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Affaires

Grève à Group 4: 1,2 million de DH de pertes

Par L'Economiste | Edition N°:2635 Le 22/10/2007 | Partager

. Une expertise financière en cours. L’UMT a saisi la Justice le 18 octobreLe quartier industriel de Bouskoura à Casablanca aura connu, la semaine dernière, une effervescence bien peu habituelle. Théâtre des événements, le siège de Group 4 Securicor, le leader mondial de convoyage de fonds et de gardiennage. Les salariés y ont tenu un sit-in qui a tôt fait de dégénérer. Le mouvement de protestation a été enclenché, jeudi 11 octobre, à l’initiative de l’UMT. Il a aussi concerné les filiales du groupe basées à Marrakech, Rabat, Fès et Tanger. «Ce sont plus de 3.000 salariés qui ont été mobilisés sur tout le territoire national», avance un représentant de l’UMT. Lundi dernier, la situation s’est corsée. Les grévistes casablancais, estimés à 200, toujours selon l’UMT, se seraient barricadés dans les locaux de l’entreprise et même dans les camions blindés qu’ils ont pour habitude de conduire. Sur décision judiciaire, mardi, les forces de l’ordre sont intervenues pour cerner le siège et déployer un dispositif conséquent pour isoler et déloger les grévistes. Coupure d’eau et d’électricité, brouillage du réseau téléphonique et grenades lacrymogènes ont été utilisés, selon le syndicat. Le dénouement n’interviendra que mercredi en début d’après-midi. Le jour même, le procureur du Roi exige l’ouverture du dialogue avec les grévistes et une concertation autour de leurs revendications, selon nos sources. Auparavant, le DG de Group 4, Abraham Ghazarian, aurait sollicité le consulat britannique, à en croire l’Inspection du travail. Les attentes du personnel portent en majeure partie sur les conditions de travail. «Alors que le risque lié à notre profession est grandissant, il n’y a aucune mesure pour garantir notre sécurité», résume un porte-parole syndical. Ce dernier confie à L’Economiste que Ghazarian, affecté récemment au Maroc, «a la réputation de contrer agressivement le pouvoir syndical».De son côté, la direction rappelle que ses salariés sont les mieux payés du secteur. «Ils ont même reçu, dernièrement, une augmentation de salaire de 18% et un relèvement du taux de couverture médicale à 85%. Le management de Group 4 déplore «l’illégalité» du mouvement de grève et indique, à l’heure où nous mettions sous presse, que «des employés continuent à occuper les locaux de travail et confisquent des véhicules à Rabat». Et d’ajouter, «des licenciements ne sont pas exclus pour les éléments perturbateurs, dans le respect des procédures légales». En parallèle, Group 4 a fait parvenir à la Gendarmerie un courrier stipulant «qu’elle ne poursuivrait pas les personnes qui étaient en sit-in dans le siège jusqu’au 17 octobre malgré les dégâts déjà causés». Mais elle « se réserve le droit de le faire si la bonne marche du service est entravée au delà de cette date». De son côté, le syndicat a non seulement saisi la Justice le 18 octobre, mais également le Premier ministre ainsi que les départements de l’Emploi et de la Justice. Combien aura coûté ce long arrêt de travail? Une expertise financière est en cours. Mais les pertes sont d’ores et déjà estimées à 1,2 million de DH.A en croire l’Inspection du travail, la crise couvait déjà depuis 2 mois. Entre-temps, le syndicat et la direction étaient parvenus à un accord. Pourquoi le conflit remonte-t-il en surface? R.H.

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