres du Maroc. Sise à 60 kilomètres de Marrakech dans la région d’Amzmiz, elle a vécu tant d’années de sécheresse que ses 32 douars ne sont plus que l’ombre d’eux-mêmes. Aujourd’hui, comme beaucoup d’autres communes de la région, Dar El Jamaâ n’est pas totalement électrifiée et ce, bien qu’elle soit inscrite dans le PERG (Programme d’électrification rurale générale). Pas d’eau potable non plus. Pourtant, cette commune entreprend aujourd’hui une riche expérience et constitue un véritable cas d’école grâce à la culture bio. L’idée a germé au sein d’un groupe de natifs de la région et à leur tête un ingénieur en horticulture, Ali Ouâaziz. Ensemble, ils sont parvenus à convaincre les villageois d’entreprendre une initiative locale et de créer une association communale, Darnagh (“chez nous” en terme local) pour le développement rural. C’est ainsi qu’ont démarré des projets très ambitieux. “Et avec les moyens du bord. C’est-à-dire pratiquement rien”, indique Ouâaziz. Ainsi la construction d’un chantier agricole équipé d’un système de goutte-à-goutte, relié au château d’eau potable du douar Aazib Ischawlyden, a été lancé. Le chantier occupe deux hectares. Hormis l’équipement en matériel pour l’alimentation en eau, aucune aide, ni subvention. Aujourd’hui, ce chantier école a porté ses fruits. D’abord sur le plan économique. Les cultures ont donné des rendements convenables, malgré les aléas climatiques et le peu de moyens de production. “Les cultures ont permis une autosuffisance des villageois pour certains produits”, précise Ouâaziz. Du reste, le chantier a prouvé son adaptation aux besoins de ces villages. Darnagh est arrivée finalement à concrétiser et prouver sa raison d’être. Celle de mettre en relation la promotion de l’agroculture bio, la protection de la santé, l’environnement et le consommateur.Pour un premier essai, ce fut réussi. “Maintenant, ce que nous recherchons en tant qu’association c’est de développer le secteur en introduisant même l’agriculture raisonnée et de la généraliser aux autres douars”. Autres projets de l’association, la création de carrés de dignité. Ce sont de miniprojets de culture bio ou conventionnelle sur un ensemble de parcelles d’un quart (ou un demi) hectare. Chaque parcelle sera équipée en goutte-à-goutte et compteur et devra être gérée par la famille propriétaire du lot de terrain selon un contrat spécifique. L’objectif est de créer dans chaque village autant de carrés que de familles. C’est évidemment un projet qui demande des financements extérieurs. “C’est la formule que nous avons retenue pour aider les familles des douars tout en préservant leur dignité”, souligne le président de l’association. Les familles concernées se chargeront de la récolte, des financements des travaux par fonds propre ou microcrédit. Et les partenaires auront pour rôle d’assurer le creusement et l’équipement d’un forage, la construction de bassins d’eaux d’irrigation, l’installation des compteurs et enfin le conditionnement et la commercialisation des produits. Une aide que les membres de l’association estiment à près de 400.000 DH par projet.


Carte de visite

Darnagh pour le développement rural de Dar El Jamâa intervient comme une sorte de fédération des associations locales. Cela permet de créer une émulation entre les villages. En plus d’un soutien logistique pour un développement sur le terrain des douars, l’association entreprend des actions sociales pour la promotion de la femme et la réhabilitation du patrimoine culturel local. De notre correspondante,Badra BERRISSOULE

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