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Economie

Gestion des catastrophes naturelles
La prévention, nouvel enjeu mondial

Par L'Economiste | Edition N°:1942 Le 20/01/2005 | Partager

. C’est le principal message de la conférence de Kobe . L’Asie et l’Afrique concentrent le risquePersonne ne peut contester la maxime qui dit “mieux vaut prévenir que guérir”. Et les catastrophes naturelles n’échappent pas à la règle. Tel est le message principal de la Conférence de Kobe sur la prévention des catastrophes qui se tient du 18 au 22 janvier au Japon. Cet événement, auquel participe le Maroc, vient à point nommé, notamment suite au désastre de l’Asie du Sud mais aussi à l’augmentation du nombre des catastrophes ces dernières décennies. Les chiffres publiés par le CRED (Centre de recherche sur l’épidémiologie des désastres) sont sans appel. Il en ressort que plus de 6.300 désastres ont été recensés depuis 1974. Ces catastrophes ont concerné 5 milliards de personnes et en ont tué 2 millions. Certes, la nature a ses excès de colère que rien ne peut empêcher, mais la dévastation que causent inondations, sécheresses, séismes et autres ouragans n’est pas inéluctable. Ainsi, selon les études menées par les organisations internationales, si le nombre de calamités augmente, celui des victimes baisse. A l’origine, l’amélioration des systèmes de prévention. Par ailleurs, si les pays riches ont bien compris la leçon, ceux en développement devraient prendre les choses beaucoup plus au sérieux. Il est ainsi constaté que c’est dans les pays pauvres que les catastrophes sont plus meurtrières. Depuis 30 ans, selon le CRED, 88% des tués et 96% des personnes touchées par les calamités vivent en Asie ou en Afrique. D’où l’urgence pour ces continents de faire de la prévention des catastrophes naturelles une question de développement durable plutôt qu’une urgence humanitaire lors de l’après-sinistre. C’est d’ailleurs l’un des objectifs de la Conférence de Kobe. Par ailleurs, l’expérience montre que des mesures peuvent être prises pour diminuer l’impact des débordements de la nature. Notamment la construction d’infrastructures plus résistantes aux catastrophes naturelles et la mise en place des plans d’urgence. Ces mesures ont par ailleurs permis aux pays riches d’empêcher que les catastrophes naturelles ne dégénèrent en désastres. Les exemples le prouvant ne manquent pas. On peut ainsi citer les effets des séismes d’intensité similaire qui frappent régulièrement le Pérou et le Japon: alors qu’au Pérou, ils coûtent la vie à 2.900 personnes chaque année, au Japon, le nombre de victimes n’est que de 63. Autre exemple, l’impact des pluies violentes qui se sont abattues en 1999 sur le Venezuela et la France. Les deux pays ont subi des pertes d’infrastructure estimées à environ 3 millions de dollars, mais les coûts en vies humaines sont complètement différents: plus de 50.000 personnes au Venezuela, à cause des glissements de terrain, contre 123 décès en France.


Alerte pour la survie

“Le nombre des victimes du raz-de-marée ayant dévasté l’océan Indien aurait été moins important si les populations ont été alertées à temps”, s’accordent à dire les experts. Ainsi, la mise en place d’un système d’alerte mondial non seulement pour les tsunamis mais aussi pour tous les autres phénomènes dangereux s’avère nécessaire. Sur ce plan, “le Maroc est particulièrement à la traîne puisqu’il ne dispose même pas d’un système d’information géographique”, affirme l’Institut scientifique de Rabat. Meryem MOUJAB

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