×L'Editorialjustice régions Dossiers Société Culture Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière

×

Message d'erreur

  • Notice : Undefined variable: user dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Trying to get property of non-object dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1236 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1246 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
  • Notice : Undefined index: visite dans eco7_vf_preprocess_page() (ligne 1250 dans /home/leconomi/public_html/sites/all/themes/eco7_vf/template.php).
Economie

Grève générale: Les calculs politiques

Par L'Economiste | Edition N°:744 Le 11/04/2000 | Partager

. L'appel à la grève générale de la CDT et de l'UGTM intervient alors que plusieurs dossiers urgents, Code du Travail et CNSS notamment, sont sur le point d'entamer des étapes décisives
. Les syndicats menacent de bloquer le vote du Budget

"C'est le gouvernement qui fait la grève au gouvernement". C'est par cette formule ironique que l'UMT réagit à l'appel à la grève générale du 25 avril que viennent de lancer l'UGTM et la CDT, deux syndicats proches des partis de la coalition au pouvoir. Indépendamment des rivalités syndicales, la centrale de Mahjoub Benseddik se tient à l'écart de ce mouvement, se refusant de "cautionner des calculs politiciens".
Officiellement, cette montée de fièvre est justifiée par des revendications purement sociales, notamment les mesures promises à l'issue de l'accord tripartite (syndicats/gouvernement/patronat) signé au mois d'août 1996. Pour M. Abderrazak Afilal, secrétaire général de l'UGTM, "le gouvernement ne respecte pas ses engagements alors que les conditions sociales ne cessent de se détériorer. Khalid Alioua, ministre de l'Emploi et du Développement Social, est dépassé par le dossier social". Les syndicats s'attendaient à ce que le budget consacre certaines de ces mesures. Mais le gouvernement semble avoir d'autres contraintes.
En décembre dernier, à l'issue d'un énième round de négociations, les trois syndicats avaient tout bonnement claqué la porte des négociation estimant que le gouvernement n'avait fait aucune concession. La CDT avait menacé depuis plusieurs mois de relancer ses troupes. Le rapport de forces avec les autres syndicats avait même amené le gouvernement à négocier secrètement avec la CDT, avec promesse de revalorisation de salaires des fonctionnaires pour un montant évalué à 2,5 milliards de DH. A l'évidence, il n'y a pas eu d'accord, l'attitude de la centrale de Noubir Amaoui en est un indicateur.
L'appel à la grève générale intervient alors que de grandes manoeuvres sont engagées sur le projet de code du travail, la tenue annoncée pour le 19 mai du conseil d'administration (CA) de la CNSS et les discussions autour du projet de budget. Sur le premier, les organisations syndicales (le patronat aussi d'ailleurs) n'ont que peu apprécié que l'on se passe du traditionnel "consensus". Le projet a été transmis au Parlement. Selon nos informations, et dans une tentative "d'éteindre les feux", M. Alioua a invité les syndicats à se réunir pour une ultime concertation sur les points en suspens. "Nous ne faisons pas d'illusion quant à l'issue de cette rencontre", fait-on remarquer auprès de l'UMT. D'ailleurs, dans un mémorandum adressé au Premier ministre le 10 avril dernier, M. Benseddik réitère le refus de son organisation à participer au CA de la CNSS. Idem pour les deux autres centrales qui ont confirmé leur boycott.
Mais le gouvernement a tout à craindre de la menace que font peser les syndicats de bloquer le Budget au Parlement. Ceci confirme la dimension politique de ce bras de fer. Difficile d'en prédire l'issue, car d'ici le 25 avril, les tractations en coulisses seront décisives.

Abashi SHAMAMBA & Mohamed BENABID


Quelques engagements du 1er août 1996


A l'issue de l'accord tripartite du 1er août 1996, de nombreuses dispositions ont été inscrites au programme du gouvernement. Voici les principales mesures:
. Salaire des fonctionnaires: le gouvernement s'est engagé à améliorer les salaires des fonctionnaires de l'Etat et des établissements publics et collectivités locales et ce, sur une période de deux ans, à compter du 1er juillet 1996. Ces montants sont prélevés respectivement sur le Budget de l'Etat et sur celui des collectivités locales.
. Amélioration des salaires et revenus dans le secteur privé: en dehors du relèvement du Smig (10% à partir du 1er juillet 1996) pour les professions industrielles, commerciales, agricoles et libérales, la plupart des mesures concernent les prestations de la CNSS:
. Promotion interne: aux termes de la déclaration commune, le gouvernement s'est engagé à assurer la promotion interne des fonctionnaires de Ministère de l'Education Nationale en dérogeant à titre exceptionnel au système du quota. En tout, 65.029 fonctionnaires sur un total de 65.414 ont pu être promus, tandis que 385 sont en cours de régularisation.
. Statut des médecins du secteur public: instauration du principe de l'unicité du corps des médecins, pharmaciens et chirurgiens-denstistes, la redéfinirions de missions imparties aux différents cadres relevant de ce corps, l'instauration de deux modes de recrutement (sur concours et sur titre dans des conditions spécifiques), révision du régime indemnitaire en créant de nouvelles indemnités et en augmentant celles pratiquées actuellement.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc