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Politique

Fkih Basri décédé hier

Par L'Economiste | Edition N°:1623 Le 15/10/2003 | Partager

. Fkih Basri avait préféré se retirer à Chefchaouen loin du tumulte de la vie politiqueMohamed Basri, alias Fkih Basri, est décédé hier matin à Chefchaouen, à l'âge de 73 ans. Le militant de gauche a été victime d'une crise cardiaque. Résistant de la première heure contre le protectorat français, Fkih Basri avait subi dernièrement une opération chirurgicale en France dont les frais ont été pris en charge par SM le Roi Mohammed VI.Natif de la ville de Demnat dans la région d'Azilal, Mohamed Basri avait rejoint la Faculté Ben Youssef de Marrakech en 1944. C'est là où il fit ses premières armes en tant que farouche résistant contre le colonisateur français. Sa “carrière” de militant nationaliste puis de militant de gauche a été très suivie surtout de la part de l'occupant qui l'arrêta dès 1954 et l'incarcéra à la prison de Kénitra. Il s'en évada en 1955. Au lendemain de l'indépendance, Mohamed Basri participa activement à la fondation de l'Union nationale des forces populaires (UNFP), après une scission avec le Parti de l'Istiqlal en 1959. Il avait également dirigé le journal “Attahrir” qui eut ses heures de gloire en son temps. Sept ans après, soit en 1966, Mohamed Basri choisit de partir en exil volontaire. Il ne retourna au Maroc qu'en juin 1995. Son parcours politique au cours de cette période est resté partagé entre des préoccupations de démocrates et les besoins de maintien d'une gauche marocaine encore balbutiante. Il essaya bien, à son retour, de relancer la machine mais en vain, le paysage politique marocain ayant connu des transformations très signifiantes. Fkih Basri était connu pour ses sorties médiatiques tonitruantes qui l'avaient, d'une certaine manière, isolé du reste des militants. Les embrouilles au sein des partis politiques de gauche et leur participation au gouvernement avaient contribué à la rupture de Fkih Basri avec le mouvement gauchiste. Caractériel, toujours pensif, on disait de lui qu'il s'emportait facilement et entrait dans des colères violentes. En lui rendant hommage, la classe politique marocaine salue en lui le personnage qui a tenu la dragée haute au colonialisme, car rien ne lui faisait peur et rien ne lui faisait changer d'avis.Au centre, ces trois dernières années, d'une vaste polémique par médias interposés, Fkih Basri avait préféré se retirer à Chefchaouen, loin du tumulte de la vie politique. Mohamed Basri sera enterré aujourd'hui à Casablanca où ses anciens amis ne manqueront pas de lui rendre un dernier hommage.Jihad Rizk

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