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    Europe

    Maroc-Espagne: L'accord de coopération entre en vigueur

    Par L'Economiste | Edition N°:290 Le 24/07/1997 | Partager

    De notre correspondante à Madrid, Pascale Bourgaux

    L'accord de coopération économique et financier entre le Maroc et l'Espagne est entré effectivement en vigueur le 16 juillet. Leonardo Rodriguez, directeur du Département Méditerranée au Ministère espagnol de l'Economie nous explique la portée de cet accord complexe et innovateur.


    - L'Economiste: Les relations écono-miques entre l'Espagne et le Maroc sont de plus en plus étroites. Cet accord est un pas de plus.
    - M. Rodriguez: Le Maroc est important pour l'Espagne en particulier et pour l'Europe en général. Le gouvernement socialiste l'a compris et le gouvernement actuel, de M. Jose Maria Aznar, continue cette politique. La stabilisation des relations entre les deux pays s'est formalisée en février 1996: lors de sa visite à Rabat, Felipe Gonzalez a signé avec le gouvernement marocain cet accord de coopération économique et financier.

    - En quoi consiste cet accord?
    - L'accord porte sur la période 1996-2001 et met à disposition des petites et moyennes entreprises espagnoles 150.000 millions de Dollars de prêts à des taux très avantageux -autour de 1%. Comme il s'agit d'une énorme somme, nous avons choisi de concrétiser deux accords et créer deux lignes de crédit bien distinctes.
    En octobre dernier, il a donc été décidé de fixer les deux lignes de crédit suivantes: le Fonds d'Aide au Développement, FAD, qui dispose de 60.000 millions de Dollars et le crédit de l'OCDE, soit 90.000 millions de Dollars, avec des taux d'intérêt plus bas et des périodes d'amortissement plus longues encore que le FAD.

    - Qu'est-ce qui a été signé exactement mercredi 17 juillet à Madrid par M. Mohamed Kabbaj et le directeur de l'Institut de Crédit Officiel?
    - Une fois l'accord politico-économique passé en février 1996, il fallait encore fixer les détails techniques tels que les intérêts, les procédures, les délais de réponses, les procédures de communication. Du côté espagnol, c'est l'Institut de Crédit Officiel (ICO) qui s'en est chargé et du côté marocain la Banque Centrale. Mercredi, les deux parties ont signé l'accord technique.

    - Ces négociations se sont-elles heurtées à des difficultés particulières?
    - Non, il s'agissait exclusivement de problèmes techniques. La seule chose, c'est que ce genre de négociations est très lent. Pour accélérer les choses, l'ICO va probablement fixer un accord cadre et négocier ensuite les petits détails, au cas par cas.

    - Les entreprises espagnoles ont-elles manifesté leur intérêt pour ces lignes de crédit?
    - Il y a déjà 800 entreprises espagnoles présentes au Maroc susceptibles d'être intéressées, plus toutes celles qui pensent sérieusement s'y installer... Nous sommes très sélectifs. Nous ne voulons pas financer n'importe quoi et nous voulons équilibrer les projets entre les différents secteurs. La première condition est que le projet intéresse les autorités marocaines et que celles-ci marquent leur accord.

    - Y a-t-il des montants d'investissements minimum et maximum fixés?
    - Le montant minimum s'élève à 150.000 Dollars et le montant maximum à 2 millions de DTS, soit environ 2,5 millions de Dollars».

    - Quels projets ont-ils déjà été réalisés et quels types de projets vous a-t-on proposé?
    - Parmi les réalisations figurent l'installation de contrôles de signalisation dans les villes marocaines, la construction de stations d'épuration d'eau et le nettoyage des côtes. Quant aux possibilités à venir, elles sont infinies: ces crédits peuvent servir à construire un port de pêche, des bateaux, des installations d'énergie solaire, des stations de tarissements d'eaux et des transformateurs d'eau de mer.

    - En 2001, cet accord sera-t-il rénové et donnera-t-il lieu à d'autres accords?
    - Tout est possible. Tout est question de volonté.

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