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Affaires

Bourse: L’outrance des sursouscriptions

Par L'Economiste | Edition N°:2635 Le 22/10/2007 | Partager

. Les diverses sources du mal. Les banques n’optimisent pas les fonds des clients. Cela ne «démocratise» pas la Bourse!ENCORE réduite et considérée comme étant un univers réservée aux plus riches, la Bourse des valeurs est devenue, depuis quelques mois à peine, une destination incontournable à l’épargne des Marocains. Du coup, de nombreux petits porteurs ont rejoint le club des investisseurs réguliers. Mais la médaille a un revers, qu’il ne faut pas négliger sous peine d’être victime de son propre succès. C’est le phénomène de la sursouscription dont tout le monde parle et dont tout le monde souffre. Il commence vraiment à inquiéter les investisseurs. Certains ont même exprimé leur insatisfaction, voire leur frustration des attributions. Et il y a de quoi!Des particuliers ont fait confiance en leur banquier qui les ont poussés à emprunter, par exemple, 200.000 DH à 5 ou 6% pour souscrire dans les tranches III. On ne parle pas là de «l’effet de levier «, mais seulement de la mise de départ, c’est-à-dire les fonds correspondants à la couverture des ordres de souscriptions. Le jour de l’attribution, le client se retrouve avec deux titres d’une valeur de 2.400 DH alors qu’il rembourse un crédit de 200.000 DH ! Et encore, il doit s’estimer heureux parce qu’il n’a pas emprunté le double pour souscrire le maximum de la tranche III en faisant jouer l’effet de levier! Les banques ne jouent plus le rôle de conseiller, mais elles sont engagées dans une course à outrance vers les chiffres et les volumes pour in fine un résultat médiocre. Car selon certains banquiers, un dossier de souscriptions coûterait aux alentours de 120 DH. Et tous les moyens sont bons pour rentabiliser cet effort. Rappelons que le réseau bancaire a concentré près de 88% du nombre de souscripteurs, tous types d’ordres confondus. D’ailleurs, le taux de satisfaction par banque montre clairement que la majorité n’ont pas dépassé 1%, à l’exception de la BMCE Bank 1,2% et le CIH qui reste avec Atlanta, et pour la deuxième fois consécutive, en tête de liste avec un taux de 2,7% (2,47% pour la CGI). Faut-il faire un palmarès pour que les autres banques suivent et focalisent leur attention sur l’optimisation plutôt que sur les chiffres?Une autre source de sursouscriptions est montrée du doigt par les professionnels, qui saluent d’ailleurs la mise à l’écart des fonds obligataires de la tranche réservée aux OPCVM depuis l’opération de la CGI. Elle réside dans les crédits accordés par les banques la veille des IPO, en plus des leviers! D’ailleurs, comme nous l’avions dit dans une édition précédente (cf.www.leconomiste.com), la source de la sursouscription réside, également, dans l’utilisation excessive de l’effet de levier. On est passé d’un ratio de 60/40 (60% cash et 40% par levier) à 10/90 (le cas de la CGI) et puis retour à 40/60 pour Atlanta. Mais c’est encore trop. Les professionnels jugent que ce ratio n’est pas adapté à un marché où la surliquidité reste le maître mot. Aussi, préconisent-ils de recourir, si l’on veut vraiment démocratiser et rendre la Bourse plus populaire, à «un système d’attribution séquentiel». Cette formule privilégierait à satisfaire au maximum, en priorité les particuliers. Les personnes morales viendraient, par exemple, en back-up.Said MABROUK

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