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Economie

Fruits & légumes
L’avenir est dans les entreprises intégrées

Par L'Economiste | Edition N°:3380 Le 11/10/2010 | Partager

. La force de vente reste le maillon faible de la chaîne . Des opportunités encore à saisir, notamment en Europe de l’Est «Une multitude de détails qui influent sur la qualité et assurent la sécurité alimentaire du consommateur». C’est ainsi que définit succinctement le conditionnement des fruits et légumes, Hans Van den Heuvel, DG de l’entreprise hollandaise Hillfresh. C’était lors du colloque international sur les fruits et légumes, le Felexport 2010. Organisée par l’Etablissement autonome de contrôle et de coordination des exportations (EACCE), la rencontre s’est tenue à Agadir en fin de semaine dernière et a enregistré une présence massive d’institutionnels et de professionnels de toutes les filières du secteur. Normal, la question qui taraude les uns et les autres c’est comment aller de l’avant et faire face aux exigences d’un secteur en pleine évolution. Le Maroc qui a décroché le statut avancé au sein de la communauté européenne, devenant ainsi un partenaire privilégié, doit constamment être au diapason pour maintenir ses acquis et développer ses parts de marchés. Certes la mise en œuvre de ce projet est trop lente et les mesures de contingentement continuent encore à freiner le développement des exportations de tomates, il n’empêche que le Maroc doit perpétuellement s’aligner sur les exigences et les transformations des marchés extérieurs. «Ceci d’autant plus que l’origine Maroc a toute sa place et de belles perspectives dans ce système d’ouverture», souligne Georges Jordan, DG de Saint-Charles International. Sur cette place, le Maroc est l’un des plus importants fournisseurs. En effet, il exporte sur l’UE près de 800.000 tonnes annuellement en fruits et légumes et 50% de ce qui rentre en Europe transite par cette plateforme. Cette dernière enregistre également 75% des exportations de fruits et légumes en provenance du Maroc vers la France. Précisons aussi qu’en 1989, la place de St Charles enregistrait un flux de fruits et légumes de 6.000 tonnes en provenance du Maroc. Aujourd’hui, la même place reçoit plus de 410.000 tonnes de fruits et légumes en provenance du Maroc. C’est dire l’importance de cette plateforme d’éclatement des flux de fruits et légumes pour les exportations marocaines. De l’avis de Jordan, les opérateurs marocains ont dépassé et réglé la contrainte des normes de qualité et du conditionnement sur lesquels ils sont très compétitifs. Maintenant pour aller de l’avant, il est important, selon lui, d’investir plus dans des chaînes efficientes de logistique. En un mot, l’avenir appartiendra aux entreprises intégrées car il est de plus en plus important de mettre en place des connexions directes entre les surfaces de distribution et les producteurs marocains. La démarche est de taille pour non seulement éviter des ruptures de chaînes de froid mais aussi ouvrir de nouvelles perspectives. C’est pour ces objectifs que St Charles, une structure dédiée à l’export, a été mise en place pour développer de nouveaux marchés tels que ceux de l’Europe de l’Est où l’origine Maroc est prisée. Pour Hans Van den Heuvel, des efforts sont encore à faire sur le plan marketing pour améliorer l’image du produit Maroc. L’enjeu est de mettre fin aux préjugés et changer les mentalités sur la qualité du produit et le process de production mise en œuvre dans les exploitations marocaines. «L’origine Maroc est bien souvent de meilleure qualité organoleptique que d’autres origines. Aux contrôles, l’on décèle qu’il y a très peu de résidus de produits phytosanitaires et les normes de qualité sont rigoureusement respectées», précise-t-il. La plateforme électronique d’échanges de données envisagée par l’EACCE et St Charles International confortera sûrement la place de l’origine Maroc sur les marchés européens. Elle devra aussi donner plus de visibilité sur la situation des marchés aux institutionnels et professionnels marocains de la filière. Pour l’heure, les partenaires ont conclu une convention dans ce sens et étudient le dossier. En attendant, et pour assurer la rapidité des transactions, ils ont déjà mis en place une plateforme électronique pour le transfert de documents.


Comment lutter contre les pertes

«Il ne faut jamais négliger l’emballage», a lancé un intervenant lors du colloque. L’emballage est en effet un outil valorisant mais aussi de préservation de la qualité du produit pour lutter contre les pertes. Selon Khalid Bounejema, SG de l’Association des stations de conditionnement d’agrumes au Maroc, «en Europe, le marché des fruits et légumes enregistre 10% de pertes à cause du mauvais emballage». Au Maroc, ce sont 30 à 40% de pertes qui sont enregistrées sur le marché local en raison du non-respect de la chaîne de froid. De l’avis de Bounejma, l’on gagnerait à mettre en place des connexions directes entre les surfaces de distribution dans le Royaume et les stations de conditionnement. «Pourquoi ne pas déplacer la taxe à payer au niveau des marchés de gros vers les stations de conditionnement. Cela va éliminer l’informel entre autres mais aussi limiter les pertes en termes de qualité du produit sans oublier l’amélioration de la rentabilité des stations de conditionnement. Pour encourager l’emballage au niveau du marché local, celui-ci étant en admission temporaire, l’opérateur suggère qu’une subvention étatique soit mise en place pendant 5 ans pour a offrir au consommateur marocain également un produit de qualité.Malika ALAMI

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