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Economie

Forum énergie: Consommer mieux et moins

Par L'Economiste | Edition N°:532 Le 18/06/1999 | Partager

· Le premier Forum sur la maîtrise de l'énergie et la protection de l'environnement est une réussite, selon les organisateurs
· Finie l'époque des pénuries, le langage actuel est autre
· Il reste encore des niches d'économies substantielles


Satisfaits, les organisateurs du premier Forum, qui s'est déroulé les 17 et 18 juin sur la maîtrise de l'énergie et la protection de l'environnement, estiment avoir atteint leur objectif. "Sensibiliser les opérateurs de ce secteur et les industriels sur l'importance de la question", précise M. Abdelkader Benbakhaled, président de l'Association Marocaine de la Gestion de l'Energie (AMGE). L'engouement des participants, plus de 200, durant les deux jours de la manifestation en témoigne. Il est vrai qu'il y a environ 7 ans le souci d'économiser l'énergie n'était que le fait de l'impossibilité des pouvoirs publics de garantir la fourniture d'électricité. C'était la période des pénuries. "Ce cap est maintenant passé", rappelle M. Driss Benhima, directeur général de l'ONE. Le langage actuellement est tout autre. Il s'agit plutôt de rentabilité, de gestion des coûts, de maîtrise de l'énergie En résumé, "c'est consommer mieux et moins", poursuit-il.
Il existe en effet deux manières de réduire la facture d'électricité. La première est d'agir au niveau des tarifs et l'ONE s'y engage à travers sa politique de baisse des prix. La seconde est d'orienter les industriels vers les cabinets d'audit pour mieux économiser leur énergie et cela est la tâche de la force de frappe commerciale. L'ONE et la Lydec ont mis en place ce type de mesures d'accompagnement chacun de son côté. Les orientations sont donc bien prises.
Reste que les industriels n'ont pas encore tout explorer pour baisser l'intensité de leur consommation énergétique, fait part M. Naïm Lahlou, organisateur du Forum et directeur de Citech Ingénierie. Des études et des investigations menées sur le terrain montrent qu'il y a un potentiel d'économies d'énergie, notamment au niveau de la gestion rationnelle des chaufferies industrielles. D'autres techniques sont proposées aux industriels moyenne tension comme la cogénération, le stockage de froid et les équipements à haut rendement.
Concernant la cogénération, M. Benhima a souligné lors de la séance de clôture que cette technique était encouragée par l'Office à condition d'obtenir une production régulière d'énergie par l'autoproducteur.
Quant aux énergies renouvelables, elles sont non polluantes, mais restent coûteuses. Dans les pays développés, elles sont même subventionnées. Au Maroc, ce n'est pas le cas. A l'échelle de la maîtrise de l'énergie et hors production d'électricité, aucune économie n'est refusée. D'ailleurs, deux programmes importants ont été cités, celui du Nord avec la coopération andalouse de 1.000 m2 de capteurs solaires et celui de la réalisation de 100.000 m2 sur 5 ans, financé par le GEF (Fond pour l'environnement) d'environ 3 millions de Dollars.


Les recommandations


Les participants ont proposé une longue liste de recommandations. Parmi celles-ci figurent la mise en place d'un cadre réglementaire sur la maîtrise de l'énergie, ainsi qu'une stratégie nationale pour son utilisation rationnelle. Ils souhaitent également l'instauration d'un fonds d'appui à ces actions qui pourraient être financé par la coopération internationale. Au niveau des opérateurs, les recommandations sont multiples. Il s'agit notamment de renforcer la politique de gestion de la demande électrique, promouvoir les équipements et des technologies d'efficacité énergétique, encourager la cogénération et le stockage de froid Au niveau des entreprises, elles auraient tout à gagner en réalisant des opérations d'audit et de formation.

Fatima MOSSADEQ

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