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Femmes & métiers TIC: Peu d’atomes crochus

Par L'Economiste | Edition N°:2646 Le 07/11/2007 | Partager

. La grande mobilité exigée leur déplaît . Les employeurs doivent investir dans la formation continueIngénieur système, ingénieur logiciel, ingénieur réseau, ingénieur analyste, analyste programmeur ou technicien de maintenance… En informatique, le marché de l’emploi est largement dominé par les hommes au Maroc. Déjà, il faut savoir que l’effectif global des diplômés en informatique, écoles privées et publiques confondues, n’excède pas les 1.500 lauréats par année. De ce nombre, seulement un quart sont des femmes. L’étude menée par l’Usaid, sur la participation des femmes au secteur des TIC au Maroc, avance trois éléments pour tenter d’expliquer la situation. La longueur des études, la problématique de la disponibilité et celle de la mobilité seraient des obstacles à la parité. Les femmes seraient généralement encouragées à suivre des formations diplômantes plus courtes, comme un bac+2 ou un bac+4, afin de leur permettre d’être disponibles plus tôt pour assumer d’autres fonctions sociales. Les métiers qui nécessitent une très grande disponibilité les attireraient moins et seraient moins appréciés de leur famille et mari. Enfin, les postes qui exigent une plus grande mobilité -ingénieur réseau, chef de projet grand compte ou commercial- seraient moins populaires auprès de la gent féminine.Le document de l’Usaid est univoque: «Tous les intervenants interrogés pour les besoins de cette étude sont unanimes sur le constat que très peu de femmes occupent des fonctions de responsabilité dans les domaines des TIC».C’est que les femmes seraient, toujours selon l’étude, à la recherche d’une stabilité d’emploi. Malheureusement, «le secteur des TIC est un secteur où l’évolution de la carrière se fait principalement par le changement d’employeur». En outre, les mutations hyper-rapides que connaissent les TIC feraient du développement des compétences propres et de l’autoformation des cadres des incontournables. Or, «selon les professionnels, les femmes préfèrent souvent solliciter l’employeur pour des formations formelles, plutôt que de se prendre en charge en termes d’autoformation». Enfin, des caractéristiques recherchées mais non spécifiques au secteur, comme la mobilité et le leadership, feraient également fuir les femmes. L’enquête de l’Usaid révèle même que, selon les professionnels, les «femmes s’excluent souvent d’elles-mêmes, une fois face aux contraintes liées au poste de responsabilité à pourvoir».L’Usaid propose donc aux entreprises de faire profiter les femmes des programmes de formation et de certification. De toute façon, «les employeurs considèrent, en général, que l’investissement en formation visant les cadres féminins est plus rentable, car elles sont perçues comme étant plus stables dans leur emploi». Au niveau de la politique nationale, des facilités plus grandes devraient être octroyées aux femmes qui souhaitent créer leur propre entreprise dans le domaine des TIC.Marie-Hélène GIGUÈRE

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