×L'Editorialjustice régions Dossiers Compétences & RH Société Brèves International Brèves internationales Courrier des Lecteurs LE CERCLE DES EXPERTS Documents Lois à polémiques Docs de L'Economiste prix-de-la-recherche Prix de L'Economiste Perspective 7,7 Milliards by SparkNews Earth Beats Solutions & Co Impact Journalism Day cop22Spécial Cop22 Communication Financière
eleconomiste

Economie

Energie: L'AMGE organise le premier symposium sur le développement de la cogénération

Par L'Economiste | Edition N°:61 Le 07/01/1993 | Partager

Le premier symposium sur la cogénération et la production autonome de l'électricité aura lieu les 26 et 27 Janvier. Il vise à définir la cogénération, présenter ses avantages en matière de sécurité de l'approvisionnement et d'autonomie. Les intervenants étrangers, notamment européens et américains, présenteront le développement de la cogénération dans leurs pays respectifs. Les expériences du Japon et des pays en voie de développement seront également exposées, "dans le but d'aider les pouvoirs publics marocains à prendre des décisions dans ce domaine", note M. Naïm Lahlou, Président de l'AMGE. En France, ajoute-t-il "le premier symposium est à l'origine du lancement de la cogénération". En effet, les différentes parties intéressées avaient lors de ce symposium pris des engagements officiels.

La cogénération suppose une coexistence des besoins en électricité et en vapeur. Au Maroc, il existe des unités de cogénération et donc plusieurs auto-producteurs d'électricité.

La cogénération est une technologie ancienne. Principalement utilisée dans les secteurs de la sidérurgie, de la chimie et de la papeterie, cette technologie a été très développée, puis a commencé à reculer au fur et à mesure que se constituait le réseau de production publique. A partir des années 80, elle s'est dirigée vers la petite station avec des puissances inférieures à 5MW, grâce à l'utilisation du gaz naturel et au développement des turbines à gaz.

M. Abdelmourhit Lahbabi du Projet GEM (Projet de la Gestion de l'Energie dans les Entreprises Marocaines), qui a collaboré à l'organisation de ce symposium, souligne que "les freins au développement de la cogénération sont nombreux". Pourtant le Maroc connaît des déficits en électricité. Ces déficits ont des effets au plan économique. Il suffirait d'illustrer ce propos par les cimenteries qui accusent des pertes de production de l'ordre de 20% à cause des délestages.

Il faudrait encourager certaines grandes entreprises à produire de L'électricité à côté de la vapeur comme une sorte de sous-produit. Le surplus pourrait être injecté dans le réseau de l'ONE. Mais ce schéma n'est pas si simple à mettre en pratique. Des freins d'ordre juridique, économique, voire psychique existent.

Le premier frein auquel ont eu à faire face les producteurs autonomes est le monopole de distribution. Souvent, le développement de ces systèmes de production privée de l'électricité ont abouti à un éclatement du monopole de distribution. Au Maroc, I'ONE a le monopole de la distribution de l'électricité. Si l'auto-production est permise, la distribution privée ne l'est pas. Donc frein d'ordre légal. Généralement, la solution de compromis consiste pour l'organisme public à racheter le surplus de production. Là aussi se pose le problème du prix de rachat. Une unité de production d'électricité nécessite des investissements lourds. Se pose alors le problème de la rentabilité économique du projet.

La cogénération suppose donc un gros consommateur. La rentabilité économique d'une unité de production étant particulière à chaque entité, plusieurs paramètres entrent en ligne de compte.

Au-delà de la situation géographique de l'entreprise intéressée, des considérations, comme la saisonnalité de la production, l'utilisation de la vapeur, la maîtrise des prix des kWh achetés au réseau, celle des combustibles énergétiques et leur évolution, sont des facteurs dont il faut tenir compte.

C'est par conséquent une grande décision qui pose également le problème du financement.

Lors du symposium, la notion de tiers investisseur sera exposée. C'est une notion qui a vu le jour dans les années 80. Elle a été lancée par des filiales de sociétés distributrices de combustibles (fuel, gaz, charbon). La société-mère et les filiales constituent une société qui finance l'unité de production d'électricité. Ce qui permet à l'industriel de trouver le financement pour la mise en place de l'unité qui va lui fournir tous ses besoins en électricité.

L'industriel rembourse la société créée dite de tiers investisseur par les économies d'énergie réalisées. En effet, l'industriel paie une facture moindre que celle réglée au distributeur institutionnel. Ceci lui permet d'amortir les investissements au bout de quelques années. A partir de 5 ans ou 10 ans, l'industriel devient propriétaire de l'unité de production. La durée de vie des équipements étant estimée à environ 25 ou 30 ans, la formule semble intéressante pour les deux parties. Actuellement, les sociétés de tiers investisseurs regroupent aussi bien des banquiers que des promoteurs...

M. Lahlou souligne "qu'il existe des projets très avancés au Maroc". Les secteurs intéressés seraient le textile, la chimie, la papeterie, le caoutchouc et l'agro-alimentaire en général.

N.H.

  • SUIVEZ-NOUS:

  1. CONTACT

    +212 522 95 36 00
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]
    [email protected]

    70, Bd Al Massira Khadra
    Casablanca, Maroc

  • Assabah
  • Atlantic Radio
  • Eco-Medias
  • Ecoprint
  • Esjc