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    Essaouira: Une université d'été pour impliquer les jeunes

    Par L'Economiste | Edition N°:2576 Le 24/07/2007 | Partager

    . Les jeunes manquent d’encadrement et de formation à la vie politique. Les filles plus assidues«POUR une jeunesse dynamique et engagée dans le développement régional«. C’est sur ce thème qu’a démarré la deuxième université d’été du CDRT (Centre de développement de la région Tensift) pour les jeunes de la région Tensift Haouz. Une rencontre à Essaouira pour les jeunes, organisée en collaboration avec l’Université Cadi-Ayyad, la Région, la Fondation Friedrich-Naumann et la Province d’Essaouira. Son déroulement, ses débats, les discours, rappellent ceux des années 1970 et le mouvement de rebellion des jeunes partout dans le monde où les femmes et hommes cogitaient et travaillaient ensemble pour redresser leur pays. Ceux qui ont organisé l’université d’été d’Essaouira le reconnaissent d’ailleurs: l’objectif de cette université est de renforcer et améliorer les capacités des jeunes pour une meilleure contribution dans le champ politique et celui du développement régional. Autre objectif: donner l’occasion à ces jeunes la possibilité d’échanger les idées, le savoir et d’expériences entre le trio jeunes-chercheurs universitaires-élus. Prés de 120 jeunes de 18 à 26 ans y ont participé. Ils représentaient 43 associations actives dans la région et 4 partis politiques nationaux. Plus de 50% des participants étaient des participantes. «C’est de bon augure, note Ahmed Chehbouni, président du CDRT,  l’analphabétisme dans la région touche davantage cette catégorie, et les problèmes de l’insertion des filles dans le champ associatif sont plus importants». Pour rappel, d’après les statistiques, 60% des femmes de la région sont analphabètes. Un des premiers débats de cette rencontre, actualité oblige à la veille des législatives 2007, l’achat des voix et les députés qui profitent de l’ignorance des gens. «Si, d’un côté, certains construisent le Maroc, l’achat des voix est, d’un autre côté, le meilleur moyen de le détruire», introduit Ahmed Chehbouni. Nombre de familles marocaines tombent dans ce piège. Et malheureusement, les jeunes issus de ces familles défavorisées héritent de facto de cet état. «Le prix à payer est très cher: l’exclusion sociale», poursuit Chehbouni. D’autres questions plus globales liées au développement ont été évoquées. Une seule réponse à chaque fois: conjuguer les efforts de tous les acteurs, l’Etat, les partis, les administrations et la société civile. «Il faut songer à des perfectionnements, à des améliorations, à l’établissement des paramètres pour bonifier constamment le système démocratique».. Ne surtout pas tourner le dos aux jeunesForce est donc de constater que pour atteindre un développement durable au Maroc, il est primordial «de procéder à un correctif» qui mette en avant l’égalité et la réinsertion sociale pour une société solidaire et non pas une société fragmentée à plusieurs vitesses. Si le grand défi des jeunes Marocains était l’indépendance dans les années 1940, la création et l’institution de la démocratie dans les années 1960, la génération future doit mettre l’accent sur le développement du Maroc». Il y a de grandes richesses auprès des jeunes! D’emblée, le professeur Ouahid Tolaymate, membre du CDRT, donne le ton. «L’égalité des chances est une condition sine qua non. La fraction la plus importante de la pyramide des âges au Maroc doit participer au processus du développement», tient à souligner ce militant des droits de l’Homme. Le Maroc, qui a souffert d’une gestion fondée sur l’irresponsabilité, abîmée par l’inégalité, amoindrie par la méfiance à l’égard de la politique, doit miser sur sa jeunesse. Si les jeunes sont absents au rendez-vous de septembre 2007, c’est parce que l’encadrement n’existe plus. Jadis, c’était un rôle que jouaient les maisons des jeunes et les partis politiques. «Et s’il n’est pas comblé, ce déficit entravera le développement du territoire», renchérit cet autre militant. Qui a dit que les jeunes d’aujourd’hui avaient peu de culture? Ceux qui ont participé à cette université d’été ont prouvé qu’ils avaient des idées qui peuvent transformer le Maroc d’aujourd’hui vers un Maroc nouveau, plus développé. «Nous avons besoin de tourner le dos à une politique défaitiste», appellent les jeunes. Dans tous les cas, ils ont montré lors des débats qu’ils avaient plus de volonté de réussir là où leurs pères et leurs grands-pères avaient échoué.De notre correspondante, Hanane HASSI

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