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    Entreprise Internationale

    Bull: Cession de gré à gré de 40% du capital

    Par L'Economiste | Edition N°:196 Le 21/09/1995 | Partager


    La première étape de la privatisation de Bull a démarré le 11 septembre avec la vente de gré à gré par l'Etat d'environ 40% du capital.
    Les actionnaires du constructeur informatique ont en effet entériné 3 jours auparavant l'ouverture du capital qui se traduit par un apport d'argent frais de plus d'un milliard de Francs (1FF=1,71DH). Comme déjà annoncé, France Télécom et Nec reçoivent 17% chacun. Pour recevoir près de 3,5% du capital chacun, les groupes japonais Dai Nippon Printing et singapourien IPC ont apporté 100 millions de Francs, à parité.
    Motorola a finalement pris 17% du capital du constructeur français contre le versement de 233 millions de Francs, alors qu'il devait initialement acquérir une participation de 10% avec la possibilité de la porter à 17% au bout de deux ans.
    Pour leur part, les salariés se verront proposer le 25 septembre environ 3,9% du capital sous forme d'actions à bons de souscription d'actions pour un montant global de 60 millions. Quant au public, actionnaire à hauteur de 0,6%, il pourra, en vue de maintenir sa part, souscrire à l'augmentation de capital à partir d'octobre prochain.

    A en croire le directeur financier du groupe, il ne s'agit pas d'une privatisation mais uniquement d'une ouverture de capital. "Il faut être "self standing" pour être privatisé et Bull ne l'est pas encore", explique-t-il. En d'autres termes, cela signifie que ses résultats ne sont pas encore suffisamment solides pour que lui soit accordée la confiance des banquiers, surtout en l'absence d'une garantie de l'Etat majoritaire.
    Au terme du premier semestre 1995, Bull a perdu 125 millions de Francs, contre 1,58 milliard l'année précédente. Tout en réduisant ses pertes, le groupe a dégagé un résultat d'exploitation positif, le premier depuis 1988. Celui-ci s'élève à 159 millions de Francs contre une perte de 433 millions au premier semestre 1994.
    Son chiffre d'affaires s'est en revanche inscrit en baisse de 1,4% pour atteindre 12,4 milliards, et ce en dépit d'une progression de 5,6% à parité courante au deuxième trimestre. Dans une interview accordée au Figaro Economie, M. Jean-Marie Descarpentries, le PDG de Bull, avait indiqué que "depuis plusieurs années le premier semestre est traditionnellement une période moins facile que le deuxième. Il ne représente que 44, 45 ou 46% du chiffre d'affaires annuel".

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