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Entreprise Internationale

Environnement : Rhône-Poulenc investit dans la dépollution des sols

Par L'Economiste | Edition N°:196 Le 21/09/1995 | Partager


Rhône-Poulenc vient de racheter une société française, ATE, spécialisée dans la dépollution des sols. Grâce à l'acquisition de cette PME (54 personnes et 28 millions de chiffre d'affaires en 1994) le chimiste entend faciliter son entrée sur ce marché et en devenir l'un des principaux acteurs.
Après qu'il soit entré récemment sur le marché du traitement des déchets industriels spéciaux, le groupe compte donc faire profiter les autres industriels de sa propre expérience. Pour avoir figuré pendant de longues années parmi les plus grands pollueurs de l'Hexagone, la firme française a été amenée à développer des techniques pour nettoyer ses propres sites.
En France, elle est en effet propriétaire de 22 des 669 premiers sites pollueurs recensés par les pouvoirs publics.
Fort de cette expérience, Rhône-Poulenc ne va pas se contenter de vendre des produits destinés à la dépollution mais de traiter lui-même les sites.
"En quelques années", il ambitionne de réaliser un chiffre d'affaires de "plusieurs centaines de millions de Francs".

Dans un premier temps, le groupe dit vouloir se limiter aux sites pollués soit par des produits pétroliers, soit par des goudrons de distillation de la houille (usines à gaz, cokeries par exemple).
Le quotidien français Les Echos explique que les traitements risquent d'être coûteux, car les sites visés sont essentiellement implantés en milieux urbains ou en périphérie des villes, où les terrains restent chers.
En attendant de dépolluer directement les sites en développant des technologies utilisant des micro-organismes vivants, ce qui devrait réduire le coût de la tonne de terre traitée, Rhône-Poulenc devra utiliser la méthode la plus employée. Celle-ci consiste à transporter la terre polluée pour être confinée en décharge ou incinérée. Cette méthode coûte cher, entre 1.500 et 6.000 Francs (1FF=1,71DH).

Hakima EL MARIKY

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