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    Société

    Fuites des épreuves du bac
    Le ministère tente de minimiser l’incident

    Par L'Economiste | Edition N°:2296 Le 13/06/2006 | Partager

    . Seuls deux lycées sont concernés . Les examens régionaux également reportés . Un suspect arrêté à NadorQUATRE jours après le scandale de la fuite des épreuves de la dernière année du baccalauréat à Meknès, le ministère de l’Education nationale s’explique. Non pas par le ministre lui-même, dont la sortie n’est prévue qu’après l’annonce des résultats, mais via Mohamed Sassi, directeur du centre national des examens, relevant du département de Habib El Malki. Alors que les protestations émanant des associations de parents d’élèves et du corps enseignant font rage, les responsables du ministère tentent tant bien que mal de temporiser. Animant un point de presse, hier lundi à Rabat, Sassi a essayé de limiter les dégâts. D’abord en expliquant que les dysfonctionnements n’auraient concerné que deux lycées à Meknès, sur un total de 29 centres d’examen de la ville et 64 centres au niveau de toute la région. Tout a commencé dans l’après-midi du deuxième jour des épreuves du bac au lycée Lalla Amina, où les examens d’anglais ont filtré. Le même constat a été fait pour les épreuves des sciences naturelles dans la matinée du troisième jour. Cette fois, au lycée Khawarizmi. «Le déroulement des examens a été arrêté dès l’instant où les faits ont été avérés», a informé Sassi. Malgré les rumeurs insistantes, faisant part d’incidents similaires, notamment à Khénifra, Nador et Laâyoune, Sassi est catégorique: «Ces incidents se limitent aux deux établissements précités». Il en veut pour preuve que les opérations de corrections des épreuves ont déjà été entamées. Une enquête judiciaire est en cours pour lever le voile sur cette affaire. «Des sanctions, y compris pénales, seront prises à l’égard des personnes ayant été à l’origine de ces fuites. Et tous les dysfonctionnements seront corrigés», a-t-il ajouté. Une personne suspecte a, entre-temps, été arrêtée à Nador. Les examens régionaux de la première année du baccalauréat ont à leur tour été reportés. Ainsi en a décidé l’Académie régionale de Meknès. Ces épreuves n’auront lieu que les 14-15 juin. Les mêmes dates ont été retenues pour les candidats «libres» aux examens de la deuxième année. Les candidats «libres» aux épreuves de dernière année passeront leur bac les 16 et 17 du même mois. Ce report s’explique par le climat de rumeurs régnant actuellement et risquant de perturber le moral des candidats. D’autres sources évoquent, elles, d’autres fuites qui auraient touché les épreuves comptant pour ces niveaux de scolarité. Chose qui aurait provoqué le désistement de plusieurs inspecteurs de l’Education nationale. «La préparation de ces examens a vu la participation de tous les intervenants, y compris celle de 182 membres de ce corps», a répondu Sassi en réaction à ce qu’il a qualifié de simple rumeur.


    Assurance

    AU cours de cette conférence de presse, le directeur du centre national des examens s’est beaucoup attardé sur les préparatifs ayant précédé ces examens. Et de rappeler le dispositif mis en place cette année qui a connu la participation de 290.000 candidats aux épreuves du baccalauréat, avec une hausse de 8% par rapport à 2005. Pour plus d’adaptabilité entre sujets d’épreuves et cursus scolaire, les enseignants ont été impliqués dans l’élaboration des examens. Des mécanismes de vérification de l’exactitude scientifique des sujets ont également été adoptés. Un guide a été élaboré au profit des superviseurs des examens. Toutes les règles et procédures tendant à limiter et sanctionner les tentatives de tricherie y sont explicitées. Pour la section des sciences expérimentales, un espacement entre les épreuves des sciences physiques et des sciences naturelles, qui se déroulaient le même jour, a été effectué. Les matinées ont ainsi été réservées aux matières à forts coefficients, les après-midi aux matières de culture générale.Tarik QATTAB

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