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Emploi & Carrière
Faut-il encourager la délocalisation?

Par L'Economiste | Edition N°:1740 Le 05/04/2004 | Partager

. Elle aurait aidé à créer 90.000 emplois aux USA en 2003 . Les bénéfices engrangés pousseraient à la création de postes. La question est désormais dans le débat électoral américainLa délocalisation par les entreprises américaines d'une partie de leurs activités informatiques vers l'étranger a engendré une meilleure productivité et la création de quelque 90.000 emplois l'an dernier aux Etats-Unis. C'est ce qu'a indiqué une étude publiée la semaine dernière et réalisée par l'institut Global Insight. Celle-ci a été commandée par l'Association des technologies de l'information d'Amérique (ITAA). L'organisation professionnelle est connue pour lutter en faveur des délocalisations, une question désormais entrée dans le débat électoral américain. Ce sujet constitue en effet l'un des thèmes principaux du programme économique de John Kerry, candidat démocrate à la Maison Blanche. Ce dernier accuse le président américain George W. Bush d'avoir fait perdre des millions d'emplois aux Etats-Unis en encourageant les délocalisations. En employant à l'étranger une main-d'oeuvre beaucoup moins chère qu'aux Etats-Unis, les entreprises américaines ont amélioré leur productivité en 2003, assure l'étude. Ce qui leur a permis de générer des bénéfices, de se développer à la fois dans le pays et à l'étranger, et partant de créer des emplois supplémentaires. Des économistes contestent ce schéma en soulignant que les entreprises ont plutôt tendance à reverser les bénéfices supplémentaires aux actionnaires qu'à les réinvestir. Le gouverneur de la Réserve fédérale Ben Bernanke se range, lui, du côté des auteurs de l'étude. «Nous avons peu de preuves que le commerce en général, et les délocalisations en particulier sont une cause majeure des pertes nettes d'emplois». C'est plutôt la productivité et ses «gains stupéfiants» qui expliquent    aujourd'hui la faiblesse du marché de l'emploi, a déclaré Bernanke lors d'un discours à Durham (Caroline du Nord, sud-est). Pour lui, si la production continue d'augmenter, les embauches suivront sûrement. D'ailleurs, il prévoit une nette amélioration du marché de l'emploi d'ici la fin de l'année.


Un emploi délocalisé = deux emplois créés

L'étude réalisée par l'institut Global Insight a porté uniquement sur la délocalisation des activités informatiques des entreprises. Elle ne prend pas en compte les centres d'appels ni les emplois manufacturiers. Les auteurs de cette étude ont calculé que pour un emploi délocalisé, deux sont créés aux Etats-Unis. Depuis début 2003, note Global Insight, c'est environ 104.000 emplois qui ont été délocalisés. Les économies engendrées par ce mouvement devraient se traduire par la création de 317.000 emplois dans le pays de l'Oncle Sam en 2008. Les secteurs concernés: construction, éducation, santé et services financiers notamment.


Les ménages moins confiants à cause de l'emploi

L'indice de confiance des consommateurs américains a légèrement fléchi en mars, s'établissant à 88,3 points contre 88,5 en février. Les craintes concernant l'emploi continuent donc de peser sur le moral des ménages, a indiqué l'institut de conjoncture privé Conference Board. «Bien que les consommateurs aient jugé les conditions économiques meilleures en mars, ils ont également estimé qu'il y avait moins d'emplois disponibles», a déclaré la directrice des recherches sur les consommateurs au Conference Board. Le jugement sur le marché du travail s'est en effet relativement dégradé en mars puisque 30% des personnes interrogées estimaient «difficile» de trouver un emploi (28,9% en février), contre 14,7% jugeant l'offre d'emplois «abondante» (14,5% en février). Les conditions économiques se sont en revanche améliorées, puisque 20,7% des consommateurs les jugeaient «bonnes» en mars (19,3% en février) contre 23,3% les estimant «mauvaises» (virtuellement inchangé). Les ménages se sont montrés mitigés pour l'avenir: 15,7% s'attendaient à une augmentation des offres de travail et 17,3% sur une baisse.Malgré la reprise économique, les entreprises renâclent toujours à embaucher, ce qui explique les créations d'emplois décevantes de février (21.000 seulement). Les chiffres du chômage de mars devaient être publiés vendredi dernier. Ils n'étaient pas disponibles à l'heure où nous mettions sous presse. En tout cas, les analystes tablent sur 123.000 créations d'emplois en moyenne. (Avec AFP)

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