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Feu vert à l'ouverture des vannes MEDA

Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

Le Maroc et l'Union Européenne ont paraphé mercredi 16 juillet la convention-cadre réglementant les procédures et modalités de gestion des fonds MEDA. L'année 1998 est présentée comme celle de la mise en oeuvre de projets.


Plusieurs rounds pour venir à bout des derniers obstacles. Le Maroc et l'Union Européenne ont paraphé la convention-cadre après de laborieuses négociations qui ont duré plus de six mois(1). Les deux parties sont enfin parvenues à se mettre d'accord sur les procédures et les modalités devant régler le financement communautaire. La mise en oeuvre de la coopération financière et technique du Programme MEDA est perçue comme la clé qui ouvrira les vannes pour mobiliser rapidement les 450 millions d'Ecus octroyés au Maroc sous forme de mesures d'accompagnement à la signature de l'accord d'association Maroc-UE. Cette convention-cadre pose donc les jalons de nouvelles pratiques qu'il faudra vulgariser. En effet, ce document de plus de 70 pages comprend plusieurs chapitres. Outre la convention elle-même, le texte contient un chapitre consacré aux clauses générales. Il s'agit de déterminer les centres de décision, la question de l'arbitrage en cas de litige, l'audit, le temps nécessaire pour conserver les pièces justificatives notamment, précise M. Ronald Gallimore, conseiller auprès de la Délégation de l'UE à Rabat. De plus, trois cahiers des charges sont annexés à cette convention: les travaux publics, les fournitures en équipements et les services. «Un cahier des charges sera remis à toute entreprise soumissionnaire pour lui expliquer ces nouvelles règles de gestion des projets», précise M. Gallimore.

Nouveau tournant


A part les montants octroyés au titre de la Facilité pour l'Ajustement Structurel (FAS) qui est en réalité un transfert à la Trésorerie Générale, aucun financement de la ligne MEDA n'avait été engagé. Tous les projets restaient suspendus à cet accord-cadre. Aujourd'hui, la coopération emprunte donc un tournant où tout s'accélère. Les projets qui se trouvaient en fait au stade final devront aboutir rapidement et 1998 est présentée comme l'année de la mise en oeuvre. Deux projets devront être les premiers bénéficiaires. Ils attendent la signature du document par le vice-président de la Commission ou encore le responsable de la Direction Générale. Ainsi, 70 millions d'Ecus (770 millions de DH) seront mobilisés pour un projet sur l'eau et l'assainissement (40 millions d'Ecus, soit 445 millions de DH) et un autre sur les routes et pistes rurales (30 millions d'Ecus, soit 330 millions de DH).

Une autre série de projets est dans le pipe-line. Le plus avancé concerne la formation professionnelle avec un montant de 38 millions d'Ecus, soit environ 420 millions de DH. De même, la normalisation, la micro-entreprise, le soutien aux ONG sont autant de projets dont le sort est scellé.
A rappeler que cette convention s'applique également à la Banque Européenne d'Investissement (BEI) qui contribue, sous forme de prêts pour les investissements d'infrastructure notamment, à hauteur de 450 millions d'écus (environ 5 milliards de DH).
La mise à niveau du secteur privé devra également passer dans sa phase active. Les 155 millions d'Ecus destinés à la mise à niveau, soit environ 1,705 milliard de DH, sont répartis entre plusieurs rubriques. Le montant le plus élevé revient aux capitaux à risque qui bénéficient de pas moins de 45 millions d'Ecus (environ 495 millions de DH). La formation professionnelle reçoit 38 millions d'Ecus (418 millions de DH). 27 millions d'Ecus (297 millions de DH) sont destinés au Fonds de Garantie et les crédits micro-entreprises, 25 autres millions (275 millions de DH) iront au financement des zones industrielles. En outre, 15 millions d'Ecus (165 millions de DH) sont consacrés aux opérations destinées à normaliser les produits, métrologie, laboratoires de contrôle... Quant à l'assistance technique aux associations professionnelles, elle hérite de 5 millions d'Ecus (55 millions de DH). La signature de la convention-cadre ouvre donc la porte à de multiples chantiers. o

Mohamed CHAOUI

(1) Cf L'Economiste n° 289 du 17 juillet 1997

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