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Economie

Investissements étrangers au Maroc
Un excellent cru 2006

Par L'Economiste | Edition N°:2646 Le 07/11/2007 | Partager

. Un contexte mondial exceptionnel. Le Maroc classé 5e pays africain accueillant les IDE. Emetteur d’investissements, il devance les pays concurrentsLes flux des investissements étrangers dans le monde n’ont jamais été aussi élevés depuis l’an 2000, et il en est de même au Maroc. Alors que la Direction des investissements extérieurs de Hassan Bernoussi apporte les dernières touches à la grand-messe des Intégrales de l’Investissement, prévue les 13 et 14 décembre à Skhirat. L’année 2006 a atteint le pic record de flux mondiaux atteignant 1.306 milliards de dollars US, soit 38% en plus par rapport à 2005 (Source: World Investment Report 2007, Cnuced). Le récent rapport de la Direction des investissements sur les investissements directs étrangers dans le monde et au Maroc» contextualise bien les avancées du Royaume.Les records d’investissements étrangers directs sont enregistrés dans toutes les régions du monde, sans exception, du fait d’un excellent cru de la croissance économique de 2006. Le Maroc n’a pas contredit cette tendance, bien au contraire. Mais, de prime abord et comparé à ses pays concurrents de la région Afrique, le Royaume n’est pas encore le plus attractif. Il figure au 5e rang, derrière la Tunisie (4e), le Soudan, le Nigeria et l’Egypte, avec un montant d’investissements directs étrangers (IDE) de 2,89 milliards de dollars, soit quasiment le même qu’en 2005 (2,9 milliards) en 2005, mais 2,7 fois plus qu’en 2004.Toutefois, à part la Tunisie, le Maroc est le seul pays disposant de très faibles ressources énergétiques qui figure au top 5 des pays d’accueil d’IDE, preuve, s’il en faut, de l’efficacité de sa politique économique misant sur les services et les grands secteurs exportateurs, comme le tourisme.Si la Tunisie a reçu, en 2006, 3,3 milliards de dollars d’investissements principalement par l’acquisition de 35% de «Tunisia Telecom» par le consortium Dubai Technology, Media Free Zone et Dubai investment Group, l’évolution des IDE sur la durée est plus significative au Maroc (cf. tableau entrées d’IDE en Afrique). Les entrées d’IDE en Afrique ont atteint le pic de 36 milliards de dollars (+20% par rapport à 2005). Le Royaume en a capté 8%. Il est en revanche le 2e pays émetteur d’IDE après l’Afrique du Sud. Si le pays reçoit de plus en plus d’investissements, ses entreprises sont plus que jamais offensives sur les marchés internationaux.Les sorties d’IDE en Afrique ont quadruplé en une année: de 8 milliards de dollars en 2006 contre 2 milliards l’année précédente. Les sorties du Maroc ont également quasiment quadruplé en une année, misant sur les services, les télécommunications, le secteur bancaire et financier et les transports. Aucun pays concurrent du Royaume ne figure dans le top 5 des pays émetteurs: ni la Tunisie, ni l’Egypte, encore moins l’Algérie malgré la masse de ses recettes pétrolières. Il a une longueur d’avance lui permettant de prétendre à son rôle de leader dans la région.


Afrique: Epopée ou cannibalisation?

Jamais le continent n’a autant reçu d’investissements directs étrangers. Paradoxalement, la part de l’Afrique dans l’IDE mondial a baissé de 2,7% par rapport à 2005: la région ayant capté seulement 3% des investissements mondiaux. De même, seuls dix pays africains ont concentré 90% des investissements étrangers dans le continent. La prudence est de rigueur.Selon le rapport de la DIE, qui reprend celui de la Cnuced sur les investissements dans le monde, l’IDE est une source majeure d’investissements pour l’Afrique: sa part dans la formation brute de capital fixe (FBCF) a atteint 20% contre 18% en 2005. Si l’Afrique est considéré comme un continent risqué, il demeure très rentable. Ces dernières années, relève le rapport, la hausse de la rentabilité des entreprises et le niveau élevé des matières premières sont à l’origine de l’attractivité croissante de l’Afrique. En effet, ce sont ses ressources naturelles qui ont le plus intéressé les investisseurs étrangers (pétrole, gaz naturel, extractions) en plus d’autres secteurs stratégiques comme les services (télécommunications, transport). Est-ce le début de l’épopée africaine ou juste une cannibalisation de ses ressources? Il est fort probable que la tendance à l’investissement énergétique croisse dans les années à venir…H. B.

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